Francis CUYPERS

 

Belge, né le 28/10/1947, 2 années au RWDM (saisons 1974-1975), 1 match officiel (1 en D1).

Francis Cuypers s'affilia au Royal Daring Club de Molenbeek dès l'âge requis atteint, à l'aube de ses 11 ans. Tout de suite, il le sut, le poste de gardien de but lui conviendrait comme… un gant ! Il escalada avec le même entrain toutes les équipes d'âge avant d'être titularisé dès 1966 en tant que dernier rempart du Daring en division 1. Il y officia trois saisons avant que le Daring ne connaisse les affres de la relégation en D2 en juin 1969. L'ambitieux président du Daring, Jean-Baptiste L'Ecluse, transféra alors l'expérimenté Jean Nicolay (31 ans, 500 matches avec le Standard, mais poussé vers la sortie par l'avènement de Christian Piot), rejetant du même coup Francis Cuypers sur le banc des remplaçants. Cela ne dura heureusement qu'une seule saison, Francis reprenant par la suite son précieux dû ! Hélas, le Daring de Bruxelles continua à végéter en D2 jusqu'à la fin de sa vie solitaire, en 1973. Il devint alors urgent, afin de grandir, de marier les enfants : d'un côté une belle et riche héritière sans couronne ni château et de l'autre un jeune déshérité possédant toutes les infrastructures nécessaires ! En se liant, le Racing White de Woluwé et le Royal Daring Club de Molenbeek accouchèrent d'un bien beau bébé, le R.W.D.M. (Racing White Daring de Molenbeek). Dans la corbeille de ce mariage recomposé, on y retrouva pêle-mêle un magnifique stade fonctionnel, l'Oscar Bossaert de Molenbeek, une participation européenne du Racing White et deux noyaux complets de joueurs qu'il fallut dégrossir. Issu de D2, c'est bien évidemment le noyau du Daring qui fondit comme neige au soleil, mais le déjà routinier Francis Cuypers fut un des quelques rescapés Daringmen avec notamment les Lafont, Dumon et autre Garot.

Comme il le dit lui-même, Francis Cuypers vécut alors deux saisons fantastiques au RWDM avec le titre de champion 1975 en guise d'apothéose. Ils formaient véritablement une bande de joyeux garnements potaches en dehors du terrain, mais qui, lorsqu'ils montaient sur la pelouse, devenaient des lions affamés. Eternellement demeuré calfeutré dans l'imposante ombre de Nico De Bree, Francis Cuypers n'eut malheureusement l'occasion que de participer à un seul match officiel lors de ces deux premières saisons d'existence. Afin qu'il participe, lui aussi, à la fête, Nico De Bree et l'entraîneur Félix Week lui permirent de participer aux 11 dernières minutes de notre dernière rencontre de championnat, le 11 mai 1975 contre Beveren (1-0). Ce souvenir vivace restera éternellement gravé au fer rouge dans sa mémoire.

Toutefois, après avoir officié en tant que titulaire durant près d'une décennie, il est parfois dur de rester motivé en sachant qu'on ne jouera pas. C'est donc à contrecœur que Francis se décida à prendre son bâton de pèlerin et de chercher un nouvel employeur. C'est finalement chez le néo-promu du RC Malines que Francis Cuypers débarqua un peu par hasard. Comme il se plaît à le rappeler, les Malinois désiraient absolument un autre réserviste du RWDM, l'attaquant de pointe et international UEFA Jef Desmedt… et il fit partie du lot ! La concurrence y fut rude pour lui, car non seulement l'entraîneur Ernst Kunnecke ne le désirait pas vraiment, mais le club possédait déjà trois autres gardiens. A force de travail et de sueur à l'entraînement, Francis mérita la première place dans la hiérarchie, mais joua vraiment de malchance : en effet, à la veille du premier match de championnat, il se blessa gravement à la main et dut observer plus de 4 mois d'inactivité forcée. Finalement, il n'y prestera que quelques matches et ne les accompagnera pas en D2 l'année suivante.

A partir de 1977, Francis Cuypers continuera son tour de Bruxelles en prestant encore 10 saisons, équitablement réparties, comme titulaire au Racing Jet de Bruxelles et à la Royale Union St Gilloise où il connut moult titres et montées. En effet, entraîné par Colonval, le Racing Jet fêta la montée de D3 en D2 dès sa première saison avant de se stabiliser quatre saisons dans l'antichambre de l'élite. Même constatation quand il débarqua à l'Union en 1982, alors en Promotion… et qui, suite à deux montées, se situa en D2 en 1985, avant de redescendre en D3 en 1986 quand Francis remisa définitivement ses crampons, à près de 40 ans.

Francis reprit ensuite les rennes de la société familiale que son père avait fondée, une entreprise de néons et enseignes publicitaires lumineuses qui a pignon sur rue dans notre capitale. Il allait encore y œuvrer une vingtaine d'années avant de céder tout doucement le relais à son fils et à son neveu. Depuis sa pré-retraite, Francis et sa femme Christiane vivent désormais au littoral, mais ils ne ratent jamais une occasion pour revenir à Bruxelles superviser l'entreprise familiale.

 

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Maillot offert par Christiane & Francis Cuypers.