Guy LEONARD

 

Belge, né le 8/11/1946, 3 années au RWDM (saisons 1976-1978), 19 matches officiels (12 en D1, 3 en CB, 4 en CE).

 

Originaire de Sprimont dans la province de Liège, Guy Léonard débuta tout naturellement sa carrière entre les perches dans son village natal à l'âge de 11 ans. Très vite, il rejoignit le Standard de Liège où la concurrence ne pouvait être plus forte avec les Nicolay et Piot. Il s'embrigada alors avec le CS Verviers et prit son envol, devenant un des meilleurs portiers du royaume. Après quelques saisons éblouissantes en seconde division avec les Verviétois, ces derniers chutèrent en division 3 et le temps vint alors pour lui d'accéder à l'élite de notre football. Le KV Malinois en profita de suite et le transféra en 1971 afin de gravir encore les échelons dans la hiérarchie nationale. Il y accomplit 4 saisons pleines où il défendit ses buts avec brio, permettant à son club de s'accrocher dans le Top 5. Il se mit tant en évidence lors des saisons 1974 et 1975 que le sélectionneur national, un certain Raymond Goethals, le reprit à cinq reprises comme doublure de Christian Piot lors des éliminatoires du Championnat d'Europe de 1976 en Yougoslavie. Hélas, il n'affichera aucune cape parmi les Diables Rouges (encore Blancs à l'époque), se contentant d'être sur le banc des doublures. Noyé sous les éloges unanimes, Guy Léonard, alors classé en deuxième position dans la hiérarchie nationale des gardiens, attira tous les regards sur lui et attisa bien vite toutes les convoitises. Francis Cuypers ayant décidé de rallier le RC Malines afin de s'offrir du temps de jeu, c'est le RWDM, tout fraîchement auréolé de son seul titre de champion, qui enleva la palme et enrôla Guy Léonard afin de concurrencer l'imposant et indiscuté Nico De Bree dans les buts coalisés.

Hélas pour lui, Guy Léonard allait passer une bien triste première saison, en 1976. D'un caractère déjà réservé voire renfermé, Guy supporta bien mal la concurrence et la comparaison avec l'extraverti De Bree. Pourtant, tout commença idéalement pour lui, vu que ce fut bien lui qui défendit nos perches lors de la journée initiale de ce championnat, le 17 août 1975 contre Beringen (4-0). Hélas, notre batave reprit son dû dès le week-end suivant. L'heure définitive de Guy aurait pu sonner fin septembre quand Nico se blessa gravement au genou et dut subir une opération. Guy le remplaça tout naturellement, mais on ne reconnut plus l'ancien second gardien du royaume tant il ne presta jamais à sa vraie valeur. Il reprit donc place entre les perches le 1er octobre 1975 lors du match de Coupe d'Europe des Clubs Champions (devenu Champions League depuis) chez les Vikings de Stavanger. Il enchaîna avec 6 capes en championnat durant lesquelles on perdit tout espoir de reconduire notre titre, ne remportant que deux de ces joutes. Pis, il sombra littéralement lors des deux confrontations européennes suivantes contre les Yougoslaves d'Hajduk Split (7-2 sur les deux matches !). Dans ces conditions, dès qu'il fut remis sur pieds, Nico De Bree reçut directement la préséance et on ne revit plus Guy sur le terrain après le 16 novembre 1975 lors de cette saison. Dans le trente-sixième dessous, effondré moralement, le Sprimontois perdit alors le goût de l'entraînement et traîna son ennui durant le reste de la saison. Bien que son contrat était financièrement très intéressant, Guy tenta de quitter le RWDM en fin de saison 1976, préférant jouer que d'user ses fonds de culotte sur le banc des réservistes, mais le RWDM demanda un prix de transfert trop élevé, ce qui fit reculer définitivement le Club de Bruges.

C'est avec les pieds lourds que Guy Léonard rejoignit les premiers entraînements de la saison 1977, mais le courant allait très vite passer avec le nouvel entraîneur Hollandais Piet De Visser qui maniait également la langue de Molière. De Visser lui distilla des entraînements individuels et la forme revint comme par enchantement. De plus, Guy accueillit au club un autre Wallon avec qui il allait lier d'indéfectibles liens de camaraderie, Hubert Cordiez. Malgré tous ses bons sentiments, Guy ne put toutefois enrayer l'hégémonie de Nico De Bree qui continua à régner en maître dans les 16 mètres Molenbeekois : il prestera en effet pas moins de 44 des 46 joutes officielles, ne laissant que quelques miettes à ses concurrents. Si Guy Bogaerts ne reçut que 40 minutes sur toute la saison, Guy Léonard presta tout de même deux joutes complètes en fin de championnat, le 13 mars 1977 à Ostende (2-3) et le 2 avril contre le RFC Liégeois (4-2).

A l'aube de la saison 1978, Guy Léonard crut bien que son horizon s'était définitivement dégagé lorsqu'Anderlecht et le RWDM échangèrent leurs gardiens respectifs, Nico De Bree et Jan Ruiter. Guy Léonard presta bien les 3 premiers matches, à Boom, contre l'Antwerp et au RFC Liège, mais ce fut son chant du cygne, car ensuite Jan Ruiter s'imposa et dans les buts et dans le cœur des Bxl Boys. Guy presta son dernier match sous nos couleurs en remplaçant Ruiter à la mi-temps du match de Coupe de l'UEFA contre Aberdeen le 14 septembre 1977. Piet De Visser fut alors limogé et le nouvel entraîneur Alex Horvath ne le titularisa plus jamais. Il demeurera donc dans l'ombre durant les 9 derniers mois de son contrat.

Malgré sa classe et sa réputation, Guy Léonard ne s'acclimata finalement jamais lors des 3 saisons qu'il égrena au Stade Machtens et durant lesquelles il eut vraiment l'impression de perdre son temps. C'est donc tout naturellement qu'à 32 ans accomplis il se redirigea ensuite vers le CS Verviers qui avait chuté en Promotion D et au sein duquel il se retrouva comme un poisson dans l'eau. Parallèlement, il tiendra également durant une grosse vingtaine d'années un garage Opel dans sa ville natale de Sprimont avant d'émigrer vers les Etats-Unis où il réside dorénavant.

La généalogie usa de son droit le plus strict puisque son fils Philippe s'illustra footballistiquement au Standard, à Monaco et chez les Diables Rouges notamment.

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