Jean-Paul COLONVAL


Belge, né le 02/02/1940, 1 année au Daring Club de Bruxelles (saison 1967) et 2 années au Daring Club de Molenbeek (saisons 1970-1971), 85 matches (30 en D1, 43 en D2, 12 en CB), 43 buts (12 en D1, 22 en D2, 9 en CB).

Né le 2 février 1940, la plus tendre enfance du robuste Jean-Paul Colonval fut fortement influencée par la seconde guerre mondiale. En effet, caserné à Gossoncourt, non loin de Tirlemont où Jean-Paul vit le jour, son père opérait en tant qu'officier aviateur. Après la brève campagne des 18 jours, la famille Colonval se replia sur Trivières (à quelques encablures de La Louvière) dans le domaine familial du grand-père maternel. Hélas, la milice alpagua bien vite son père qui fut envoyé en camp de détention pour officiers alliés en Prusse où il demeura jusqu'à la libération en 1945. De retour au pays, il fut ensuite caserné à Bruxelles en 1946 et ils déménagèrent alors à Woluwé-St-Pierre, à un jet de caillou du terrain du White Star. Jean-Paul avait à peine 7 ans et son petit frère 3 mois lorsqu'hélas, le 2 juillet 1947, son père décéda dans le crash de son avion.

Le jeune Jean-Paul étudia au Collège St Michel où il se passionna très vite pour tous les jeux de balle : il pratiqua bien sûr sans retenue le football, mais aussi le tennis et le basket où sa taille et sa puissance firent merveille. Des recruteurs insistèrent bien vite pour qu'ils participent à quelques joutes entre joueurs "non équipés" (qui ne possédaient donc ni tenue adéquate même rapiécée à plusieurs reprises ni chaussures à crampons… en cuir) afin de mieux cerner son réel potentiel. C'est ainsi que Jean-Paul Colonval prit part à son premier match hors de son collège, sur le terrain de sable de la rue Kelle, et convainquit tout le monde : non seulement son équipe l'emporta sur le score sans appel de 11-3, mais il se chargea de 8 réalisations, pas moins ! Jean-Paul reçut donc son premier équipement en 1952, ce qui, à l'époque, représentait la conquête du St Graal pour un ketje de 12 ans. Mais les aspirations de sa mère étaient alors tout autre et elle voyait d'un mauvais œil que son fils pratiqua le football tout en risquant de mauvaises fréquentations… et dire que, quelques années plus tard, elle changea complètement d'avis, devint fan de ce sport et s'en alla à Anvers comme à Liège en train ou en tram pour suivre les prestations de son fils. Jean-Paul cacha donc son équipement de footballeur en herbe dans la cave familiale et se rendait en cachette aux entraînements. Bien entendu, sa mère découvrit bien vite le pot aux roses et il fut sommé de stopper cette activité jugée délictueuse. Entre-temps, Jean-Paul n'était pas passé inaperçu et avait eu le temps de prester deux matches d'équipe d'âge : un déplacement à Halle (victoire 0-6, avec 5 buts à son actif) et en lever de rideau du match du White Star (défaite 3-2, les 2 buts étant son apanage). Il poursuivit ensuite les 4 dernières années de son cursus au Collège St Stanislas de Mons où il pratiqua toujours le football lors des récréations.

Agé de 18 ans, c'est en spectateur que Jean-Paul Colonval assista à un match du White Star et vit évoluer en équipe A de jeunes joueurs qu'il surclassait il y a quelques années. Il se fit alors la promesse de lui aussi prester à cet échelon avant le mois de novembre 1958. Il s'adonna à un entraînement poussé après ces 6 années de " non écolage " qu'il avait perdu par rapport à ses anciens camarades, affina sa technique et perdit son pari d'un tout petit jour… vu que c'est pile le 1er novembre qu'il fit ses débuts en D2 avec le White Star. Il allait finalement prester 6 matches de cette saison 1959 avant de devenir un titulaire indiscutable lors des 4 saisons suivantes (le White se classant toujours tranquillement entre la 8ème et la 12ème position en D2). Il épaula alors un fantastique et légendaire joueur au White Star : Jean "Cabiche" Straetmans, celui qui, même sur une jambe après sa blessure au travail, en faisait voir de toutes les couleurs aux diverses défenses. Il fut d'ailleurs International A alors qu'il avait toujours évolué en D2. Anderlecht eut beau proposer 5 joueurs de son noyau A et leurs salaires respectifs durant 2 années, le White ne daigna jamais lâcher Cabiche à l'ennemi (ce que fit le Racing White quelques années plus tard avec Jean Dockx et le succès que l'on sait).

En 1963, le White Star fusionna alors avec le Racing de Bruxelles et porta donc le Racing White sur les fonds baptismaux. La saison 1964 de Jean-Paul ne fut pas de tout repos au sein du club coalisé puisque le président Michiels le prit assez vite en grippe. En effet, ce dernier avait embrigadé le Brésilien Lua sur lequel il misait beaucoup. L'entente entre l'individualiste Brésilien et le puncheur de Woluwé ne fut pas celle escomptée, et Jean-Paul ne disputa donc que 15 matches de championnat cette saison-là. Michiels, ne trouvant plus Colonval assez fort pour la D2, tenta de le caser au Crossing de Ganshoren, ce que Jean-Paul refusa poliment. Mieux, il reçut ensuite une offre du Royal Tilleur Football Club qui venait de remporter le titre en D2 et allait donc rallier la D1. Durant tout ce laps de temps, Jean-Paul officiait également au sein de la BBL (Banque Bruxelles Lambert, devenue aujourd'hui ING).

C'est ainsi qu'à 24 ans, Jean-Paul allait enfin découvrir la D1 après 6 années de D2, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il allait faire parler la poudre. Et pourtant, tout ne commença pas comme dans un compte de fées, puisque son entraîneur, Jo Pannaye, l'apostropha et l'injuria fréquemment afin de le faire évoluer dans un style plus physique. Souvent, lors de ses allers-retours journaliers entre Tilleur et Woluwé, il faillit tout plaquer, mais au contraire il mordit sur sa chique et prit son mal en patience. On comptait déjà 7 matches au compteur de ce championnat 1965 lorsque l'avant-centre titulaire de Tilleur se blessa. C'est ainsi que Jean-Paul connut son maiden-match en D1 puisque Jo Pannaye fit alors appel à lui pour le 8ème match à Diest où ils l'emportèrent 1-2 (devinez qui inscrivit les 2 buts même s'il n'avait, de son propre aveu, pas réalisé un grand match ?). Son collègue toujours blessé, Jean-Paul enchaîna avec le 9ème match qui le lança définitivement ; en effet, non seulement il prit à son compte les 4 buts de la victoire contre le Lierse (4-0), mais il avait impressionné dans tous les compartiments du jeu… et n'allait plus quitter l'équipe titulaire. Son année fut à ce point extraordinaire qu'il termina, malgré un débours de 7 matches non prestés, meilleur buteur de la D1 avec 25 buts, rompant ainsi la monotonie de l'hégémonie de Paul Van Himst. Jean-Paul Colonval détient d'ailleurs toujours à ce jour un record statistique : il demeure encore le seul meilleur buteur autochtone du championnat belge de D1 à ne pas avoir connu de sélection chez les Diables Blancs (désormais Rouges). Pire, malgré cette place au faîte de la hiérarchie des goals-getters, il ne trouva pas non plus grâce dans le Top 5 du Soulier d'Or de cette saison-là (décidément quand on ne joue pas dans les 3 grands clubs…). C'est ainsi que contre l'avis de tous les pronostiqueurs de mauvais augure, Tilleur se classa finalement en 4ème position de cette magnifique saison 1965. Il le dut en grande partie à la personnalité bien trop méconnue de son stratège, Jo Pannaye, qui fut un précurseur dans bien des domaines. C'est lui qui, afin de ne plus évoluer en "WM" et prendre des raclées contre les grosses écuries, inventa les postes de milieu défensif et de libéro, et pratiqua bien avant les Italiens le célèbre et hyper-défensif catenaccio (on parla d'ailleurs bien vite du célèbre "mur de Tilleur"). C'est également lui qui instaura en premier lieu les décrassages les lundis, lendemains de matches. Entre-temps, le stade de Tilleur (alors distant de moins de 500m de Sclessin) fut également le premier à se doter d'un éclairage nocturne. L'année 1966 s'annonçait sous d'excellents auspices, mais après un rappel effectué à l'armée et les fatigues en découlant, Jean-Paul s'occasionna une déchirure à la cuisse et en fut longuement perturbé. Malgré cela, il trouva à nouveau le chemin du but à 9 reprises, classa son équipe à une honorable 8ème place tout en disputant la demi-finale de la Coupe de Belgique.

Tilleur, ne rassemblant pas assez de spectateurs aux yeux de son président, se vit contraint de lâcher quelques-uns de ses diamants à l'aube de la saison 1967 (il allait d'ailleurs redescendre en D2 à l'issue de ce championnat). C'est ainsi que Marcel Fluche, président du Daring Club de Bruxelles, fit des pieds et des mains afin d'attirer Jean-Paul Colonval dans ses filets au sein du Stade Oscar Bossaert (qui deviendra plus tard le Stade Edmond Machtens). Ce dernier demanda, à juste titre, des garanties sportives au niveau de l'effectif et donc du maintien de joueurs tels que les Français Salem et Michelin. Marcel Fluche l'en assura et Jean-Paul s'affilia donc au Daring… avant de voir partir les deux Français susnommés ! Il découvrit et chapeauta alors un jeune Daringman pétri de classe qui arrivait en équipe A, un certain Edy De Bolle. Sous la houlette de Bill Elliot, Jean-Paul ne se contenta pas de scorer ses 12 buts, mais s'impliqua bien plus dans le jeu, s'appliquant au four et au moulin du Daring qui se classera finalement en 8ème position en D1. Jean-Paul reçut cette saison-là sa seule titularisation en Equipe Nationale B (une victoire 5-0 contre le Luxembourg, avec 2 réalisations) et, ensuite, malgré les compliments d'un certain Constant Vandenstock, ne vit plus jamais rien venir.

Mais cette aboutie saison 1967 allait attirer des regards ardents sur sa personne puisque le Standard de Liège du très pingre Roger Petit s'intéressa à lui et lui proposa un contrat de deux ans qui contenta toutes les parties. Il vécut deux superbes saisons dans le Chaudron de Sclessin qui, il est vrai, rassemblait des noms prestigieux comme les Nicolay, Piot, Thissen, Semmeling, Jeck, Dewalque, Pilot, Galic, Depireux, Kostedde, Beurlet, Henrotay et surtout Wilfried Van Moer que Jean-Paul considère toujours comme le meilleur joueur avec lequel il ait évolué durant sa carrière. En 1968, ils se classèrent 3ème en championnat, poussèrent le grand Milan AC au replay en 1/4 de finale de la Coupe d'Europe et furent éliminés en Coupe de Belgique par le… Daring dont le gardien, Francis Cuypers, accomplit le match parfait ! En 1969, ils remportèrent le titre suprême de Champion de Belgique, brisant le règne sans partage d'Anderlecht qui venait de remporter les 5 derniers titres, quelle fiesse à Litche ! Avec sa taille, sa puissance, son shot précis, son intelligence tactique et sa présence dans le trafic aérien, Jean-Paul fut très utile dans la conquête du titre. René Hauss appliquait alors déjà ce qu'on appelle actuellement le "turn-over" entre ses deux tandems d'attaque (Colonval et Galic d'un côté, Depireux et Kostedde de l'autre). Le jeune Kostedde montant alors en puissance, Jean-Paul sentit qu'il ne participerait plus qu'épisodiquement aux matches en 1970 et prit donc le parti de changer de club. Il aura finalement disputé pas moins de 47 rencontres officielles pour le Standard (41 en championnat, 3 en Coupe de Belgique et 3 en Coupe d'Europe) tout en trouvant 20 fois l'ouverture (19 en championnat et 1 en Coupe d'Europe, il déflora la marque en seizième de finale chez les Turcs d'Altay Izmir le 20 septembre 1967, score final 2-3).

Entre-temps, le Daring de Bruxelles avait changé d'appellation (il était devenu "de Molenbeek"), venait de chuter en D2 et accueillait un nouvel et ambitieux homme fort, Jean-Baptiste L'Ecluse. Afin de retrouver la D1 au plus vite, il transféra Vermeulen, Libon et le duo du Standard, Jean Nicolay et Jean-Paul Colonval, qui retrouvait ainsi son ancien club deux ans plus tard… et obtint même un meilleur contrat au Daring en D2 qu'au Standard en D1 (quand on vous disait que Roger Petit était légèrement radin). Jean-Paul put à nouveau être crédité d'une excellente saison puisqu'il devint le meilleur buteur de D2 en trouvant le chemin des filets à 19 reprises. Hélas pour lui (et pour nous), il se blessa au quadriceps au plus mauvais moment et ne fut pas assez rétabli pour le match crucial contre l'Antwerp que nous dominâmes de la tête et des épaules avant de prendre un malchanceux owngoal (0-1). De son propre avis, en pleine possession de ses moyens, il aurait pu planter trois roses ce jour-là, mais finalement nous terminâmes en troisième position et il ne nous manqua que 2 malheureux petits points sur l'Antwerp et Diest. Mais cette saison 1970 fut tout de même également celle de cette fameuse épopée en Coupe de Belgique. Après avoir éliminé Borgerhout, Eisden et le tenant du titre, le Lierse (2-1), ce fut l'ogre de St Guidon qui se dressa sur notre route. Les Daringmen (rappelons-le, sociétaires de D2) furent héroïques au Parc Astrid, non seulement ils poussèrent ceux-ci aux prolongations, mais ils l'emportèrent 0-1 grâce à un but du héros Libon à la 119ème minute. La demi-finale fut également épique puisque nos valeureux guerriers ramenèrent le partage (1-1, but de Jean-Paul) de Berchem, s'offrant donc un replay au Stade Oscar Bossaert où, devant plus de 17500 spectateurs, ils s'ouvrirent le chemin de la finale (1-0, but de Libon). Le Daring avait donc rendez-vous avec son histoire le 2 mai 1970 au Stade du Heysel devant plus de 57500 personnes (cette assistance demeurera la plus importante jamais enregistrée en Belgique jusqu'en 1988 et un certain Anderlecht-Bruges avec l'affrontement de deux stratèges, Ernst Happel et Raymond Goethals). Bien que le Club de Bruges possédait une équipe sur le papier imbattable pour nos sociétaires de D2 (Boone, Sanders, Bastijns, Vandendaele, Axelsson, Houwaert, Carteus, Thio, Lambert, Turesson et Rensenbrinck, excusez du peu), nous rêvions tous de ce sacre. Pour ce faire, notre direction eut l'idée saugrenue de transférer vite fait deux Allemands de Cologne, Hörnig et Ruhl. Toutefois, afin de les faire jouer, il fallait complètement revoir une machine bien huilée et surtout la faire passer d'un 4-4-2 prudent contre une grande équipe à un 4-2-4 complètement suicidaire contre le même style d'armada. Et, comme de bien entendu, ce fut une hécatombe : Turesson, Carteus et Lambert avaient déjà porté la marque à 3-0 quand Jean-Paul Colonval nous rendit espoir à la 73ème mais Carteus, Thio et Lambert enfoncèrent le clou, 6-1. Les autres héros de cette campagne avaient pour nom : Nicolay, Coclet, Maertens, Plas, De Bolle, Beelen, De Vlegelaer, Van Capellen, Libon, Allemeersch et Svahn. La saison 1971 fut de facture moyenne (10ème) et n'apporta toujours pas la montée au Daring malgré les renforts de Desaeyere et Horvath. Il découvrit aussi cette année-là un jeune ailier droit dynamique et rapide, originaire d'Ypres, et qu'il allait souvent croiser par après, Johan Vermeersch.

En juillet 1971, à 31 ans, Jean-Paul Colonval devint joueur-entraîneur du Racing Jet de Bruxelles où il passera 4 années de coaching fructueuses (avec notamment la montée de Promotion en D3B dès la première saison) avant de sauter le pas et devenir en juillet 1975 le plus jeune entraîneur de l'élite, au Sporting de Charleroi. Dans une très lourde ambiance, il y sauvera le club de la relégation avant d'être démis de ses fonctions an avril 1976. Ensuite, à 37 ans, il rechaussera même les crampons l'espace d'une demi-saison et 14 matches sous l'égide de Louis Pilot en D3. Il s'adonnera également beaucoup au tennis avant de remettre le couvert au Racing Jet de Bruxelles entre 1979 et 1982 où, tout en retrouvant le Daringman Francis Cuypers, il fêtera la montée en D2 en 1980 (son équipe demeura même invaincue à l'extérieur) et l'accession au Tour Final en 1981 (mais Tongres et Courtrai étaient trop forts). Ensuite, il effectua sa seule aventure hors de nos frontières et driva durant 5 mois (le temps d'une compétition) les Islandais du Vikingur Reykjavik, avec qui il partagea une aventure humaine hors du commun. En septembre 1984, le Racing Jet venait de monter en D1 et leur entraîneur Johan Vermeersch fut débarqué après 6 matches (ils ne possédaient alors que 2 points sur 12 et venaient d'encaisser un cinglant 2-9 contre Anderlecht). Et c'est encore et toujours Jean-Paul Colonval qui vola au secours de son Racing Jet dès la 7ème rencontre. Jean-Paul fêta son retour sous les boules de l'atonium avec une victoire sur Beveren, le champion en titre. Il faillit bien y réussir et sauver son club de la relégation, mais quelques décisions arbitrales douteuses et un noyau un peu trop limité (surtout en défense) ne lui permirent pas d'accomplir sa délicate mission.

Après 10 années de coaching (8 au Racing Jet en 3 périodes, 1 à Charleroi et 1 à Reykjavik), Jean-Paul Colonval décida alors de changer d'orientation, tout en demeurant dans le football. C'est ainsi qu'en 1986, il fut le premier à créer en Belgique une formation "sports-études" à l'Athenée Jules Bordet. Il récidivera même en 2002 en ouvrant une deuxième section foot-école au Collège Notre-Dame de Bonne-Espérance de Vellereille-les-Brayeux (près de Binche). Cette excellente idée permit ainsi à nombre de jeunes footballeurs en herbe de ne pas hypothéquer leur formation intellectuelle au profit d'une carrière de foot pro toujours très aléatoire. Le staff d'entraîneurs qu'il dirigeait comprenait de prestigieux noms comme les Paul Van Den Berg, Maurice Jamin, René Hidalgo, André Gorez, Dominique Michel, Herbert Rios et Michel Piersoul. Pas mal de joueurs de D1 ont pu profiter de cet enseignement comme par exemple les Bakalli, Camus, Camileri, De Meersman, Delwarte, Jonaitis, Marteaux, Rassart, Smeets, Vervalle, etc… Ce n'est qu'en septembre 2008, arrivé au bout d'un cycle (de 6 ans), qu'il passa le relais tout en gardant un œil attentif sur sa création.

Parallèlement à cela, Jean-Paul Colonval formera aussi avec André Rémy un duo de commentateurs aussi indissociable que captivant durant 16 longues années. Canal+ (renommé depuis BeTv) venait tout juste de décrocher le contrat des retransmissions en " live " en 1989 quand il pensa au duo Rémy-Colonval pour commenter son tout premier match : Liège contre les Islandais d'Akranès. Ce coup d'essai fut un coup de maître puisqu'ils ne quittèrent plus les grilles footeuses de la chaîne cryptée où leurs bonhommies confraternelles et leurs inépuisables sources de connaissances firent merveille. En mai 2005, après 375 matches commentés, Jean-Paul Colonval termina sa carrière de commentateur sur un Standard-Gand, car d'autres aventures l'attendaient déjà.

En effet, le mois suivant, il répondit positivement aux appels du président Leone du RAEC Mons et signa un contrat à durée indéterminée dans le bureau d'Alain Lommers. Il devint ainsi le directeur technique des Dragons qui venaient de chuter en D2 en juin 2005. Il allait stabiliser le club et lui apporter un professionnalisme bien trop disparate tout en effectuant les transferts adéquats et assurant le remontée dix mois plus tard via le titre de champion de D2. L'année suivante, les Dragons se classèrent même en 9ème position en D1 (avec 46 points), ce qui demeure toujours leur meilleure performance. Le climat Montois ne ressemblant pas à un long fleuve tranquille, Jean-Paul Colonval, en profond désaccord sur la politique menée par le club Hennuyer, préféra quitter ses fonctions à l'Albert pour raisons personnelles le 2 décembre 2007, après deux ans et demi de bons et loyaux services. A nouveau, le Triviérois ne se reposa pas bien longtemps sous ses lauriers puisqu'il devint la semaine suivante le conseiller privé du président du FC Brussels, Johan Vermeersch… poste qu'il occupe toujours en 2009 !

Toujours passionné et passionnant, cet homme de prestance à la voix aussi sûre que grave captive toujours autant et affiche une mémoire sans aucune faille. Dialoguer avec une telle source de connaissance s'apparente bien vite à un long monologue tant on a envie de s'abreuver de ses dires. Il convient de se pincer le bras car ce n'est pas possible : Monsieur Jean-Paul Colonval n'approche pas la septantaine tout de même ?!?

 

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