Marc TRIGAUX

 

Belge, né le 23/05/1963, 6 années au RWDM, saisons 1982-1986 et 1988, 121 matches (81 en D1, 30 en D2, 10 en CB), 5 buts (2 en D1, 2 en D2, 1 en CB).

 

Molenbeekois pur jus, le jeune Marc Trigaux s'affilia dès ses 7 ans dans son club favori, le RWDM. Il traversa toutes les catégories d'âge en prestant au sein de la meilleure équipe de ce formidable centre de formation et s'y avéra de suite un défenseur aussi coriace que déterminé. Très vite, Tom Frivaldski décela en Marc de la future graine de titulaire au sein de notre élite footeuse. Marc Trigaux suivit à merveille l'exemple de ses illustres aînés comme les Rudi Cossey, Patrick Thairet et autre Franky Vander Elst, et y trusta les honneurs avec ses collègues et amis Hans Mergan, Pol Demesmaeker, Olivier Beuckelaers, Yves De Greef, Albert Wouters et Rudi Andries notamment.

Parallèlement à son statut de footballeur, Marc Trigaux mit un point d'honneur à également persévérer dans ses études à l'Ecole Normale Charles Buls en y décrochant son diplôme d'enseignant en éducation physique, de quoi assurer son avenir " post-footeux ".

Marc délaissa les Juniors UEFA en juin 1981 afin de rallier l'équipe réserve avec laquelle il ne prestera finalement que 6 mois avant de rejoindre l'équipe A, alors drivée par Cor Brom. Il eut ensuite l'honneur de goûter à ses premières capes en fin de saison 1982 alors qu'il ne comptait pas encore dix-neuf printemps à son compteur. Il participa ainsi à 4 des 5 dernières joutes du championnat. Il fêta sa première apparition en D1 le 11 avril 1982 lors d'un déplacement au Stade des Eperons d'Or de Courtrai (défaite 2-1) où il doubla Buyle à la 75ème minute. Dans les 15 jours suivants, il prit partiellement part aux joutes contre Lokeren et au Lierse avant d'accomplir son premier match complet au Machtens le 1er mai contre Beringen (1-1) en remplacement du suspendu Dirk Devriese.

Très vite, sa hargne défensive alliée à ses fréquentes velléités offensives devinrent sa marque de fabrique et en firent un incontournable au sein de notre team. Combien d'assists donnera-t-il suite à ses déboulés rageurs précurseurs d'un centre millimétré ? Le nouvel entraîneur Jean Dockx (avec qui le courant passera à merveille) ne s'y trompa nullement et le sélectionna dès l'entame du championnat 1983 au milieu des Cossey, Desaeyere, De Wolf et autre Gollièrre. Ce match inaugural assorti d'une belle victoire (2-1) contre les Brugeois du Club demeure toujours un excellent et vivace souvenir pour ce ténébreux carnassier qui en imposa de suite face aux meilleurs avants du royaume. Lors de ce mois d'août 1982 (le 29 pour être précis), Marc y alla même de son petit but en trente-deuxième de finale de la Coupe de Belgique contre l'Olympic (victoire 3-0) lorsqu'il déflora la marque à la 70ème minute. Après avoir presté 15 des 21 premières joutes, Marc se blessa malheureusement au genou (et ça ne sera pas la dernière fois) et dut laisser sa place à Yves De Greef pour la suite de la compétition. La saison 1984 allait s'avérer d'un tout autre tonneau sous l'égide de l'entraîneur Johan Vermeersch et les jeunes ne purent résister jusqu'au bout à l'immense pression pesant sur leurs épaules, chutant finalement (et imméritoirement) en division 2 pour un pauvre malheureux petit point de débours. Marc Trigaux partagea également ce chemin de croix puisqu'il presta tout d'abord 24 matches avant d'à nouveau louper une kyrielle de rencontres à cause de son genou récalcitrant, le rendant aussi amer que déçu de ne pouvoir aider ses copains dans la dernière ligne droite de la compétition.

La saison 1985, qui allait nous offrir titre et remontée en D1, demeure pour tous les Bxl Boys une des saisons les plus agréables et accomplies auxquelles nous eûmes l'honneur d'assister. Marc Trigaux y réussit d'ailleurs un grand chelem en prestant les 30 rencontres de la saison (tout comme les Van Mierlo, Demesmaeker, Bouwmeester et Deleu). Mieux, il ne loupa finalement que les 35 dernières minutes de l'avant-dernier match à l'Union pour permettre à Mergan de participer à la fête. Cerise sur le gâteau, Marc trouva également le chemin des filets adverses à deux reprises : le 10 mars 1985 contre Harelbeke (il égalise 1-1 à la 14ème, score final 2-2) et la semaine suivante, le 16 mars, à Winterslag (il égalise à nouveau 1-1 à la 16ème, score final 2-4). Mais le ver était dans le fruit… en effet, jamais au grand jamais le courant ne passa entre le joueur-entraîneur Philippe Garot et le jeune Marc Trigaux (qui fut très loin d'être le seul dans le cas d'ailleurs). Cette situation empira même en début de saison 1986, tant et si bien que Marc décida alors de nous quitter à la fin de cette saison et lia des contacts fructueux avec les ambitieux Francs Borains, qui militaient alors en D3. Marc ne participa pas aux 5 premières rencontres et ne disputa ensuite que des bribes de matches durant tout le premier tour. Sa situation allait changer diamétralement lorsque Garot fut limogé et remplacé par le formateur Tom Frivaldski qui lui redonna son statut de titulaire pour les 14 dernières joutes.

En juillet 1986, Marc Trigaux s'embrigada donc aux Francs Borains et en devint un titulaire indiscutable jusqu'à ce que l'entraîneur en place fut défenestré au profit d'un certain… Philippe Garot, ce qui ne combla pas d'aise un Marc Trigaux dépité. A la fin de cette saison 1987, ce fut le retour de l'enfant prodigue au bercail puisque Marc Trigaux, après une année de disette, fit son come back au RWDM pour une sixième et dernière saison dans le noyau A. Sous la paire Van Himst-Vandendaele, Marc participa à 19 nouvelles rencontres de D1. Finalement son dernier match officiel sous notre vareuse se déroula le 25 avril 1988 contre le Club de Bruges (défaite 0-2) lorsqu'il céda sa place à Wawa pour les 34 dernières minutes.

Le RWDM se trouvait alors déjà empêtré depuis bien longtemps dans une disette pécuniaire qui l'empêchait de rémunérer ses joueurs à hauteur de la concurrence. Estimant avoir suffisamment fait le tour du propriétaire, Marc Trigaux décida alors de radicalement changer d'air : contacté par le club Français du Canet, situé en Languedoc-Roussillon près de Perpignan (à ne pas confondre avec Le Cannet, sis à la Côte d'Azur), il émigra en Méditerranée dans le Golfe du Lion. Il milita donc dès juillet 1988 au sein de l'équivalent de notre D3 dans le club ambitieux du Canet que le maire UDF Jacques Coupet (en poste depuis 1971) soutenait à grand renfort d'importants subsides. Hélas, en 1989, lors des élections suivantes, le maire sortant fut déchu de ses responsabilités civiles au profit de l'UMP Arlette Franco qui, elle, ne jurait que par la natation et délaissa donc son club de foot qui périclita tout doucettement, incitant Marc à prendre sa retraite sportive après 3 saisons au soleil Pyrénéen. Notez que la désormais députée-maire Arlette Franco est toujours en poste deux décennies plus tard et qu'elle ne s'était pas trompée en créant le club " Canet 66 Natation " dont les figures les plus marquantes resteront l'entraîneur Philippe Lucas et son ex-protégée Laure Manaudou.

Le désormais Canétois Marc Trigaux ne tarda nullement à réussir pleinement sa reconversion puisqu'il officie depuis lors comme professeur d'éducation physique au Collège d'Espira. Bien installé depuis deux décennies dans cette idyllique région, Marc ne revient plus au pays qu'occasionnellement, mais il garde toujours les mêmes verve et passion lorsqu'il parle de sa vie antérieure qui se résume sous ces quatre lettres magiques : RWDM !

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Maillot offert par Marc Trigaux.