Michaël CORDIER

 

Belge, né le 27/03/1984, 1 année au FC Brussels, saison 2007, 15 matches (15 en D1).

 

Né à Lobbes le 27 mars 1984, Michaël passera toute sa jeunesse dans la banlieue carolorégienne. Dès ses 6 ans, il s'affilie au club local du RUSC Anderlues où il demeurera jusqu'en 1999, lorsqu'il effectuera à 15 ans le grand saut vers le club phare de sa région, le Royal Charleroi Sporting Club. Il progressera durant 5 longues années au Mambourg avant de s'entendre dire qu'il n'était sans doute pas prêt pour la D1 parce que trop souvent blessé… quelle erreur de discernement chez les Carolos !

Il prit donc la direction en juin 2004 du Tivoli de La Louvière, tout heureux de pouvoir subtiliser un tel joyau à leur concurrent hennuyer ! Sans cesse conseillé par l'excellent entraîneur des gardiens Michel Piersoul (un deuxième père doublé d'un grand perfectionniste), Mika put calquer sa progression sur celle de son "grand frère", Silvio Proto, avec qui les similitudes stylistiques ou physiques (notamment cette fameuse petite crête) sauteraient aux yeux des moins érudits ! En avril 2005, il signe déjà sa première titularisation en D1 lors du célèbre match des " Louveteaux " d'Albert Cartier face à l'impressionnant Club de Bruges. Il doublera encore Proto deux fois cette saison avant que celui-ci ne rejoigne le Parc Astrid.

Les dirigeants Louviérois prirent alors le judicieux pari d'attribuer leur entière confiance en tant que titulaire à Mika Cordier pour la saison 2006, alors qu'il n'affichait encore que 3 capes au plus haut niveau et 21 ans au compteur ! Il dut faire l'impasse sur le premier match de la saison au Parc Astrid à cause de manquements administratifs, mais presta ensuite 30 matches de D1 sans coup férir. Très élégant, explosif, vif, rapide, technique, volontaire, n'ayant peur de rien, muni d'un lointain dégagement et d'une détente de félin, possédant d'excellents réflexes sur sa ligne, il se distinguera également bien vite comme un spécialiste des penalties arrêtés. Canardé de toutes parts lors de cette apocalyptique saison Louviéroise, Mika Cordier tira magnifiquement son épingle du jeu, retardant minute après minute, joute après joute, l'inéluctable ! Mika continua aussi sa progression au niveau international vu qu'il devint également international espoir, scène sur laquelle il brilla également de mille feux !

Le club Louviérois failli et rétrogradé en D3, Mika Cordier devint très logiquement l'objet de tous les désirs et convoitises des recruteurs de Division 1. Filipo Gaone tenta bien évidemment de le fourguer au plus offrant afin de récupérer un max de billes, mais Mika s'était construit une ligne de carrière et préféra, contre vents et marées, moins bien gagner sa vie tout en bénéficiant d'un temps de jeu optimal afin d'encore progresser. Johan Vermeersch se mit bien vite d'accord avec Mika et son manager Thierry Hastray sur un contrat de 4 ans, mais tarda très longuement avant d'entériner l'affaire, espérant toujours profiter d'un transfert gratuit suite aux déboires pécuniaires des Loups. C'est ainsi que le Standard et Gand se démenèrent tant et plus afin d'accueillir en leur écrin ce magnifique diamant prêt à reluire sur toutes les pelouses du royaume. Mais, pour Mika, une parole est une parole et a valeur de contrat dûment signé devant notaire : il ne renia jamais sa parole et attendit patiemment sans paniquer la fin de cette mauvaise pièce de théâtre entre deux hommes forts. Dans ce monde pourri, vicié et gangrené par tous ces vautours en costume cravate, il est tellement rare de pouvoir côtoyer une belle colombe blanche que, rien que pour cela, Monsieur Cordier, vous méritez notre respect éternel !

C'est donc auréolé d'une bien belle et méritée réputation que Mika Cordier rejoignit le FC Brussels en juillet 2006 afin de doubler un Patrick Nys qui avait annoncé, pour la troisième année consécutive, ne rester que pour aider le nouveau titulaire et dépanner au cas où… ! Patje Nys gardant logiquement la vareuse frappée du numéro 1, Mika opta alors pour un 27 hautement symbolique, jour de son anniversaire, mais aussi celui de son père !

Tout naturellement, il entama la saison entre nos perches pour la plus grande joie de tous lors du premier match, le 29 juillet 2006 contre Mons. Il allait prester les 6 premières joutes avant de devoir céder sa place sur blessure à Patje Nys lors d'un déplacement à Sclessin le 17 septembre. Poussé par Conçeicao dans son rectangle, non seulement on ne siffla pas la faute, mais elle précipita notre défaite (alors qu'il avait à nouveau stoppé un penalty) ainsi que sa mise à l'écart temporaire. Retapé physiquement, il réintégra tout naturellement son poste lors d'un périlleux déplacement à Gand lors de la 10ème rencontre. Lors de cette joute, il fut tout simplement héroïque, empêchant une casquette avant que Julien Gorius ne nous offre la parité dans les derniers instants de la rencontre. Il allait à nouveau prester 6 joutes sans coup férir dont un déplacement au Freethiel où il loupa certes quelque peu une sortie mais ne fut en aucun cas aidé par sa défense, loin de là ! Lors de cette partie, on put même constater à quel point le fait de posséder un gardien avec une telle relance pouvait s'avérer un réel danger pour nos adversaires : en effet, que ce soit en semi-volley du droit ou en drop du gauche (hé oui, ce gardien a bel et bien deux pieds !), sa frappe atteint quasi toujours l'entrée du grand rectangle adverse !

Et là, soudainement, juste avant le 16ème match, le derby at home, la bombe éclata : l'entraîneur Albert Cartier reconduisit le good old Patje Nys dans les buts ! Bien entendu et comme toujours, les bruits les plus divers se faufilèrent dans les travées du stade Machtens : Mika ne supporterait pas la pression, les vieux brisquards de l'équipe auraient fomenté en catimini une minuterie contre lui, l'entraîneur afficherait plus de confiance vis-à-vis de l'expérimenté Nys, etc… Bien sûr, ce sujet ne manqua pas non plus de diviser les supporters : les anciens Bxl Boys du RWDM soutinrent Mika tandis que les néo-néerlandophones du FC Brussels prirent fait et cause pour Patje ! Bien entendu, les prestations de Patje furent elles aussi décortiquées par ses détracteurs : " Mika n'aurait jamais encaissé la bicyclette de Tchité car il est bien plus prompt ", " vous avez vu les sorties de Nys contre Gand et à Genk qui nous coûtent un paquet de buts ", " chacun de ses trop courts dégagements qui ne passent pas le milieu de terrain provoque une occasion chez l'adversaire " et " il est lent et met toujours deux secondes avant d'arriver à se détendre "… etc…

Mika Cordier accusa le coup bien plus fort qu'on ne le pensa et, malheureusement, tarda quelque peu à se remettre à 200% dans le coup afin de montrer à son entraîneur qu'il s'était fourvoyé. Ensuite, il comprit qu'il ressortirait finalement grandi de cette première grosse épreuve professionnelle à traverser. Il remit l'ouvrage sur le métier, mais Albert Cartier décida de ne plus rien changer tant que notre sauvetage ne serait pas mathématiquement acquis… donc Mika ne reçut plus sa chance que lors des 3 dernières rencontres à Charleroi, à Anderlecht et contre Genk, vous parlez d'un cadeau !

Heureusement, durant tout ce laps de temps, il put compter sur la plénitude de la confiance de Michel Piersoul, mais aussi de son autre entraîneur, Jean-François De Sart, qui le sélectionna encore et toujours pour les matches qualificatifs du championnat d'Europe Espoirs… il s'y révéla à nouveau infranchissable, même sur penalty bien sûr ! A la veille du tournoi qualificatif pour les JO de Pékin, Mika perdit hélas son pote de chambrée, Steve Colpaert, sur blessure et se rendit donc aux Pays-Bas en tant que seul Bruxellois ! Il allait également observer du banc les prestations de Logan Bailly, titulaire à Genk mais coupable sur un but Hollandais et Serbe. Eliminé seulement en demi-finale, nos Diablotins se qualifièrent donc méritoirement pour les JO, prochain objectif sportif de Mika.

La saison 2008 commença hélas sur le même refrain : Patje allait juste aider (il eut même droit à sa standing ovation en remplaçant Mika lors de l'ultime minute du dernier match de la saison précédente… quel show pour rien !) et on transféra Olivier Werner comme second gardien… mais l'histoire repassa inlassablement les plats : Mika devra encore patienter et seule une blessure de Patje (ce que personne ne lui souhaite) semble pouvoir lui rendre son dû ! Beaucoup se demandèrent également à l'aube de cette nouvelle saison ce qu'on pouvait bien gagner dans cette situation bizarroïde, quel était le véritable but de la manœuvre, que s'est-il donc passé qu'on ignore encore… on voudrait casser un joueur qu'on ne s'y prendrait pas autrement !? Quand on constate la façon peu élégante dont notre direction traite fréquemment certains des siens, on comprend bien plus aisément la réticence qu'affichent certains autres joueurs à nous rejoindre !!!

Allez, courage et patience, Mika, tu n'as sûrement rien perdu de toutes tes énormes qualités, tu es notre avenir… et il sera riant !

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