Richard CULEK


Tchèque, né le 01/04/1974, 4 années au FC Brussels, saisons 2004-2007, 131 matches (94 en D1, 32 en D2, 5 en CB), 28 buts (17 en D1, 11 en D2).

 

Véritable poisson d'avril de l'année 1974 pour ses parents, Richard Culek (prononcez Tchoulèk) hérita tout logiquement du prénom… de son père. Originaire de Liberec, une ville composée de 120.000 âmes et située à 100 kilomètres au Nord de Prague et à moins de 50 kms des frontières allemandes et polonaises, Richard s'affilia très naturellement dès ses 7 ans au Slovan Liberec (en 1982). Il fut incorporé en 1992 dans le noyau A dès ses 17 ans, alors en D2. Dès sa première saison, il y fêta le titre de champion et la montée en D1. Pour sa première saison en D1 Tchèque, il presta pas moins de 24 matches, les agrémentant de 2 réalisations. Il s'affilia alors au Svarc Benesov durant la saison 1995. Il fut alors régulièrement appelé en équipes représentatives des jeunes ou espoirs à cette époque, mais n'honorera malheureusement jamais une cape A, la concurrence s'avérant rude parmi une génération de très haute qualité !

En juillet 1995, il rejoignit alors le club est-allemand de Chemnitzer en D2 (l'ennemi local attitré du Dynamo de Dresde) où il gravit un nouvel échelon. Toujours soucieux de garder son cocon familial avec Monica intact, il opta donc, pour leur première expérience hors de leurs frontières, pour un club à peine distant de 200 bornes de Liberec et du reste de leurs deux familles. A 21 ans, il y côtoya malheureusement le nationalisme et le racisme à outrance. Sportivement parlant, il y devint le complément idéal, le porteur d'eau attitré d'un jeune espoir allemand, un certain Michael Ballack. C'est grâce à cette magnifique complicité que Ballack put se mettre en valeur et monnayer son talent intrinsèque avec un beau transfert à Kaiserslautern (bien avant de rejoindre le Bayern de Munich ou Chelsea, et de devenir capitaine de la Mannschaft). Richard allait y prester deux saisons bien pleines avant d'hélas se blesser grièvement au genou… alors que Munich 1860 lui offrait un très lucratif contrat et que la Bundesliga lui tendait les bras ! Au lieu de cela, il se retrouva 9 mois sans emploi en Tchéquie avec 100 euros pour vivre chaque mois. Comble de malheur, sa charmante femme, Monica, perdit au même moment leur premier enfant. Grâce à son incomparable force de caractère, Richard remonta la pente et se lia alors pour la saison 1999 avec son club de toujours, le Slovan Liberec, avec lequel il presta 16 rencontres de championnat (et 1 but). Replacé sous le feu des projecteurs, il signa alors pour la saison 2000 avec les Bohemians de Prague. Il y accomplit à nouveau 25 matches en D1 (avec 1 but) et apprit beaucoup de son entraîneur-adjoint, la gloire nationale Panenka. Bien retapé aussi bien physiquement que psychologiquement, la famille Culek reboucla une nouvelle fois ses valises, direction l'aventure.

C'est en Campine, terre de pinèdes et d'espaces verts qui lui rappelle très souvent sa contrée natale, que Richard élut domicile avec Monica, à Lommel plus précisément où son manager Gaston Peeters l'avait renseigné. Il allait y vivre près de 3 saisons heureuses sous la coupe de son entraîneur fétiche, Harm Van Veldhoven. Preuve de son désir d'intégration, il s'inscrivit directement à des cours de néerlandais, langue qu'il maîtrisera bientôt, en plus du Tchèque, du Slovaque et de l'Allemand. Dès sa première saison (en 2001), il fêta son deuxième titre de D2 (après celui de Liberec) en ramenant Lommel parmi l'élite footballistique belge (coïncidence, c'est notre bon vieux RWDM qui cette saison-là accompagnera Lommel en D1 en remportant le tour final !). La même année, ils accédèrent même à la finale de la Coupe de Belgique où ils ne furent stoppés que par Westerlo (1-0) après s'être défaits de Genk en demi-finale ! Il formait alors avec Wim Mennes une charnière quasi aussi immuable que celle composée auparavant avec Ballack, mais aussi celle qu'il composera plus tard avec Alan Haydock. De juin 2001 à mars 2003, il prestera finalement 52 matches de D1 belge auxquels il ajoutera 8 buts. Cette saison 2003 fut vraiment la plus pénible de son aventure internationale avec la faillite définitive du SK Lommel. Il signa alors en mars 2003 avec Westerlo où finalement il ne participera qu'à un seul match en 3 mois, contre Genk. En effet, le deal avec Westerlo capota à cause d'exigences disproportionnées de son manager de l'époque.

Harm Van Veldhoven n'avait pas oublié son métronome de l'entrejeu lors de sa période Lommeloise. Dès mai 2003, Harm contacta Richard en vue d'un transfert au FC Brussels où il officiait désormais comme entraîneur. Afin de trouver un accord portant sur 2 saisons avec Johan Vermeersch, Richard n'hésita pas un seul instant à se séparer de son très encombrant manager. Cependant, afin de ne pas à nouveau déraciner sa petite famille, il choisit de demeurer résidant à Lommel, s'astreignant tous les jours entre 3 et 5 heures de route (suivant les célèbres bouchons sur le ring bruxellois) pour se rendre aux entraînements ! En effet, le petit Jakub (" Kuba ") était venu agrandir la famille, y possédait tous ses amis tout en y accomplissant sa scolarité. Fan de Peter Cech, le très calme Kuba Culek est actuellement… gardien de but en préminimes !

Toujours souriant et disponible, affublé d'une gentillesse naturelle innée, Richard devint bien vite la coqueluche des supporters, le cœur et le poumon de l'équipe. Sans cesse au four et au moulin, son jusqu'auboutisme, son caractère de battant et sa rage de vaincre me firent très vite l'affubler du surnom de " Richard Cœur-de-Lion " dans mes reviews. Combien de fois ne fut-il pas pris en exemple par ses pairs et même par notre président ? Il incarne l'archétype même du médian défensif moderne qui va au duel, aime jouer au ballon et porter le danger devant. Non content de réduire à néant les velléités offensives adverses, il trouve également très facilement le chemin des filets. Ne s'avouant jamais battu et mouillant toujours son maillot sans retenue, il incarne à coup sûr LE joueur de cette première demi-décennie de notre histoire !

Sa saison 2004 fut exemplaire avec son 3ème titre de champion de D2 à la clé. Ils formaient une bande de copains solidaires et l'apothéose fut grandiose. Richard aurait pris part à tous les matches s'il n'avait pas récolté 6 cartons jaunes qui l'amputèrent de 2 rencontres. Il participa donc à 32 joutes de championnat et aux 3 de Coupe de Belgique. Non content d'assurer seul le poste de médian défensif, il trouva l'ouverture à 11 reprises, seulement dépassé dans ce classement spécifique par nos deux targets Tankary et Dekelver, bien loin devant les Kinet et autre Thijs. Il trouva très vite ses marques, vu qu'il fut le tout premier buteur du club en compétition officielle (lors du premier match, le 13 août 2003 à Tirlemont dès la 4ème minute), mais c'est également lui qui inscrivit notre dernier but de la saison (lors du 34ème et dernier match au Sporting West). Harm Van Veldhoven nous quitta contre toute attente, mais Richard rempila quand même (à notre plus grand bonheur) pour deux saisons supplémentaires ! Cette saison le combla également sur le plan privé vu qu'au soir d'un excellent et décisif match nul à Ostende (2-2), Monica lui offrit un deuxième fils, Ondra… qui sera autant dynamique et turbulent que Kuba n'était calme et discret !

C'est donc en 2005 que Richard réapparut sur les pelouses de notre élite. L'ambiance amicale dans notre groupe avait laissé sa place à un esprit bien plus professionnel et autoritaire sous la houlette d'Emilio Ferrera, ce qui lézarda par moments le noyau dur de notre team. Emilio demanda même à Richard de se rapprocher de Bruxelles afin de ne pas trop perdre d'influx lors de ses trajets… mais Richard ne céda pas et ses prestations ne s'en affectèrent jamais, au grand jamais. Que du contraire, vu qu'il presta à nouveau pas moins de 32 rencontres de championnat cette saison-là tout en devenant notre meilleur buteur avec 10 réalisations (14ème buteur de D1 pour un médian défensif, SVP !), bien loin devant Igor De Camargo et ses 5 buts. Non content de trouver l'ouverture au Standard (lors de notre 1ère victoire officielle en D1), à Mons, au Lierse, au CS Bruges, contre Beveren et contre Mouscron, il inscrivit pas moins de quatre buts importantissimes lors de la dernière ligne droite de la compétition, qui nous permirent de prolonger notre bail en D1 (à Charleroi, contre le GBA, Mons et le CS Bruges). Comme il se plait lui-même à le signaler, s'il a pu si souvent perforer les filets adverses, il le dut en grande partie à la présence à ses côtés d'un deuxième demi-défensif en la personne d'Alan Haydock.

Le début de sa saison 2006 avec notre nouvel entraîneur Albert Cartier fut légèrement plus chaotique… Non seulement, il ne maîtrisait (et ne maîtrise d'ailleurs toujours pas) le français et devait donc compter sur l'entraîneur-adjoint Patrick Wachel pour les traductions, mais la concurrence devint plus rude avec l'arrivée d'Espartero. Ils se retrouvèrent donc à 3 pour 2 places et Richard semblait devenir tout doucettement l'élément excédentaire alors qu'il sortait d'une saison fantastique ! Au lieu de se lamenter sur son sort, en véritable professionnel, Richard remit les bouchées triples à l'entraînement et regagna sa place sans coup férir. Il prit même ses responsabilités devant le groupe lors de " l'affaire Espartero " : c'est lui qui se chargea de lui déclarer tout haut et sans gants ce que tous pensaient tout bas, qu'il ne se donnait pas assez ni aux entraînements ni en match ! Professionnel jusqu'au bout des ongles, Richard profite toujours de ses vacances (en Slovaquie ou en Turquie) pour rester fit and well et être prêt à tout moment pour rechausser ses crampons. C'est ainsi qu'il n'hésite pas lors de la trêve des confiseurs à enfiler ses skis et s'astreindre des sorties de plus de 50 kms… on comprend mieux alors pourquoi lors de l'hiver il s'entraîne en short et tee-shirt alors que tous ses partenaires sont calfeutrés sous leurs trainings ou autres parkas ! Idem en été où il se farcit de longues et ardues séances de canyoning ! Pas étonnant dès lors qu'il presta finalement 33 des 34 matches de cette année, seuls ses 5 cartons jaunes l'empêchant de réaliser le grand chelem. Laissant à Igor De Camargo le soin de conclure les actions, Richard trouva tout de même encore 5 fois le chemin du but adverse contre Charleroi, le CS Bruges, Beveren, à La Louvière ainsi que, comme à son habitude, lors du dernier match de championnat à St Trond (le seul but du match en ce 5 mai 2006).

Courtisé lors du mercato estival par d'autres sociétaires de l'élite ainsi que par le KVSK United (ex-Lommel), Richard décida à nouveau de se relier avec son club belge de cœur pour les saisons 2007 et 2008. Professionnel à 200 %, il n'admettra jamais que les autres ne le soient pas… c'est ainsi qu'il pesta tant et plus quand il apprit que pour la seconde saison d'affilée, le club avait négligé l'aspect administratif en omettant de réaffilier dans les temps leur contingent étranger. Il loupa donc à contrecœur le premier match de la saison 2007 contre Mons mais réclama (à raison) sa prime de victoire (qu'il reçut) vu qu'il n'était en rien responsable de sa non-sélection. Malgré ce contretemps administratif et le fait qu'il fut souvent cherché par les arbitres qui le créditèrent de pas moins de 8 cartons jaunes, il participa tout de même à 29 joutes de championnat, s'avérant à nouveau la voie de la sagesse, le relais indispensable de l'entraîneur auprès de tous nos jeunes joueurs en manque de planche ! Ne pouvant plus compter sur la présence du malchanceux Alan Haydock, Richard Culek ne scora qu'à 2 reprises cette saison, mais ces deux buts furent primordiaux et rapportèrent de bien précieux points (à Gand et contre le Lierse).

Bien installé dans le premier pays de la bière, Richard se plait aussi à rappeler que le mot " pils " vient de la ville de Plzen (où est d'ailleurs brassée la Pilsner Urquell considérée comme la meilleure pils au monde), mais ça ne l'empêche pas d'apprécier les Kriek Landemans ou Mort Subite… mais surtout pas la Belle-Vue !!!

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