Thierry DE JAEGER

 

Belge, né le 9/12/1969, 7 années au RWDM (saisons 1988-1994), 37 matches officiels (31 en D1, 3 en D2 et 3 en CB), 1 but (1 en D1).


Dès sa plus tendre enfance, Thierry De Jaeger eut la bougeotte et l'envie de voyager. Né à Laeken, il n'y demeurera pas longtemps, déménageant fréquemment entre les différentes communes Bruxelloises avant d'émigrer à Louvain-la-Neuve. A 16 ans, il fit son retour à Molenbeek et y emménagea seul dès l'âge de 18 ans.

Thierry s'affilia au RWDM dès ses 7 ans accomplis au sein de la catégorie Préminimes. Il allait traverser avec faste toutes les catégories d'âge du club Molenbeekois en prestant au libéro, son poste de prédilection. Son écolage fut des plus sérieux puisqu'il eut notamment comme entraîneur les Freddy Luyckx, Johan Boskamp et Alain Cneudt. Thierry fit ses classes en compagnie des Johan Walem, Philippe Houx, Sébastien De Meersman, Christian Schaekels et Pascal Hofman. Ses qualités intrinsèques sautèrent également aux yeux de nos sélectionneurs nationaux puisque Thierry fut sélectionné en équipe nationale dans moult catégories, des cadets aux juniors en passant même par la sélection militaire. S'il fut bien élu meilleur joueur Belge lors du réputé tournoi international pour scolaires du RWDM, l'âme bohême de Thierry De Jaeger se souvient bien plus volontiers des voyages qu'il a effectués avec les jeunes pousses Molenbeekoises, que ce soit en France ou en Hollande, mais aussi au Danemark et surtout au Qatar à deux reprises. De même, il se régala aussi lors d'un tournoi en Irlande ou de matches en Islande et en Pologne avec l'équipe nationale, et se souvient toujours avec tendresse de ses escapades à l'étranger dans le camion de son père. Pour le jeune footballeur en herbe qu'il était, il lui semblait tout à fait logique de tôt ou tard aboutir en équipe première, ce n'était finalement que la normalité. Toutefois, Thierry avoue qu'on ne préparait pas assez la majorité des jeunes footballeurs à tomber du jour au lendemain dans ce monde peuplé d'adultes, à franchir le périlleux cap où le hobby devient vite un job. S'il fut toujours fit and well aux niveaux technique, tactique et physique, on ne lui inculqua pas assez, comme à nombre de ses petits camarades, l'aspect psychologique du métier. Doté d'une trop gentille mentalité et d'un caractère nullement carriériste, le football professionnel le déçut bien souvent de par sa mentalité castratrice.

En juillet 1987, âgé de 17 ans, il intégra le noyau A que drivait alors le duo Van Himst et Vandendaele. Grâce à Piet Van Damme, il dénicha un job à mi-temps chez Diadora qu'il combina avec les entraînements de l'après-midi. Finalement, il officiera durant 8 longues années chez Diadora avec juste un break d'une année pour accomplir ses obligations militaires. Il allait cueillir la récompense de son labeur le 4 avril 1988 lorsqu'il fut titularisé pour le court déplacement du RWDM au Racing Jet (victoire 0-3). L'entraîneur l'aligna au poste de milieu droit où il effectua les 65 premières minutes avant de très logiquement souffrir de crampes et de sortir complètement vidé. Ce sera du reste son seul match de la saison 1988 car il écopa ensuite d'un méchant hématome lors d'un tournoi, ce qui galvauda sa fin de championnat. La saison 1989 vit le remplacement de Vandendaele par Hugo Broos. Lors de cette calamiteuse année qui nous vit descendre en D2 pour un petit point à la suite d'un scénario hitchcockien au Club de Bruges, Thierry De Jaeger ne rentra que deux fois au jeu au Lierse et contre Courtrai. S'il avait bien évolué au libéro durant toutes les catégories d'âge, on se borna ensuite à ne l'utiliser qu'au back ou au milieu droit, arguant qu'il manquait de taille pour ce poste au plus haut niveau (mais Baresi n'était pas un géant non plus, non ?). Thierry fut également catalogué comme rebelle par la direction car il refusa de signer un contrat que lui proposait le duo Mabille Philips. Il estimait alors à juste titre que dix mille francs belges plus les primes ne permettaient nullement de remplir son frigo chaque mois.

La saison 1990 fut une splendide campagne à l'issue de laquelle les Coalisés remportèrent le titre de D2, retrouvant pas là-même le faîte de la hiérarchie. Thierry, lui, ne presta finalement qu'une dizaine de minutes réparties sur trois joutes (à Boom, contre Lommel et Berchem) lors du premier tour de compétition. Thierry explique ce phénomène par la " fraîcheur " du poste d'Hugo Broos. En effet, pour sa première saison en tant qu'entraîneur, le néophyte Broos chuta en D2, se dût donc de remonter au plus vite et se rassura en donnant sa confiance aux joueurs les plus expérimentés, ce qui rendit ses contacts relativement difficiles avec la jeune herbe qui poussait au Machtens.

En 1991, Thierry participa à 12 joutes de D1 dont 2 matches entiers, les 10 octobre 1990 (victoire 4-3 contre le CS Bruges) et 12 janvier 1991 (nul 0-0 au Sporting de Charleroi). C'est également durant ce laps de temps qu'il inscrivit son unique but en D1, le 23 septembre 1990 contre Genk ; il remplaça Patje Thairet à la 68ème minute avant d'asseoir notre victoire dix minutes plus tard (2-0). En 1992, Thierry entama la saison sous les chapeaux de roue puisque Freddy Smets lui fit confiance dès le 5ème match. Il allait prester 13 matches de suite dont 9 comme titulaire lors du premier tour de la compétition, avant de perdre pied et ne plus prendre part qu'à 2 rencontres du second tour. Refusant de se plier aux contrats minimalistes, Thierry rongea son frein au sein du noyau B en 1993. Il dépanna encore une fois notre team le 16 octobre 1993 lors d'un match à Liège (1-0) où il remplaça Gunter Jacob à la 80ème minute. Ces dix dernières minutes furent finalement les dernières qu'il presta sous notre vareuse.

En janvier 1994, il rallia Lembeek en D3 où il put enfin officier au libéro. Hélas pour lui, Lembeek descendit en Promotion. Thierry De Jaeger fut sur le point alors de rallier Tubize mais aucun accord financier ne put être trouvé. Finalement, c'est au sein de la Cité du Gille que Thierry s'affilia, à la RUS Binchoise, sous l'impulsion de Bobby Hosker. Thierry évolua une saison et quelques mois en Promotion, mais, n'étant plus payé, il démissionna à la suite du limogeage d'Hosker et demeura sans club le reste de la saison 1996. Ensuite, il demanda et obtint son C4 chez Diadora, et en profita pour assouvir sa passion et voyager tant et plus. Après quelques petits jobs aussi diversifiés qu'alimentaires, Thierry s'engagea à la Communauté Française où, depuis plus de dix ans, il travaille au sein de la direction générale de l'aide à la jeunesse et de la subvention des différents établissements régis par ladite communauté.

En 1997, il se mit d'accord avec le club de Lombeek-Liedekerke où officiait déjà le petit Polleke Demeesmaeker, mais il quitta l'équipe en plein milieu d'un stage à Tongerlo sur un coup de tête qui lui ressemble tant, humain ! En effet, les joueurs ne purent partager leurs repas avec leurs épouses bien qu'il demeura des places à leur table, tandis que les dirigeants du club, eux, accueillaient bien leurs chères et tendres à la même desserte. Cette injustice lui fit dire qu'il ne s'y plairait nullement et il prit ses jambes à son cou. Il fut bien convoqué ensuite par la direction Lombeekoise qui lui infligea une amende qu'il n'accepta pas, préférant claquer définitivement la porte. Il retrouva ensuite un peu de tranquillité au Scup de Jette en Provinciale 1 durant 3 saisons où il eut comme entraîneur un certain Thierry Cabeke. Le cocasse de cette histoire est qu'entretemps, Thierry De Jaeger s'occupait de l'entraînement des Diablotins et Préminimes au RWDM (ce qu'il fit jusqu'à l'arrivée de De Prins au pouvoir) où il distilla ses précieux conseils aux Cédric Baes et autres Anthony et Geoffrey Cabeke, les fils jumeaux de… Thierry Cabeke. Très intéressé par le blé qui lève, Thierry créa également une ASBL stages de foot et fut également coordinateur des jeunes au White Star. Ce touche-à-tout créa même un foot café en brabant flamand. Il s'offrit une dernière pige en 2001 au Bon Air qui évoluait en Provinciale 2C, mais il ne termina pas la saison avec l'entraîneur Marcel Kestemont.

Cet éternel avide de découvertes et d'expériences nouvelles sera toujours assimilé à un extra-terrestre dans le monde très sérieux du foot. Imaginez-vous que quand il sort de son job à la Communauté Française, il se rend aux cours du soir depuis déjà 6 ans. Il a ainsi mené à bien 4 ans d'ébénisterie et 2 ans de restauration de meubles. Installé depuis quelques années à Froidchapelle, le Brusseleir qu'il était jusqu'au fond des ongles se découvre une âme bucolique de propriétaire terrien et se ressource bien volontiers dans les bois avoisinants et si vivifiants ! Ne serait-il pas tout simplement en train de se stabiliser ?

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Maillot offert par Thierry De Jaeger.