FC BRUSSELS - R MOUSCRON PERUWELZ

0 - 0

(1) Me 22/08/2012 / FC BRUSSELS - R MOUSCRON-PERUWELZ 0-0.

Coqu, El Banouhi, Heris, Kawaya, Essikal, Aalhoul (69' Karagianis), Tunani, Bonnes (78' Doudouh), G.Cabeke, Siani, Nahimana.

CJ : Heris, Aalhoul. / Arbitre : Brinckman. / Assistance : 600. / Classement : 10è.

El Banouhi à la relance

 

 

 

Achraf Essikal

 

 

 

 

Quel dommage ce péno, Capi !

 

 

 

 

Olivier Bonnes en puissance

 

 

 

 

"Je n'ai lamais aimé que toi tu sais !" "C'est ça, moi non plus !"

 

 

 

 

Impressionnant Lance Kawaya

 

 

 

 

Le taureau Nahimana va au combat

 

 

 

 

Kevin Tunani ratisse

 

 

 

 

Sébastien Siani en veut

 

 

 

 

Olivier Bonnes

Journée très footeuse ce jour puisqu'à 17h départ vers Wemmel (ah les célèbres travaux et bouchons du ring, même au mois d'août) et le match FC Bleid Molenbeek-Diegem pour participer à l'avant-match et la première mi-temps (dont je ne vous parlerai pas vu que Zizou en fait une review), et ensuite direction le Temple pour FC Brussels-Mouscron LOSC B Péruwelz.
Je dois bien avouer qu'avant de me rendre à ce premier match officiel de la saison à domicile du FC Brussels, je me demandais vraiment combien de potes je pourrais bien retrouver, tant ils furent nombreux en fin d'année passée à dire vouloir jeter le gant après les deux plus calamiteuses saisons jamais vécues au Temple ces 117 dernières années (ben oui, le Daring fut fondé en 1895, et nos aïeux et nous-mêmes ne connûmes jamais pire !) ? La première tendance me frappa bien vite comme un uppercut au Nouveau Daring où les hebdomadaires du patron étaient plus nombreux que les supporters footeux. J'appréhendai donc très logiquement l'arrivée au stade dans ce magnifique Bloc A de la Tribune 1 RWDM et dut donc me résoudre à me mettre du baume au cœur en descendant quelques liquides jaunes houblonnés. A l'approche du stade, j'entendis retentir des chants continus et puissants comme à la plus belle époque et me mis donc à rêver que notre tribune serait bien remplie ! Hé bien, ces chants venaient en fait du côté visiteur (qui prit la moitié de l'assistance totale évaluée à 600 âmes à son compte) et notre célèbre bloc A ne recela hélas aucune surprise avec à peine une bonne cinquantaine d'âmes en peine aux têtes aussi interrogatives que dubitatives et au regard tant hagard qu'étonné (on regardait tous avec stupeur autour de nous pour voir qui était là… et qui ne l'était plus) : ce fut le désert de Gobi (avant bientôt celui du Sahara ?) ! On se serait cru à la Butte de Waterloo le lendemain de la célèbre défaite napoléonienne sauf qu'ici, même les cadavres avaient disparu ! Quelle épuration (pas ethnique cette fois) en une décennie, et pas que dans la tribune du kop !
Deux jours après son effet d'annonce (mais peu de gens donnent encore l'impression de croire en ses aussi fallacieuses que fréquentes promesses) et sa sortie de mutisme (3 mois sans l'entendre, on n'est pas habitués), le capitaine Johan Caron (révisez votre mythologie pour ceux qui n'en comprendraient pas l'essence) restera donc encore et toujours le commandant en chef de la Galère Brussels Concordia. Bien calfeutré dans son luxueux bureau avec ses œillères et ses non moins glorieuses certitudes, il sirote calmement son pack frais de Stella, Maes et Jupiler (hé oui, toujours citer 3 marques) sans oublier de temps à autres de descendre se mêler à la populace pour vociférer quelques barbarismes (ou solécismes, suivant son humeur du jour) à ses galériens enchaînés (et souvent impayés) à qui il reprochera sûrement de ne pas ramer en cadence… mais se rend-il seulement compte qu'il a dirigé notre paquebot Costa vers les eaux sombres et lancinantes de l'Achéron, le fleuve dont aucun club comptant la bagatelle de 4 millions de dettes (chiffre de presse, mais est-ce possible ?) et plus de 30 affaires latentes en justice n'est jamais revenu… à moins que le souffle du renouveau incarné par Monsieur Bruno " Eole " Vandenwijngaert ne gonfle fièrement les voiles pour lui permettre de remonter à contre-courant (BV sera-t-il notre saumon capable d'affronter les chutes d'eaux, les barrages et les intempéries) ? Alors que JV nous promettait il y a 10 ans le Top5 et la Coupe d'Europe bon an mal an, il est tombé tellement bas qu'il doit même s'acharner à envoyer des missiles vers la pauvre petite chaloupe (certes drivée à la Evi Van Acker) de Michel De Wolf, " le petit Wallon que je vais remettre à sa place " (sic) ? Ego ou peur ? L'avenir (sombre ou radieux, de l'un ou de l'autre) nous l'apprendra, même si un melting-pot des forces semble bel et bien la seule planche de salut à long terme (ensemble on sera plus forts) ! En tous cas, en " admirant " la ferveur de l'assistance dans les travées, ce club (même si j'espère tellement me tromper) me parut bel et bien en soins palliatifs, en état de mort cérébrale irréversible, seuls quelques fragiles et poreux tuyaux le maintenant artificiellement en vie, une existence sans aucune passion ni envie ! Par contre, au niveau organigramme, reconnaissons-le, on dirait enfin qu'on scinde les pouvoirs (sortirait-on petit à petit du totalitarisme ?), qu'on se professionnalise quelque peu sur papier, que des gens sont à nouveau prêts à re-croire au projet et que, si tout s'imbrique bien, ça pourrait redémarrer… mais il faudra vite faire ses preuves et redonner envie aux supporters déçus sans quoi ça ne servirait royalement à rien du tout ! Un organigramme de 35 personnes, c'est franchement du jamais vu sous l'égide de l'Empereur, gageons qu'il n'en dégoûte pas trop vite, car ils sont tellement (un wagon de déportation ne pourrait suffire) à avoir déjà pris la poudre d'escampette lors des neuf précédentes années. Si les fans sont déçus, c'est qu'en fait ils s'attendaient à tellement plus vu le sensationnalisme annoncé à cor et à cri de cette conférence de presse : des investisseurs qataris ou autres qui allaient combler le gouffre, un manager sportif style D'Onofrio (Luciano bien sûr, pas son frère Dominique hein), la création d'une académie élitiste pour les jeunes financée par Duchâtelet, un partenariat avec le Barça, etc… Espérons tout de même qu'il s'agisse enfin d'un pas de côté de la part de notre omnipotent et omniprésent président qui, pour la première fois de sa vie, laisserait enfin ses collègues travailler sans mors ni bride… et, qui sait, annonciateur très prochainement d'un départ à la retraite. Car, ne nous leurrons nullement, si les supporters ne veulent plus se rendre au stade, ce n'est nullement dû aux résultats de l'équipe ni à ses composantes ni à ses hyper-sympas bénévoles, mais bel et bien exclusivement à un seul et unique personnage dont ils furent complètement gavés de promesses non tenues et de déclarations irrespectueuses en tous genres (il pourrait, reconnaissons-le, être un excellent pourvoyeur de bêtisiers internationaux tant il manie avec dextérité toutes les caricatures possibles et inimaginables).
L'interdiction de transferts enfin levée (certains s'en réjouirent hilares, mais n'est-ce pas finalement la moindre des choses après tout ?), on pouvait çà et là, par moments, apercevoir un léger entrefilet de lumière tamisée annonciatrice de bout du tunnel… Si, quand cette équipe sera au complet, tout le secteur défensif (gardiens, défenseurs et milieux) semble pouvoir tenir la dragée haute cette saison, il manque tout de même encore un pourvoyeur de caviar (style " Houri ") et deux attaquants perfor(m)ants (du style Lionel Cox qui, lui au moins, met à chaque fois dans la cible) ! Mais qui serait finalement sur le terrain ce soir : nos valeureux jeunes de Lede, tous nos hyper-récents transferts ou un mix des deux ? Finalement, 5 de nos 8 récents transferts étaient bel et bien au rendez-vous, manquaient juste Nicaise, Tonini et Dia qui devraient l'être aussi dans la huitaine. Et, chose assez rare en championnat pour ne pas être soulignée, la moitié des joueurs apposés sur la feuille de match sont des jeunes issus de notre académie (le travail finit toujours par payer !).
Une énième affaire toute Molenbeekoise attendait les quelques supporters (8 en attente devant ce guichet précis) qui voulurent prendre un ticket pour le Bloc A… il n'y avait pas (ou plus) de ticket imprimé pour ce bloc !!! Le préposé dut donc aller vite en imprimer au secrétariat en catastrophe et ces derniers purent rejoindre les travées à 20h08… tout en ratant 3 grosses occasions dans un match qui démarra à du 100 à l'heure ! Visiblement, notre T1 Noureddine Zaiour est un coach à gros penchant offensif, ce qui réjouira à coup sûr le public Molenbeekois, exécrant toujours autant la passivité frileuse. Nos joueurs entamèrent donc la rencontre à bras-le-corps, allèrent au charbon, se battirent comme des morts de faim et monopolisèrent le cuir devant des Mouscronnois qui devaient s'attendre à une toute autre réception, style tapis rouge déroulé sans doute ! Lors de cette première mi-temps, Stéphane Coqu (qui deviendra à coup sûr très très vite la… coqueluche des Bxl Boys, facile j'en conviens !) nous sauva par trois fois au prix de réflexes et parades qui me font dire qu'on n'a peut-être jamais eu un gardien de cette qualité au Brussels. Soufiane accomplit un très bon et sobre boulot tandis que notre charnière centrale Heris-Kawaya fut pantagruélique d'intransigeance et gargantuesque de sûreté (" elle a tout d'une grande "), quel magnifique duo bien complémentaire ! Le duo défensif du milieu composé des Francophones Bonnes (qui jouait ce jour contre plein de ses potes du LOSC B saison 2011-2012) et Tunani laissa entrevoir de très belles possibilités et s'ils ne sont pas encore actuellement au niveau de notre dernière charnière Savi-Mendy, je demeure persuadé que, dès qu'ils auront acquis quelques automatismes ensemble, ils nous épateront et feront oublier ces derniers ! Aalhoul et Siani apportèrent la touche technique de l'entrejeu, tentant de s'infiltrer, d'accélérer le jeu et de lancer le taureau Nahimana esseulé sur le flanc de l'attaque. Seul bémol hier soir, le flanc gauche Essikal-Cabeke ne sembla pas trouver ses marques, mais rappelons tout de même que Geoffrey revenait de blessure, n'évoluait pas à sa meilleure position et qu'ils n'eurent pas encore l'occasion de prester ensemble (donc les automatismes viendront assez vite et, si ça ne colle pas, pourquoi ne pas intervertir leurs deux postes ?). Le kop Mouscronnois ne fut jamais sans voix, décochant chant sur chant et mettant seul l'ambiance dans notre grand stade parsemé. C'est bien simple, on n'entendit qu'eux ! Leur immuable répertoire me rappelle toujours celui des clubs du nord de la France d'il y a une quinzaine d'années, kitsch et rétro, vintage à souhait. Leurs vocalises ne trouvèrent aucun écho chez nous avant la 29ème lorsque leurs " on est chez nous ", " on n'entend pas chanter les Bruxellois " et " et ils sont où les Bruxellois ? " sortirent quelques instants une dizaine de Bxl Boys de leur torpeur (sans doute le temps de quelque peu digérer l'effarement du premier ressenti en pénétrant dans notre tribune), mais très sporadiquement. Durant toute cette première mi-temps, même si ce ne furent jamais que de petites décisions sans conséquence, je me pris à me demander si Monsieur Brinckman ne devait pas avoir dans son arbre généalogique quelques bisaïeux Hurlus ! Bonne nouvelle pour ceux qui s'endormaient fréquemment au stade les années précédentes, ils ne devraient plus y arriver facilement cette saison : non seulement l'équipe a l'air de bien tenir la route mais on nota aussi l'appariation de tous nouveaux panneaux publicitaires LED derrière les buts qui nous éblouissent en permanence et nous effrayent même lors de chaque changement d'annonceurs ! Cocasse également de constater qu'en tribune d'honneur notre président était entouré de Messieurs Moureaux (bourgmestre) et Ikazban (échevin des sports), ses meilleurs amis-ennemis, désireux de lui marquer leur soutien inconditionnel dans la guerre intestine qui secoue tout le petit monde footeux Molenbeekois… que Dieu me préserve de ne jamais faire de politique, je ne serais sûrement pas capable de nager en eaux aussi visqueuses en racontant tout et son contraire le même jour avec le même entrain !
La physionomie de la seconde mi-temps fut tout autre : des Mouscronnois plus physiques nous maintinrent dans notre camp sans pour autant se créer une malle d'occasions puisque notre Coqu n'eut que deux situations chaudes à éclaircir avec célérité et maîtrise. Mieux, nos contre-attaques mettaient souvent leurs grands défenseurs (dont celui qui a une frappe de mule dopée à l'EPO) à mal et ce qui devait arriver arriva : Pichot toucha la balle de la main dans son rectangle à la 63ème et on obtint un pénalty indiscutable. Notre capitaine s'empara de suite du cuir et leur gardien vint le toiser à même les 16,5 mètres. Est-ce là qu'il perdit son duel ? Toujours est-il que Sébastien Siani le botta dans le coin inférieur à la gauche du gardien qui avait choisi le bon côté et annihila cette occasion de nous placer aux commandes ! Doudouh et Karagianis vinrent ensuite apporter un peu de fraîcheur à notre équipe qui commençait à perdre le combat physique. On se dirigeait tranquillement vers un nul blanc quand, à 3 minutes du terme, sur un coup-franc lointain (et qui aurait dû être anodin) des 35 mètres, Siani nous mit bouches bées en nous gratifiant à nouveau d'un missile terre-air qui frappa la transversale avec violence avant de rebondir hélas devant la ligne. On se créa encore une ultime occasion à l'entrée des arrêts de jeu lorsqu'en pivotant Nahimana frappa juste à côté du piquet. C'en était fini : 0-0 avec un sentiment très mitigé, le supplice du verre à moitié plein ou à moitié vide ! Certes, notre équipe fut valeureuse et nous réservera à coup sûr de bonnes surprises cette saison, on est très éloigné de l'oiseau pour le chat que nous prédisaient les journaux (surtout si la bonne ambiance perdure et qu'aucun élément extra-sportif ne vient perturber ce groupe, suivez mon regard !). Toutefois, on a sans doute galvaudé 2 importants points (pas de chance, l'an passé on avait transformé nos 7 pénos accordés) qui auraient galvanisé le moral des joueurs et l'ambiance fut vraiment plus que confidentielle (comme disait Eric : " on se croirait à un match amical de fin de saison à 300kms de nos bases "). Gageons tout de même que si les résultats suivent, quelques-uns pourraient revenir au compte-goutte… même si ce sera à contrecœur.
Mu par cet état d'esprit versatile, je n'eus même pas le cœur de repasser par le Nouveau Daring et regagnai de suite la Zobmobile pour rejoindre mes très agréables pénates… et vous pondre cette petite bafouille tout en me délectant les tympans de " The Hunter " de Mastodon!


PS : Si quelqu'un est intéressé par la confection de temps à autre (ou même plus souvent) d'une review sur le FC Brussels, qu'il me le fasse savoir car je ne pourrai pas toutes les assurer. Liberté de parole quasi assurée (sauf insultes et attaques directes entre supporters) qui n'engage que vous ;-)

(Texte de Zob et Photos de Jan Missotten)

Jonathan Heris infranchissable

 

 

 

 

Nahimana dans son style si particulier

 

 

 

 

Le Doc Louis Kinnen soigne Olivier Bonnes

 

 

 

 

Sébastien Siani et Stéphane Coqu

 

 

 

 

Abdelmajid Doudouh

 

 

 

 

Le roc Lance Kawaya

 

 

 

 

Redouan Aalhoul contrôle

 

 

 

 

El Banouhi devant Siani

 

 

 

 

 

Aalhoul distribue