RFC HUY - FC BLEID MOLENBEEK

1 - 0

(3) Me 29/08/2012 / RFC HUY - FC BLEID MOLENBEEK 1-0.

Hatefi, El Boubsi, Haïdara, Triantafillidis, Del Molino, Mununga, Alageyik, Seddoh (59' Bellia), Shamavu, Mourchid (75' Janssens), Eke-Akanga (46' Yalic).

CJ : Seddoh, Haidara. / Arbitre : Baltieri. / Assistance : 300.

45' Gomez (pen) (1-0).

On s'encourage au début du match

 

Shamavu et Triantafillidis

 

Carte jaune pour Seddoh

 

Gros combat physique entre Haïdara et Njock

 

Le nouveau venu Alageyik

 

Del Molino dépité

 

Hatefi remercie le public

 

Idem pour Haïdara et Bellia

 

Alageyik

Quel choix sportif cornélien pour ce mercredi, lendemain historique d'un jour à marquer d'un menhir ou dolmen blanc et qu'on devrait déclarer férié pour au moins les 7 prochains siècles vu l'enthousiasme national soulevé par la triomphale victoire d'Andermerde dans les 8 dernières minutes contre un club chypriote (limace au sol)… et, du coup, ces mauvais blancs passent bêtement et simplement dans les poules de la Champions League, waow (copyright podium)! Bon Dieu qu'on est tombés bas, pas étonnant que nos bons (et même une tripotée de très moyens) joueurs nationaux ne prestent plus… nationaux ! Comment ça je fais une allergie infectieuse aux mauves ? Pas du tout : j'adore autant la couleur que la senteur des champs de lavande ou du lilas… ça compte hein ?
Où en étais-je ? Ah que Huy (sorry Johnny mais on parle tellement de toi depuis 2 jours que je n'ai pu m'en empêcher), donc : quel dilemme ! Me fais-je Liège-Bastogne-Liège ou la Flèche Wallonne, la Côte de St Nicolas ou le Mur de Huy ??? Hé bien, je vous dirais bien que j'ai fait le choix des moindres kilomètres (174 kms aller-retour au lieu de 253 tout de même, au prix du diesel, autant se faire un peu moins spolier par nos politicos), mais d'autres motifs plus ou moins valables se bousculèrent également entre mes hémisphères droit et gauche comme une boule de flipper qui roule (copyright la fort mignonne Corynne Charby, du moins au milieu des années 1980, car maintenant elle doit hélas plutôt faire partie de la troupe Âge Tendre et Têtes de Bois) : où verrais-je le plus beau foot, le plus de potes, la meilleure ambiance et aussi quelle préférence pour le stade visité ? Pour ce qui est du foot, pas besoin de photo-finish, le Brussels possède une bien meilleure équipe (cette année en tous cas lol) que Bleid-Molenbeek… mais l'ambiance et le nombre d'amis (confortés par les matchs déjà vus cette saison de chacune de ces 2 entités Molenbeekoises) penchent tout aussi fortement dans l'autre sens, équilibrant au gramme près l'aussi vieille que pesante balance à petits poids que j'ai reçue en héritage de la grand-tante de mon père (rien à voir avec les balances digitales précises au micron de gramme utilisées par les narcotrafiquants Colombiens). Restait donc le choix du stade pour me décider définitivement : entre la Cité de l'Oie des banlieusards liégeois (stade dont je n'ai raté aucun déplacement tant du RWDM que du FC Brussels et où la buvette du Volleyball féminin est aussi froide que Sophie Marceau quand elle suce un iceberg en pensant à moi) et le Stade Communal Hutois (petit stade de 3000 places qui n'a jamais eu l'occasion de m'accueillir et devrait donc sous peu inaugurer une stèle à mon effigie), mon choix ne subit finalement aucun doute, oui à Huy (facile je sais, mais allez pondre des tas de pages chaque semaine avec les mêmes veine et imagination littéraires, non mais des fois !).
A cœur vaillant, rien d'impossible, certes, mais il apparaissait que, bien que les demandes d'affiliation avaient été rentrées à l'UB il y a 10 jours, les Tuta Brothers ne seraient pas encore alignables en cette troisième journée de compétition. Soyons honnêtes, on y allait en n'espérant rien d'autre qu'un nul vierge tant il nous semblait impossible de réaliser un hold-up au Mur de Huy sans attaquant de profession… mais finalement qui aurait misé un eurocent grec sur une possible victoire de Philippe Gilbert ici même l'an passé alors que personne ne le croyait capable de remporter cette course jugée bien trop pentue pour ses qualités intrinsèques ? Je me mis donc à espérer que le Michel Boys Band puisse être bel et bien " soigné " par le médecin de Lotto plutôt que par celui de la BMC !
Allez hop un p'tit coup de gueule, y avait longtemps hein ?! Je demeure intimement persuadé que si Anderslecht avait transféré un obscur arrière gauche préminime de Nauru, la plus petite île nation et république du Monde avec ses 21 km carrés et son réputé club de foot si pointilleux administrativement, il serait bizarrement qualifié (je vous parierais bien ma prostate là-dessus) par l'UB en 32 secondes top chrono, juste le temps de recevoir le mail, le lire, le comprendre (c'est la tâche la plus ardue quand on est autant atteint de sénilité que d'amateurisme comme à l'UB) et répondre " oui " en cliquant juste sur l'accusé de réception (attention à l'arthrose quand même)… tandis que quand un club Molenbeekois effectue la même démarche, ça prend 15 jours au mieux, le plus naturellement du monde ! Et encore, ça, c'est quand on ne prétexte pas une perte pure et simple desdits documents (ou du moins les 2/3 du contenu de la même enveloppe, bizarre vous avez dit bizarre, comme c'est étrange) ! Ben tiens, bande de pourris nauséabonds (oups, je l'ai juste pensé très haut ou écrit ?) ! A l'UB, où l'immobilisme végétal règne en maître, c'est vraiment comme un jeu de mikado géant, le premier qui bouge a perdu (celle-là n'est pas de moi, je l'ai lue sur facebook, mais je ne sais plus qui l'a lâchée) ! Oups, bon ça c'est fait, et Dieu, que ça fait du bien… et j'ai à peine exagéré, vous me connaissez !
Vu les olibrius que j'allais retrouver avec plaisir, avant de démarrer, je décidai d'abord de quelque peu me caler l'estomac avec une petite flammekueche de 850 grammes dont le papier cellophane recelait une fallacieuse annotation (" pour 6 à 8 personnes "… mon œil !), de quoi pouvoir légèrement soulager la partie de mon anatomie qui voit bien plus de liquide que de solide défiler. Ensuite, j'enfourche ma Zobmobile et direction Hoei (c'est pour mon quota de néerlandophones qui me lisent). Autoroute toujours aussi insipide (à peine une pompe à essence pour le ravitaillement vital sur 80kms) et ensuite 9 kms de chaussée que nos amis bruxellois ont dû grandement apprécier (ambiance champêtre qui ne rappelle en rien Beekant ou Zwarte Vijvers). Première personne rencontrée en cherchant une place de parking : la toujours aussi souriante Madame Patricia De Wolf, pas de doute, nous sommes bien les bonnes personnes aux bonnes places ! Nous pénétrons donc l'enceinte du Stade Communal et découvrons une pelouse qui ferait jalouser le jardinier communal de Molenbeek, un peu comme si tu couchais dans un lit de 3 mètres de large avec Alice Sapritch (ô chéri chéri, pour les plus jeunes d'entre-nous) alors que tu laisserais Megan Fox et Jennifer Aniston dormir à tes pieds sur la descente de lit en mouton retourné et que ça fait 3 mois que tu te gaves journellement d'une dose éléphantesque de Viagra (Neurofen et Alka Seltzer, ça fait 3 marques, ouf)… c'est assez imagé, vous avez saisi la nuance?
Décidément ce fut le jour des choix aussi difficiles que délicats, les Hutois possédaient 2 buvettes : 1 surélevée au-dessus de la tribune latérale assise (où, paraît-il, il faisait presqu'aussi chaud que dans les fours crématoires) et une autre derrière le goal (à ciel ouvert bien que longue et construite en dur) où on vous servait des boissons enivrantes fraîches dans un verre et non un gobelet… à 2 mètres du terrain et durant tout le match également (ah que la D1 ne me manque pas !). La moitié du contingent ayant opté pour la seconde option fut bien vite rejointe par ceux ayant auparavant choisi le sauna. Mis à part les " habituels ", quel plaisir de revoir nos amis Everton et Alextraordinaire dont les styles sont aussi proches que celui d'une agréable luciole au-dessus d'une table en Provence avec celui d'un éléphant lâché dans un magasin de porcelaine made in China ! Comme de bien entendu, Alextraordinaire nous fit de… l'Alextraordinaire : " c'est quand qu'on chante ici, car on entend rien ", " au Standard c'est autre chose comme ambiance ", " tu te souviens quand on était champions en 1973 (heu, c'était en 1975, Alex)… heu c'est le même, c'est juste pour te situer ", " la bière c'est la crème à bronzer de ma gorge (attention Alex il y a une espèce de poisson dans le Delta du Mékong au Vietnam qui arbore son organe reproducteur au niveau de la gorge, véridique !)", etc… Par contre, une chose qui n'a nullement changé c'est sa propension à être comparé à un poulpe : comment fait-il en permanence pour tenir 6 verres (pas des gobelets) en mains tout en gesticulant comme une poule à qui on vient de couper la tête… tout en arrivant encore à applaudir sans quasi rien renverser ! Et que dire de ses célèbres " ronds " sur son tee-shirt, endroit privilégié entre la poitrine et l'exubérance que nous arborons tous un peu plus bas (pas aussi bas, bande de vicieux), et où il pose inlassablement ses verres (c'est moins fatigant, sans doute à force d'entraînements ou d'examens de passage dans la police Liégeoise ?) ? Un très très agréable back to the future pour tous les supporters présents (une bonne septantaine, si loin et en semaine, ce n'est pas si négligeable que cela) !
Si leur tribune latérale assise et notre pourtour-buvette étaient convenablement remplis (avec les supporters et dirigeants des deux camps mélangés), que dire de leur autre tribune latérale debout, fief de leur kop, les Wallon's Tricolors (heu, faites-moi confiance sur ce coup-là, ça s'invente pas un nom de side pareil !) ? Fort apeurés, nous décidâmes en front commun (style CNE-SETCA) de demeurer bien à l'abri près de l'oasis à eau jaune… seul Zizou s'y aventurant un moment jusqu'à 10 mètres d'eux avant de prudemment rebrousser chemin (ça doit être ça l'instinct de survie sans doute)! En effet, au milieu de 4 drapeaux du coq wallon, 2 drapeaux tricolores (style colombien), 1 de pirate (Dikke m'a dit " comme Sankt Pauli, un brol de gaucho ") et le célébrissime Che Guevara (ben tiens, on n'est pas bien loin de Litche), se pressaient royalement au portillon 6 personnes de plus d'1m20… comprenez bien qu'on n'ait pas osé s'y aventurer !
C'est donc privé de Charlet (suspendu) et de nos 3 attaquants que nous entamâmes le match qui démarra sur les chapeaux de roue. Dès la première minute, une approximation de Shamavu permit à Njock de venir défier Nicola Hatefi qui, réduisant l'angle, obligea son adversaire à se déporter et donc louper la cible. C'en était déjà complètement terminé des occasions visitées, tirez l'échelle, il n'y en aura plus. Franchement, si l'entièreté de la défense (gardien, défenseurs et milieux défensifs) devrait vraiment bien tenir la route en D3, il faudra vraiment que nos attaquants tiennent la dragée haute et pourquoi ne pas transférer un homme de la dernière passe ou des infiltreurs de couloir (faudra avoir des centreurs pour nos géants devant) en attendant le retour de l'enfant prodige, Cemal Köse ? Il FAUT se maintenir en D3 cette saison ! Pour ses débuts, Haidara nous prouva qu'il serait un excellent renfort tant son emprise sur notre jeu sembla importante… avant d'être le dindon de la nouvelle farce de l'émissaire de l'UB. On jouait la dernière minute du temps additionnel de la première mi-temps quand un petit jaune (ce n'est ni du pastis ni un joueur de l'Union hein Everton !) centra dans le rectangle sur l'imposante poitrine de Haidara. Et, là, gros effarement, le nain en bleu sautillant (le referee donc) accorda un pénalty complètement imaginaire à nos visités, alors que son linesman reconnaissait bien volontiers n'avoir rien vu de répréhensible ! Bien évidemment, ce pénalty fut imparablement transformé dans notre lucarne droite même si Nicola avait choisi le bon coin : 1-0 et hop aux vestiaires ! On savait pertinemment bien tous à ce moment précis que c'en était bel et bien fini, car comment inscrire un but avec la compo actuelle de notre team ? N'y voyez aucune trace même infime de pessimisme, mais juste une pincée de réalisme saupoudrée de bonne foi (c'est rare, mais ça arrive, profitez-en). En seconde mi-temps, nos joueurs tentèrent bien de mieux combiner au sol (et ne plus balancer d'insaisissables chandelles vers l'avant) mais ne se créèrent finalement qu'une seule toute petite occasion lors de la 89ème minute et un cafouillage monstre devant la cage Hutoise. Et voilà, après cette deuxième défaite consécutive, nous plongeons en position de reléguable… sans jamais avoir trouvé les filets adverses en match officiel (championnat comme coupe). Il faudra, espérons-le, se reprendre bien vite : pourquoi pas ce dimanche à Etterbeek contre Bertrix ?
Un dernier moment truculent nous attendait encore avec visiblement une bien belle tradition Hutoise : après chaque match, dès le coup de sifflet final du connard en bleu (ne vous fiez pas trop à la couleur, parfois il est en orange, jaune ou vert), la buvette qui nous accueillait remplit 2 plateaux de boissons composés de 28 bières et 2 cocas (sans doute ont-ils 2 hypoglycémiques dans leur équipe), et leurs joueurs et staff viennent tous déguster ces divins breuvages à trente centimètres de nous. Le Diktator eut alors une subite et non refreinée envie de dire tout le bien qu'il avait pensé de l'arbitrage dirigé d'un certain Baltieri à ces joueurs médusés et s'en suivit une énorme échauffourée où leur ventripotent entraîneur fit pitié à voir. A mon humble avis, ces jeunes joueurs Hutois n'avaient jamais dû connaître tel épilogue et leurs légitimes joies de victoire s'estompèrent comme par enchantement, les laissant tous autant penauds que marris, et nous hilares !
Malgré la sensation d'avoir été détroussés comme des malpropres dans le bois de Sherwood (sauf qu'ici l'UB ne redistribue jamais aux plus pauvres, mais seulement aux plus riches), les tournées d'eau rafraîchissante jaunâtre avec mousse se succédèrent à un rythme effréné et je dus bien me résoudre à lâchement en laisser passer quelques-unes (désolé Mister Bast) mais fallait encore que je nous ramène, Christian et moi ! Dès que je me fus assis dans la Zobmobile, je reçus d'aussi mauvaises nouvelles de l'autre équipe Molenbeekoise : pas à dire, les terres mosanes ne nous réussirent nullement !
La faim nous tenaillant (juste pour faire mentir l'adage comme quoi le boulanger ne pourrait pas s'asseoir à ma table avec le brasseur), nous nous arrêtâmes dans un restaurant du pauvre avant de refaire la route et noyer notre chagrin en arrivant dans une Grand Cru St Feuillien ! Avant, je me serais inquiété, mais ça c'était avant (merci à Alain Deloin pour cette réplique qui fera à coup sûr date dans l'anthologie publicitaire française) !

(Texte de Zob & Photos de Michel Oosters et Anthony Lacroix)

Pénalty imaginaire transformé par Gomez sous les yeux d'Haïdara

 

Ca c'est du marquoir !

 

Michel De Wolf reste confiant

 

Santé Pierre

 

Alextraordinaire

 

Vu à la buvette !

 

Sam Mc Mahon a hâte de jouer

 

Tribune latérale assise couverte

 

Patricia De Wolf et Pierre

 

Zizou, Everton et moi

 

A boire pour les joueurs sur le terrain...

... le Diktator réagit vivement...

... et ça part en c******s !