FC BLEID MOLENBEEK - UR LA LOUVIERE CENTRE

0-5 ? Forfait à confirmer

La saga du match FC Bleid- La Louvière avait, en fait, commencé une semaine auparavant.

Tibor Balog, l'entraîneur des " Loups " était venu nous visionner, à Rebecq, lors de notre match " à domicile " contre Bertrix. Mais, il ne se doutait pas que notre équipe allait être complètement chamboulée et renforcée pour les prochaines joutes (j'écris ces quelques lignes bien après notre match à Bocholt).

Cependant, le fait le plus marquant s'était déroulé la veille lors du match La Louvière-Huy et fut relaté comme suit par les sympathisants Hutois :
Triste samedi soir que celui vécu par les Wallon's Tricolors au Tivoli. Des membres du kop Hutois ont été frappés par des supporters Louviérois.

"L'année passée, on avait gagné là-bas (1-2). Les supporters de La Louvière avaient annoncé vouloir prendre leur revanche…" La revanche sportive n'a cependant pas eu lieu puisque Huy a quitté le Tivoli sur une très belle note, avec une unité en poche. Pas de quoi satisfaire le noyau dur Louviérois, qui s'était déjà tristement illustré la saison dernière face aux fans tricolores - "on avait dû être escortés, ça avait été chaud mais il n'y avait pas eu de coups" - et qui a donc choisi de prendre sa revanche lamentablement, en dehors du terrain. "À 3-0, on a continué à chanter, raconte Grégory Warzée, fondateur du kop Hutois, les Wallon's Tricolors, avec Anthony Degroot. À la mi-temps, plusieurs supporters adverses ont traversé le terrain pour nous voler nos drapeaux, sans réaction des stewards présents."

Et là, tout allait encore très bien, sur le terrain, pour les Loups. "Alors, vous imaginez à 3-3, enchaîne Grégory Warzée. On était une quinzaine à avoir fait le déplacement et eux devaient être 200 à 300. À la fin du match, ils s'en sont pris à un enfant de 5 ans et aux femmes. Anthony s'est notamment interposé et a pris des coups au nez tandis que j'ai quelques bleus. Certains ont voulu intervenir mais on nous a gentiment conseillé de ne pas y aller, sous peine de subir le même sort… On a dû être évacués par une porte dérobée du stade mais, là encore, les supporters nous attendaient. Au final, ils nous ont volé tout notre matériel, nos drapeaux, notre bâche et ils les ont brûlés à l'entrée du stade. Pour nous, ça représente une perte de 500 à 750 €, on se sent tout nus. Le kop existe depuis deux ans mais on n'avait jamais connu ça. Le noyau dur de La Louvière a même promis qu'au match retour, le 12 janvier, il viendrait pour saccager la ville…"

Secoués mais toujours aussi déterminés - "on est des durs, on sera là samedi" - les fans Hutois ont déposé plainte à la police de Huy. "Il y avait une caméra là-bas, qui a tout filmé. On espère que ça servira." Comme Grégory et Anthony espèrent un coup de pouce de la Ville de Huy et du comité du RFC Huy. "On a tout mis de notre poche pour encourager notre club, dit Grégory. Jusqu'ici, on a toujours entendu des paroles, on nous a dit qu'on nous aiderait mais on aimerait des actes. Les joueurs, qui ont bien vu notre détresse samedi soir, ont déjà promis qu'ils se cotiseraient."

Suite à ces " événements ", la police judiciaire envoya un avis défavorable au bourgmestre de Rebecq pour l'organisation de notre match contre La Louvière. Le bourgmestre se rétracta, malgré toute sa sympathie pour Michel De Wolf et notre club. Il ne désira pas prendre le moindre risque, surtout à quelques semaines des élections communales. Décidément l'aspect politique aura souvent interféré sur la vie de notre club.

Le club a bien envoyé un fax à l'Union Belge demandant de postposer le match. Mais Monsieur De Saedeleer était en mission pour l'UEFA le matin de la date butoir et nous annonçait, l'après-midi, que nous étions déclarés forfaits sur décision du comité sportif. Car dans toutes circonstances, il faut une deuxième solution.

Sur conseil de son avocat, le club va plaider le cas de force majeure, ainsi que le fait que le matin même, Mr Deghenne (coordinateur de l'UB) nous a refusé un changement de terrain pour la troisième fois.

NB : A l'heure où je vous écris ces lignes (17/09/2012), la décision est toujours entre les mains du comité sportif.

(Texte de Michel Oosters)