K BOCHOLTER VV - FC BLEID MOLENBEEK

7 - 0

(6) Me 12/09/2012 / K BOCHOLTER VV - FC BLEID MOLENBEEK 7-0.

Hatefi, Charlet (54' El Boubsi), Haïdara, Triantafillidis, Del Molino, Diansangu, George, Alageyik (54' Shamavu), Seddoh (54' Bellia), Mc Mahon, F.Tuta.

CR : Haïdara (8'). / Arbitre : Saadouni. / Assistance : 250. / Classement : 18è.

3' Ulenaers (1-0), 8' Mennes (2-0), 14' Berben (3-0), 41' Ulenaers (4-0), 48' De Luca (5-0), 76' De Luca (6-0), 79' Vanwelkenhuisen (7-0).

Le complexe Damburg

Plan du Sportcomplex Bocholter

En 1998, on buvait de la Cristal Alken

En 2012 ce fut de la Martens Pils

Richard Culek en 2003...

... et en 2012 !

Shamavu et Bellia s'échauffent

Le puissant Seddoh

Michel De Wolf

Les capitaines Hatefi et Culek

Haïdara exclu après 8 minutes

Seddoh, F.Tuta, Triantafillidis et Mc Mahon

Premier match officiel pours Sam Mc Mahon sous les yeux de...

... son grand-père Dave !

La grande saga de l'été " A la recherche du stade perdu " aurait donc ce lundi soir (10 septembre) pu vivre son 1548ème et ultime épisode pour cette saison 2012-2013… avant d'enfin intégrer le Machtens l'an suivant comme la logique le voudrait (mais la si versatile politique Molenbeekoise le voudra-t-elle aussi ? Il faudra vite le prouver dès février 2013 !). Faut dire qu'avec cette vie de romanichelle (heureusement qu'on n'est pas en France) entre tous les stades à 30kms à la ronde du Temple, qui nous valut tant de railleries ou moqueries, et après cette " remise ou forfait " qui fit tache contre La Louvière (vous verrez que l'UB du Grand Satan Collin ne nous fera à nouveau aucun cadeau et entérinera à coup sûr le forfait, c'est aussi évident que je ne gagnerai jamais le gros lot de l'Euro Million), il était vraiment temps de se stabiliser quelque peu et de poser sa Samsonite dans ses propres pénates. Et puis, surtout ça donnerait un surplus de crédibilité et arrêterait de faire jaser les adorateurs de la secte (certes de plus en plus réduite, ça sent la peau de chagrin) du grand hypnotiseur de Ternat, aux discours inlassablement aussi répétitifs que vides ! Donc, finalement, ce devrait être le Petit Heysel, un stade agréablement situé (près de la sortie du ring et à proximité du Daniels, RDV habituel des Molenbeekois lors des matchs enDiablés Rouges) et qui aurait l'avantage d'être désiré unanimement par les fans… du moins pour un an, car après ça devrait impérativement être au Machtens et en se renommant RWDM quelque chose sans quoi le contingent de sympathisants ne demandant qu'à (re)devenir des supporters fondrait comme un Magnum Almond sur la plage de Torremolinos le 15 août à 14h18 !
Hé bien non, on dut au moins supporter un 1549ème épisode de ce foutu feuilleton de chiote à rallonge ce mardi 11 septembre puisqu'un certain Fabian Mange-Gain (le fils de l'autre) et son très peu suivi FDF (Fédération des Femmes Fidèles ?) à 1000 Bruxelles décida de s'ériger à fond contre notre projet en demandant à son collège échevinal de ne surtout pas autoriser " ce club de voyous " (sic) à fouler la pelouse du Petit Heysel et incitant même l'Etoile de Bruxelles à porter plainte contre notre club (un " cador " FDF veillant au bien-être de la communauté Marocaine, ça c'est vraiment du neuf, convenons-en, on doit vraiment déranger !). Mais quel est donc finalement l'intérêt de cette inlassable et incurable victime du complexe d'Œdipe ? Doit-il juste prouver qu'il peut aussi exister politiquement sans papounet Olivier ? Ou a-t-il reçu comme mission paternelle de s'assurer que les déçus de Vermeerschescu aille désormais plutôt au White Star qu'au Michel Boys Band ? Nous ne sommes nullement dupes : n'y trouvez-vous également aucun conflit d'intérêt, franchement ? Et puis, nous, un club de voyous, alors que nous venons de passer plein de matchs sans aucune sécurité policière et mélangés avec les fans adverses dans les gradins comme dans les buvettes, sans jamais aucun souci… que du contraire, tous nos adversaires rencontrés n'aspirant plus qu'à nous rencontrer à nouveau lors du match retour ! Décidément, mois après mois, semaine après semaine, jour après jour, heure après heure, minute après minute, seconde après seconde, je me rends compte que le foot est vraiment très largement gangréné par la politique… et que j'exècre cela de plus en plus, je gerbe tous ces égos mal calibrés pensant bien plus à leur propre et personnel bien-être qu'à celui de leurs misérables et méconnus concitoyens ! La seule chose qui me regonfle le moral c'est que, finalement, le futur RWDM fait vraiment peur à une pléiade de cons, heu pardon de très petites gens… et ça c'est vraiment positif de chez positif ! No one like us, we don't care, bordel de merde !
Notre sixième match de championnat nous proposait un très lointain déplacement le long de la frontière Hollandaise entre Maaseik et Lommel (324kms aller-retour pour ma part, quand on aime on ne compte pas… même l'or noir), à Bocholt où joue depuis 2010 un certain Richard " Cœur de Lion " Culek ! Si cette équipe évoluait encore en P2 il y a 20 ans, elle fut sacrée championne à 3 reprises en une petite décennie avant de se stabiliser ces 12 dernières saisons en D3 nationale. L'an passé, elle fut même toute proche de décrocher la timbale puisqu'elle remporta la première tranche, siégea au faîte de la hiérarchie toute la saison durant avant d'incompréhensiblement se faire dépasser sur le fil par Dessel… même si beaucoup de langues se délièrent pour affirmer que la malchance n'y était pour rien et qu'il fallait plutôt y voir des arguments pécuniaires comme les renforts à transférer et les célébrissimes lourdeurs de la licence de D2 ! Cette saison, le K Bocholter VV demeure toujours invaincu après 5 joutes (1 victoire suivi de 4 nuls consécutifs), c'est dire si la tâche de la lanterne rouge en ces lointaines contrées sera ardue !
Notre hôte du jour rappellera à coup sûr un aussi agréable que bucolique souvenir à tous les supporters Molenbeekois qui avaient déjà pratiqué ce périple au Stade Damburg le dimanche 23 août 1998. En effet, les forces de l'ordre avaient obligé le car scolaire (et ses très dissipés et imbibés élèves) à contourner le stade, s'éloigner de l'entrée officielle et s'arrêter le long d'un champ de maïs. De là, nous devions traverser à pied ladite plantation de céréales aux grains riches en amidon pour rejoindre l'entrée qui nous permettait d'éviter tout contact avec le public adverse ! Cette maréchaudesque initiative ne dut a posteriori pas plaire au fermier local vu que tous les hilares Brussels Boys se battirent gentiment en se jetant les épis de maïs comme Appolon balançait son javelot ou Jupiter (à ne pas confondre avec Jupiler hein, bande de pochtrons) sa foudre ! Le match qui s'en suivit nous vit boire une pils locale très quelconque (de la Cristal Alken si je ne m'abuse) et Yves Buelinckx nous sortir de ce bourbier à 5 minutes du terme contre de valeureux promotionnaires qui venaient de monter de P1. Snif, c'était le bon temps, fermons la parenthèse nostalgie !
La grande hantise du jour fut de ne pas oublier de faire le plein (de diesel hein !) et de prendre quelques bons CD (ce fut l'Alive 3 de Kiss et l'Unplugged de Nirvana) car il fallut bien meubler ces 4h de route aller-retour ! Un départ anticipé à 15h30 pour se donner une demi-heure de battement en cas de bouchons (pas de champagne hélas) sur le ring de notre capitale, et direction le Limbourg profond ! Finalement, certes quelques ralentissements entre Bruxelles et Holsbeek (pas le " Herman Van " heureusement), mais rien de bien grave. Seuls les 30 derniers kms oscillant entre les 30 et 90 kilomètres heure autorisés (et ses 40 radars) parurent une éternité de… 40 minutes ! Par contre, durant plus de 20 kms, des champs de maïs à perte de vue (ben tiens quelle surprise) et des bistrots avec grands luminaires Cristal Alken à qui mieux mieux! En me garant sur leur parking, je dus à de multiples reprises me frotter les yeux tant leurs infrastructures avaient changé du tout au tout : en lieu et place d'un champ de patates situé au bon milieu de plantations de maïs s'érige maintenant un énorme complexe, le Damburg Sportcomplex. Ce dernier comporte, outre son stade, un Sporthall multifonctions pour tous les jeux de salle (basket, volley et handball) ainsi que 9 terrains d'entraînement footeux (sur lesquels s'entraînaient d'ailleurs, durant notre match, bon nombre de jeunes têtes blondes locales).
A peine arrivé, j'eus directement droit à mon 1550ème épisode en pleine gueule : les séniles grabataires de l'UB ont finalement et solennellement décidé de refuser le changement de date (du dimanche 16 au samedi 15) de notre derby contre l'Union car il aurait fallu le demander au moins 15 jours avant… mais comment respecter ce délai (tout théorique car tellement de clubs ont eu gain de cause hors cette contrainte) quand on ne savait toujours pas où jouer 3 jours avant ? De plus, ce dimanche 16 sera le célèbre jour sans voiture dans Bruxelles, mais ça l'UB s'en fout royalement ! Que l'arbitre doive venir en transports en commun comme tous les supporters des deux camps, ils n'en ont cure, ils s'en grattent allègrement les couilles ! Pour une fois qu'on aurait enfin eu l'occasion de faire une bonne recette guichets pour le renouveau de la guéguerre plus qu'amicale entre Bossemans et Coppenolle, hé bien c'est loupé ! On en viendrait presqu'à espérer une longue période de canicule en microclimat au-dessus de la Maison de Verre pour enfin renouveler quelque peu les cadres ! Honnêtement, ce ne sont plus des bâtons que l'UB nous met dans les roues, mais des troncs de séquoias centenaires !
Première surprise à leur très longue et spacieuse buvette : pas de Cristal Alken qu'on aperçoit pourtant à tous les coins de rue sur 20kms, mais une certaine (Maurice) Martens Pils… à la même saveur de pisse de chameau diabétique !
On se pourléchait déjà les babines en prenant connaissance de la feuille de match (qu'ils distribuaient à tous les guichets ainsi qu'un petit fanzine 4 pages gratuit, bravo) en voyant qu'on jouerait avec 2 attaquants (F.Tuta et Mc Mahon) et nos 2 renforts du milieu (Diansangu et George), mais nous mîmes bien vite l'étendard en berne ! Jamais un match ne démarra aussi mal de mémoire de supporter… et ça allait durer continuer durant toute la rencontre… et même après ! Le match catastrophe par excellence, à classer de suite dans le Guiness des Records comme " Ze match de merde " !
On jouait depuis moins de 3 minutes quand Haïdara repoussa de la tête le cuir dans les pieds d'un attaquant adverse (Ulenaers) qui arma sans puissance et de dehors du rectangle un shot anodin à ras-de-terre sur lequel Nicola Hatefi se troua : 1-0. Moins de 5 minutes plus tard, Haïdara se retrouva mano à mano avec un adversaire qui filait seul au but, il le retint par la vareuse et s'en suivit un beau plongeon de ce dernier, et hop carton rouge (comme d'hab, aucune clémence à attendre de l'UB quand il s'agira de Molenbeek, combien de matchs de suspension prendra-t-il ?), on jouera donc à 10 durant 82 minutes ! Pire, Wim Mennes transforma le coup-franc consécutif à cette faute, laissant notre gardien complètement sans réaction : 2-0. On ne jouait pas depuis un quart d'heure que Bocholt trouva une nouvelle fois l'ouverture après une balade des plus tranquilles dans notre rectangle de Berben : 3-0, on était vraiment parti pour la galère de chez galère ! C'est pile poil à ce moment-là qu'une Dikke retardé sur la route pénétra dans le stade et me demanda " y a un problème au marquoir ? " " Ben non, et en plus on est à 10 ! " Berben s'en donnait en tous cas à cœur joie sur son flanc gauche, passant et repassant sans cesse un Jean-Philippe Charlet qui, malgré son expérience, semblait avoir encore plus difficilement encaissé les uppercuts adverses que ses jeunes coéquipiers. On obtint tout de même deux franches occasions : d'abord une tête catapultée du petit rectangle au-dessus de la cage adverse sur un corner et ensuite Tuta se présenta seul devant le gardien adverse mais au lieu de boulonner du droit, il traîna longuement pour se placer sur son pied gauche et permit au défenseur d'irrémédiablement revenir le contrer. Leur défense bien organisée autour de l'impérial et toujours aussi élégant Richard Culek ne dut pas s'employer outre mesure ! On encaissa même encore un 4ème but juste avant la pause dans l'indifférence générale par Ulenaers (du moins de notre côté).
La seconde mi-temps fut hélas à l'image de la première… en pire ! On rejouait depuis à peine 2 minutes quand il y eut une nouvelle fuite sur notre flanc droit : et hop 5-0 via De Luca, le chemin de croix ne faisait que commencer ! Coach Michel décida à la 54ème minute de tenter le tout pour le tout et opéra simultanément ses 3 remplacements : ainsi Alageyik, Charlet et Seddoh cédèrent le relais aux Bellia, El Boubsi et l'infortuné Eddy Shamavu. En effet, Eddy n'était pas sur le terrain depuis 2 minutes quand il se reçut mal d'une chute dans notre rectangle. Très vite, on comprit que c'était grave, nous allions vraiment boire le calice jusqu'à la lie lors de cette soirée cauchemardesque! Le kiné visité (notre Miss Kiné, Saloua de son prénom, n'étant pas là vu qu'elle n'avait pas pu se libérer professionnellement à cette heure-là un jour de semaine, comme quasi tous nos supporters d'ailleurs) se rua sur notre défenseur qui ne réagissait plus à aucun stimulus : il gisait tel un pantin désarticulé les yeux grands ouverts ! Un brancard fut amené d'urgence et c'est porté par ses propres équipiers et le kiné adverse qu'il fut ramené inanimé dans les vestiaires ! Je peux vous dire que le voir passer dans cet état végétatif avec les orbites saillantes devant moi me glaça le sang ! L'ambulance fut appelée d'urgence et les nouvelles d'Eddy prirent très logiquement le dessus sur l'anecdotique : ce qui se passait sur le terrain ! Comment en effet s'en faire pour du bassement sportif quand un jeune homme plein de vie semblait si meurtri dans son intégrité physique ! Après de longues et interminables minutes, il revint très lentement à lui, mais ne ressentait plus aucune sensation dans les membres droits, on lui posa une minerve et l'équipe médicale craignit alors une fracture des cervicales. Soyons francs, on tremblait tous pour lui ! Réduits donc à 9 unités pour les 34 dernières minutes (puisqu'on ne pouvait plus opérer de changement… n'est-ce pas Daniel Renders !), notre purgatoire se poursuivit, mais Bocholt eut le bon goût de ne pas nous presser exagérément. Ils scorèrent certes encore à 2 reprises pour porter la marque à 7-0, mais nos esprits accompagnaient très clairement l'infortuné Eddy.
Je n'eus bien entendu pas le cœur à retourner à la buvette et me mis en route dès cet horrible match terminé. Ces quelques 130 minutes de voiture se firent vraiment dans une ambiance mortuaire, on était clairement sous le choc. Ce " back home " me sembla franchement interminable surtout quand mon copilote m'abandonna lâchement à 58 bornes du but en tombant dans les bras de Morphée !
De retour dans mon salon, je reçus enfin une bonne nouvelle : notre président Mostafa Beggar me téléphona pour me dire qu'Eddy avait passé radio et scanner qui n'avaient révélé aucune fracture des cervicales, mais une toute grosse contracture musculaire accompagnée d'une forte commotion. Ouf, plus de peur que de mal, même s'il nous manquera durant un bon moment… courage, Eddy, on est tous avec toi !
A noter aussi le beau geste de solidarité et de fair-play du président adverse qui s'enquit de savoir si nous avions trouvé un terrain. Il nous assura que si tel ne serait toujours pas le cas en février, il serait tout disposé à rejouer le match retour dans ses propres installations tout en nous offrant l'intégralité de la recette… si l'UB pouvait enfin méditer ce style de comportement gentleman, mais faut pas rêver !
Bon, j'attends demain mon 1551ème épisode (sans impatience aucune) qui pourrait être la suspension d'Haïdara, la signature ou non pour le Petit Heysel, le départ de JV du Brussels, etc etc etc…

(Texte de Zob et Photos de Michel Oosters)

Alageyik très déçu

Maiden-match pour Audry Diansangu

Frédéric Tuta avec Richard Culek

Vincent George

Frédéric Tuta en action

Bellia et El Boubsi vont rentrer

Dernières consignes de Michel De Wolf pour les Bellia, El Boubsi et Shamavu

Les changements s'opèrent

Eddy Shamavu concentré va monter...

...et sort sur civière 3 minutes plus tard

Mission accomplie pour Culek !

Hé oui, on n'a pas rêvé hélas !

Benoît aime la fanfare de Bocholt

Eva et Isabelle

Cédric Tuta avec Patricia De Wolf