KV WOLUWE ZAVENTEM - FC BLEID MOLENBEEK

2 - 0

(10) Me 10/10/2012 / WOLUWE ZAVENTEM - FC BLEID MOLENBEEK 2-0.

Hatefi, El Boubsi, Alageyik (61' Shamavu), Haïdara, Del Molino, Bellia (43' Diansangu), Triantafillidis, George (61' Janssens), Yalic, Mc Mahon, C.Tuta.

CR : Janssens (2CJ, 82'). / CJ : Alageyik, El Boubsi. / Arbitre : Daemen. / Assistance : 300. / Classement : 18è.

17' Bilstein (pen) (1-0), 65' Weynants (2-0).

Ce mercredi soir, un match en périphérie nous attendait tout juste à côté de l'aéroport de Zaventem. En effet, nos hôtes du soir étaient les " Aviateurs " de Woluwé-Zaventem mais hélas aucune trace d'hôtesses de l'air avenantes voire plus si affinité. Notre tâche s'avérait une nouvelle fois comme une mission impossible face à un adversaire qui participe chaque année aux play-offs pour la montée en D2, et surtout depuis que Jim(ichel) Phelps avait décidé de prendre un peu de recul vis-à-vis du poste de coach au profit de son second Abdellatif Salef. Notre contingent pour un match en semaine était franchement très convenable (même si certains locaux auraient pu et dû en être) et on salua même la première visite de 3 nouveaux déçus du Brussels (je ne les nommerai pas pour ne pas les mettre mal à l'aise, mais sachez tout de même qu'ils préfèrent la Stella à la Jupiler). L'entrée dans leur stade se fit via une magnifique buvette vitrée longeant la moitié du terrain… nous profitâmes abondamment de ce passage obligé… surtout qu'on nous y servait dans de vrais verres (et non les affreux gobelets en plastique) et qu'il nous était complètement loisible de les emmener le long du terrain… vive la D3 ! Dommage toutefois qu'ils n'y distribuent pas, à l'instar des salles de concerts, des boules Quies car, franchement, que c'est désagréable au plus haut point tous ces bruits assourdissants et incessants des avions, qu'ils soient en phases décollage ou atterrissage, une idée à creuser pour eux !

On déplorait toujours les blessures de Seddoh, Mununga, Charlet et surtout de Frédéric Tuta dont le physique allait fort nous manquer. L'entraîneur resserra bien les rangs et les espaces entre les lignes étaient restreints, ce qui facilita la tâche de nos défenseurs. Toutefois, dès avant le match, je m'insurgeai contre la disposition de notre équipe. Laisser un Shamavu sur le banc pour réintégrer dans l'équipe un habituellement très décevant Alageyik (qui preste nettement moins qu'il ne parle sur le terrain) me semblait suicidaire, tout comme le fait de laisser ce monstre physique (mais aux approximations techniques aussi fréquentes que criardes) qu'est Haïdara dans le centre de la défense en lieu et place de Triantafillidis. Je demeure toujours persuadé qu'au vu de notre effectif actuel, notre paire centrale défensive devrait être composée de Triantafillidis et Shamavu tandis que la puissance d'Haïdara ferait fureur dans l'entrejeu, ce serait bien mieux balancé et sécurisant. En face, chez les DHLmen, on retrouvait à nouveau de bonnes vieilles connaissances avec Maeyens et Verheyden, toujours aussi précieux et visionnaires. Dès le début du match, on sentit bien que les pontes de nos adversaires nous avaient bel et bien scoutés auparavant et que les instructions étaient de passer par nos flancs (notre énorme talon d'Achille). Ainsi, le virevoltant Weynants mit à mal un El Boubsi toujours sur le qui-vive et ne pouvant souffler.

Notre kop (dont le président de la Dandy Army, sous prétexte d'un déplacement imminent en terres hostiles Serbes, affichait un accoutrement indigne de lui) zwanzait bien entendu à qui mieux mieux et, c'est assez rare pour le signaler, leur attaquant Bisltein nous le rendit bien en rigolant à nos taquineries et en remettant même une couche (bravo à lui !). Les Aviateurs n'avaient pas réussi à perforer nos deux lignes rapprochées durant les 20 premières minutes quand Weynants (encore lui) déborda aisément El Boubsi et pénétra dans notre rectangle, complètement décentré et sans aucune possibilité de dangerosité… et on sentit tous venir d'extrêmement loin la grosse boulette d'Alagayik qui, inconscient (du moins l'espère-t-on), se rua sur le vif attaquant de poche et le tacla incompréhensiblement : pénalty et carte jaune on ne peut plus évidents ! Le pire, c'est qu'il arriva encore à pester sur ses coéquipiers ! Bilstein ne se fit bien entendu nullement prier et convertit le pénalty : 1-0 et la course-poursuite n'étant pas notre point fort, ça sentit d'un coup le roussi… ou était-ce l'odeur du fuel brûlé par l'un ou l'autre Boeing ? Notre défense n'offrit plus qu'une dernière occasion à Bilstein qu'il ne concrétisa pas juste avant la pause.

Légèrement blessé, le jeune Bellia céda sa place à Diansangu. La 53ème minute nous offrit une occasion unique de recoller au score mais Cédric Tuta fut contré par le gardien qui remit le cuir dans les pieds d'un Sam Mc Mahon qui croqua complètement son shot, une telle opportunité ne se représenta hélas plus ! Quelques minutes plus tard, Weynants dribbla bien Nicola mais, seul devant le but vide, il plaça à côté. Notre entraîneur ad intérim tenta le tout pour le tout à la 61ème en effectuant ses deux derniers remplacements : s'il sortit tout naturellement le très décevant Alageyik au profit d'Eddy Shamavu, il muscla son entrejeu avec la montée de Janssens mais à la place de celui qui effectuait le meilleur match de notre team, Vincent George (dont l'abattage et la pugnacité nous sont primordiaux)! Nos hôtes d'un soir ne mirent que 4 toutes petites minutes pour en profiter : Bisltein décala Weynants qui cette fois ne rata pas l'aubaine et fusilla irrémédiablement Hatefi, 2-0 ! Les épinards étaient carbonisés, direction la buvette d'où on voyait tout aussi bien le match ! El Boubsi hérita bien encore d'une possibilité, mais il catapulta au-dessus de la cage. On espéra bien un pénalty à la 82ème lorsque Janssens et un défenseur adverse se télescopèrent dans le rectangle visité, mais le referee choisit plutôt de brandir un second bristol jaune synonyme d'exclusion au pauvre Janssens, mais de toute façon c'en était fini : une huitième défaite en dix matches, toujours aucune victoire, une lanterne rouge on ne peut plus solide et deux matchs à venir contre des cadors (Virton et La Louvière) ! Sans de sérieux et multiples renforts humains, on peut d'ores et déjà tirer l'échelle et penser à la promotion l'an prochain. Tant qu'à faire il serait tout aussi judicieux d'investir un peu dans le matériel et offrir à nos joueurs des studs convenables : ils glissèrent tant et plus (a contrario de nos adversaires) qu'on aurait dit qu'ils prestaient en baskets sur l'herbe mouillée !

Les infos les plus divergentes circulèrent alors avec insistance au sein de la buvette : on allait engager un entraîneur bien connu des anciens du RWDM dès le lendemain, un entraîneur-manager allait arriver avec 8 gros renforts, le Père Noël existerait bien mais ne boirait jamais de Coca, les poules transgéniques auront bientôt des dents et la tante de Di Rupo était en fait son oncle ! Comme vous le voyez, rien de réellement sérieux !
Tous les joueurs des deux teams vinrent ensuite tailler la bavette avec nous à la buvette et, de suite, on constata quelques clans et surtout une profonde déprime, ça sentait pour la première fois la résignation à plein nez (sauf chez Michel), ça n'augure franchement rien de bon pour la suite (même si j'espère sincèrement me fourvoyer) !

Sans doute est-ce une pitoyable tradition en D3 quand on rencontre un club de la périphérie bruxelloise, mais un jeune adversaire au regard haineux et à la démarche clairement vindicative (un certain Mehdi) s'en prit hélas à nouveau verbalement à un de nos joueurs (Vincent George qui buvait tranquillement un verre avec moi). S'il pensait que Vincent tremblerait et baisserait les yeux (pas son genre !), il en fut pour ses frais et le brave Maeyens dut venir emporter cette impétueuse et inconsciente mini-racaille des banlieues avant que ça ne dégénère ! Ah oui : vu que vous me le réclamez sans cesse à cor et à cris comme un running gag, c'étaient 125kms et "Alive III " de Kiss !

(Texte de Zob et Photos de Michel Oosters)