KV OSTENDE - FC BRUSSELS

2 - 1

(11) Di 28/10/2012 / KV OSTENDE - FC BRUSSELS 2-1.

Coqu, Heris (80' Aalhoul), Tunani, Habarugira, Essikal (59' Tonini), Bonnes, Nollevaux, Nicaise (68' Karagianis), G.Cabeke, Siani, Gounongbe.

CR : Habarugira (93'). / CJ : Essikal, Habarugira, Nollevaux, Coqu. / Arbitre : Boucaut. / Assistance : 1550. / Classement : 18è.

33' Moreels (1-0), 39' Bonnes (1-1), 51' Depoitre (2-1).

Quel heureux hasard du calendrier (pour une fois que l'UB fait bien les choses) lors de cette semaine de la Toussaint : un déplacement à Ostende alors que je la passe systématiquement depuis 22 ans en famille à la Côte Belge (Flamande selon Bart) dans une petite bourgade où on y entend d'ailleurs bien plus la langue de Voltaire que celle de Vondel ! Ainsi donc, seulement 39 kms séparaient mon lieu de villégiature habituel de celui où notre équipe allait évoluer, une paille donc ! J'entrepris donc de prendre le chemin bucolique plutôt que l'autoroute et longeai les dunes et l'Yser pour rejoindre l'Albertparkstadion et sa capacité de 10000 places, en espérant que ce ne soit pas déjà sold-out. Après m'être garé à même un monticule de sable détrempé à quelques mètres de l'entrée visiteuse, je priai pour qu'il ne pleuve plus trop durant la rencontre sous peine de rester embourbé dans ce sable mouvant local ! Je me dirigeai donc vers le guichet pour obtenir le précieux sésame (13 euros debout et 14 assis), me fis fouiller par nos 3 stewards (ce qui est d'ailleurs bien plus l'occasion de se faire la bise et échanger quelques propos humoristiques plutôt que de se faire tripoter) et pénétrai dans l'enceinte. Heureux hasard, le couloir de béton emprunté pour se diriger vers les populaires vous propose d'abord les WC ainsi que la buvette. Bien entendu, j'optai pour la buvette afin de saluer tous les potes… et je n'y distinguai que deux serveurs, personne d'autre ! Je pris une chopine plastiquée et me dirigeai ensuite tout naturellement vers notre tribune debout et reçut un énorme uppercut en pleine tronche : 3 pauvres et malheureux supporters m'y attendaient ainsi que nos deux habituels garde-fous en civil ! Je me dis que j'avais dû me planter grave sur le changement d'heure de la veille, mais non il était bien 14h57, soit 3 petites minutes avant le début du match ! Visiblement, il n'y eut à nouveau pas assez d'inscrits pour un car, quel dommage, mais on sait pertinemment tous grâce à qui on doit ce dépeuplement génocidaire ! Sur les quelques minutes qui suivirent nous multipliâmes notre chiffre jusqu'à être 21 (23 si on compte nos deux sympathiques pandores), nous fûmes donc moins dans notre tribune que les joueurs sur la pelouse ! Nous nous amusâmes également à compter les nôtres en tribune assise VIP invitée : 28 de plus ! Vu qu'un de nos stewards possédaient 13 invits qu'il distribua très gentiment aux nôtres, il fut clair que le trésorier Ostendais dut, pour ne pas avoir pu glaner le moindre eurocent sur notre dos, nous maudire tous jusqu'à la trentième génération, celle qui verra peut-être un jour un club légitimement dénommé RWDM évoluer au Machtens en D1 !

Comble du ridicule, un couple de mascottes grotesques ayant, je l'espère, une connotation bien spéciale pour les locaux, déambulaient, dansaient et tournaient en rond sur les spasmes d'une chanson burlesque crachée par leur sonorisation médiévale… et ils n'allaient jamais arrêter même durant le match, heureusement que le ridicule ne tue décidément jamais sinon la foudre leur serait tombée dessus à bras raccourcis !
Ainsi donc, durant la semaine, JV aurait enfin plié sous les revendications de la " vieille " génération qui voulait envers et contre tout évincer Zaiour parce qu'il favoriserait bien trop la " jeune " génération à qui il aurait laissé passer bien trop de petits détails… c'est en tous cas ce que tout le monde racontait dans les travées. Vermeerschescu aurait alors déclaré aux délégués des frondeurs que maintenant c'était à eux de composer l'équipe et de lui prouver qu'ils avaient raison (90 min après, on connaissait la réponse hélas)… à vérifier bien sûr auprès de personnes mieux informées, quant à moi je ne fais comme d'habitude que relater les opinions fondées ou infondées circulant dans nos rangs et vous les exposer ! Pour certains, même la coqueluche du Mambourg ne serait qu'un pantin temporaire (même si j'imagine mal le personnage accepter telle mission) dans les mains (ou plutôt les pieds) de certains, bon Dieu beaucoup de frustrations dégoulinèrent à la Côte cet après-midi !

Comme usuellement, j'écoutai beaucoup me divertissant voire me délectant de tous ces bruits aussi divers que parfois loufoques et n'y crus vraiment que très modérément… jusqu'à ce que l'équipe pénétra sur la pelouse détrempée ! Apparemment, le putsch des anciens avait bel et bien eu lieu vu qu'on ne retrouvait plus aucun jeune dans le onze de base (ni Soufiane qui est de loin ce qu'on possède de mieux au back droit ni Aalhoul qui avait pourtant bien plus prouvé que certains autres). La disposition de cette équipe me sauta aux yeux et me rappela de suite les grandes heures sombres des Vander Eycken et Leekens (monsieur 90%) à la tête des Diables (quand ils n'en avaient alors que le surnom) : peu importe que personne ne joue à sa place de prédilection et que l'équipe soit balancée aussi harmonieusement qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, il suffisait de prendre les 11 noms les plus ronflants qu'on peut aligner (même si 5 d'entre eux revendiquent la même position sur l'échiquier) et on les disperse çà et là sur le tableau noir ! Ainsi, on retrouvait le pauvre Heris au back droit (alors que c'est sans doute le meilleur joueur défensif d'axe qu'on possède et qu'au back il est souvent dangereux… dans les deux sens), Bonnes au milieu droit en tant que débordeur, Nicaise dans le milieu de l'entrejeu, etc etc…
Si on se montra dangereux dès la 5ème minute sur un très beau corner délivré par Geoffrey, l'arbitre Boucaut aurait pu nous accorder un péno vu qu'un défenseur du littoral le percuta bel et bien le cuir de la main avant qu'une reprise pas assez puissante de Nicaise ne se fit contrer par le gardien Kudimbana. Ensuite, tirons le rideau, plus rien pendant un long moment dans cette équipe décidément complètement incapable de prendre le jeu à son compte et de proposer une construction fluide et meurtrière : qu'il semble bien loin le temps des Savi et Houri, snif ! J'eus également une pensée émue pour le pauvre Thierry Dailly, invité par un ami et présent en tribune d'honneur, qui a dû autant souffrir que nous devant ce triste spectacle ! Reconnaissons également que les Ostendais ne furent pas en reste et prestèrent également à un niveau indigne de leur classement, ce qui nous offrit un match dont les secondes s'égrainèrent comme des siècles !

En voyant l'entrain de certains sur la pelouse, je me mis à penser avec émotion aux 15000 personnes ayant injustement perdu leur emploi durant la semaine aux quatre coins du Royaume tandis qu'eux en possèdent un et le font visiblement à contrecœur ! Boucaut m'irrita également au plus haut point, sifflant sans arrêt de petites fautes (ou pas) contre nous dès qu'un Ostendais criait (visiblement, ils doivent beaucoup s'entraîner sur ce point et sans doute que Fredje Vanderbiest ne peut en aucun cas sélectionner le moindre de ses ouailles qui aurait une extinction de voix, ce serait bien trop préjudiciable !). En tous cas, ce Boucaut se ferait allègrement lyncher s'il officiait outre Manche !
Les joueurs Ostendais, visiblement, se souvenaient parfaitement de leur ancien collègue Essikal qui nous inquiéta au plus haut point durant la première demi-heure, ça passait comme dans du beurre et sans arrêt (au moins une dizaine de fois) ; heureusement, il se reprit quelque peu ensuite ! Le pauvre Gounongbe alterna déviations et énormes approximations techniques durant tout le match, et dire qu'il cadre tout à l'entraînement où il est pantagruélique : où est le problème docteur ?
Comme à chaque fois, ce qui devait arriver… Heris accomplit un long déboulé sur son flanc, pénétra dans le rectangle, ne trouva aucun équipier démarqué et perdit le cuir. Depoitre accomplit alors un long sprint sur tout notre flanc laissant Nicaise sur place et céda le ballon à Moreels qui décocha un tir croisé victorieux : 1-0 à la 34ème ! Mais un miracle se produisit moins de 300 secondes plus tard lorsque Bonnes y alla d'un slalom avant de distribuer vers Siani qui feinta et laissa courir vers Cabeke dont le centre millimétré fut victorieusement repris par le même Bonnes : 1-1, score sur lequel les acteurs finirent le premier time.

Le tournant du match se situa finalement à la 51ème minute lorsqu'un nouveau centre caviar de Geoffrey atterrit sur un complètement esseulé au petit rectangle Gounongbe qui, pour une fois, n'était pas dos au but et n'avait plus qu'à calmement le propulser au fond des filets adverses… hé bien non, il croqua tellement sa tête qu'elle ne sortit même pas avant le poteau de corner ! Bien entendu, notre ancienne connaissance qu'est Mika Jonckheere (encore un jeune pas assez bon pour nous, hein JV !) ne se priva nullement pour récupérer cette aubaine et lança magnifiquement Brouckart qui déposa le même caviar sur la tête d'un Depoitre au petit rectangle qui, lui, ne manqua bien sûr pas l'aubaine, et hop 2-1 alors que ça aurait dû être 1-2 quelques secondes au préalable ! Un miracle ne se reproduisant que très rarement, nous ne revînmes bien sûr pas au score ! Et pourtant, nous monopolisâmes comme jamais le cuir mais cette foutue domination sans réelle construction demeura à nouveau stérile malgré une dernière occase pour Gounongbe. Ces 10 dernières minutes nous permirent tout de même d'apprécier le superbe jeu très haut d'un Coqu aussi habile de ses pieds que de ses mains… il ne dépareillerait nullement à la place de certains finalement ;-) Stéphane fut d'ailleurs le seul à venir nous saluer après cette rencontre qui vit encore Boucaut exclure le pauvre Habarugira qui tenta simplement de se dégager sans violence d'un tirage de maillot qui durait depuis plus de 5 secondes sans que ce referee nouvelle vague ne daigne expirer dans son ustensile d'autorité. Semaine après semaine, on accumule indéfiniment les contreperformances, on continue inlassablement à s'enfoncer dans les tréfonds abyssaux (je dirais bien que les joueurs nous doivent une solide revanche, mais cette phrase pourrait être copiée/collée à la suite de chaque match depuis le mois de septembre) et, si notre JV national ne se décide pas à ENFIN mettre la main à SON portefeuille, ne nous leurrons pas, ce club est terminé ! Alors, JV, tu les bouges tes c******s avant que ce soit irréversible STP, il est grand temps non ???
Il se mit comme par hasard à alors pleuvoir plus intensément (comme pour coller à notre morosité) et je repris la zobmobile de suite pour faire le chemin inverse, mais vu mon humeur, fini le chemin bucolique, j'optai pour l'autoroute et Iron Maiden ! Heureusement, une heure après, j'oubliai tout en me rendant en bonne compagnie dans un de mes restaus préférés : De Mikke à Oostduinkerke où vous dégustez une splendide entrecôte argentine sur planche de bois agrémentée de frites et 4 sauces aussi succulentes que diversifiées… sans oublier leur mousse au chocolat et l'indispensable irish coffee pour finir… burps, tiens au fait c'était quoi le score de tantôt ? Quoi y avait match ? Ah bon ? Ouf, j'avais tout oublié !

(Texte de Zob, Photos de Martin Defour et De Mikke)