KFC DESSEL SPORT - FC BRUSSELS

0 - 1

(15) Sa 24/11/2012 / KFC DESSEL SPORT - FC BRUSSELS 0-1.

Coqu, El Banouhi, Tunani, Habarugira, G.Cabeke, Aalhoul, Nicaise, Bonnes (76' Nollevaux), Siani, Karagianis (46' Nahimana (86' Heris)), Gounongbe.

CR : Nicaise (2cj, 84'). / CJ : El Banouhi, Bonnes, Habarugira, Nicaise. / Arbitre : De Marneffe. / Assistance : 700. / Classement : 16è.

5' Gounongbe (0-1).

C'est avec plaisir que ce mardi 20 novembre je reçus un coup de fil de Mr Vermeersch m'annonçant qu'il voulait sponsoriser un bus pour les supporters désirant se rendre à Dessel en province d'Anvers (limite Limbourgeoise). Par contre, quelle déception… malgré plusieurs annonces via internet et même via la presse, et aussi un prix annoncé à 2 petits malheureux euros, à mon arrivée au café je n'avais hélas que 22 réservations !
Je demeurai toutefois motivé à organiser un bus, un peu mieux " rempli " qu'à l'habitude depuis ce début de saison. D'autant plus que les 3 têtes pensantes de notre club, le Président Johan Vermeersch ainsi que les deux Vice-Présidents Henri Uytterhaegen et Dirk Raspoet avaient bel et bien confirmé leurs présences. A mon arrivée au café " La Fontaine " nulle trace d'eux, mais notre trio directionnel débarqua bien comme prévu quelques minutes avant notre départ.

A noter également que le Président insista de suite pour que personne ne paie le bus et rallongea donc la différence de sa poche, notre moyen de locomotion devenant ainsi totalement gratuit. En tant qu'organisateur du bus, je ne pouvais qu'être ravi, voire fier de cette louable initiative. J'entendis même un écho me susurrant que ce ne serait sans doute pas la dernière fois cette saison, affaire à suivre. Ma fierté ne fut cependant que de courte durée car, suite à une erreur de GPS, nous dûmes faire un énorme détour qui nous coûta pas loin de 20 minutes de retard. Apparemment, les satellites qui gravitent au-dessus de Dessel ne Desselèrent (ndlr : décelèrent) pas le chemin adéquat pour nous emmener à bon port. Ce fut donc hélas dans le bus que nous apprîmes que les rouge et noir avaient ouvert le score dès la 5ème minute via la tête de Gounongbe. Bonne nouvelle donc, alors que nous cherchions encore en vain le chemin du stade.

Enfin arrivés, comme préalablement annoncé, un seul lieu de vente pour les tickets, tout comme une unique entrée pour les deux camps de supporters. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, tout en traversant les ¾ du pourtour le long du terrain, je reçus plusieurs " goedenavond " de la part de supporters Desselois, et ce malgré le gros logo du Brussels cousu sur ma veste. Quel plaisir de savoir que la sympathie et la convivialité existent encore dans certains stades de foot en 2012 ! Bref, je retrouvai donc mes collègues supporters et là, quel étonnement, nous n'étions pas que 22 mais une bonne cinquantaine, certes pas spécialement bruyants mais présents tout de même ! Au niveau sportif, vous comprendrez aisément que je n'ai pas vu grand-chose de la première mi-temps si ce n'est que le Brussels ne jouait pas mal du tout. La pause arriva très vite, et, tout comme en tribune 1, nous eûmes droit à de la limonade dénommée Maes. Quelle déception de ne pas pouvoir boire une vraie bonne bière (enfin chacun ses goûts).

Sportivement, la seconde période aurait pu être fatale à n'importe quel supporter bruxellois souffrant de problèmes cardiaques. Personnellement, je ne dénombrai pas moins de 5 arrêts spectaculaires, impressionnants mais surtout déterminants de notre gardien Coqu. Sans lui, on ne serait jamais rentrés avec 3 points mais plutôt en frôlant une grosse indigestion. Effectivement, la tactique Desseloise avait diamétralement changé au time et obligeait nos joueurs à reculer très bas en défense tout en formant heureusement un bloc aussi homogène que bien organisé malgré les nombreux assauts locaux. Si notre défense plia fréquemment sous leur joug, jamais elle ne rompit ! Notons tout de même que plusieurs de nos joueurs incertains avant le match tinrent bien les 90 minutes tandis que d'autres blessés prirent finalement part au jeu ou demeurèrent sur le terrain en mordant sur leur chique. C'est donc avec un panache exemplaire et une envie grosse comme ça que ce groupe affaibli s'arracha pour garder ses filets inviolés.

Petit mot tout de même concernant Mr De Marneffe, l'arbitre du match. Que ce soit des côtés visiteur ou visité, j'ai rarement connu tout au long d'une rencontre des décisions aussi farfelues, biscornues, insolites et j'en passe… et encore j'avais raté le début du match ! A un point tel que j'en rigolai systématiquement avec un supporter de Dessel ! Un centre dévié par un défenseur Bruxellois entre le goal et le drapeau de coin, tout le monde (linesman inclus) y vit un indiscutable corner que même un diablotin aurait pu siffler, mais non, l'homme en jaune offrit la balle à Coqu ! Des cartes jaunes pour des épaules contre épaules anodins mais aucun coup de sifflet pour des tacles appuyés 2 pieds en avant. Gageons que pour sa Saint-Nicolas Mr De Marneffe aura sûrement commandé le livre " l'arbitrage pour les nuls "… pourvu que le Grand Saint l'exauce. Par contre, il n'oublia nullement la traditionnelle carte rouge (2x jaune à Nicaise) pour le Brussels. Je critique rarement les arbitres (surtout en cas de victoire de mes couleurs d'ailleurs), mais là il convenait vraiment de le signaler !

En fin de match, tous les joueurs vinrent fêter la victoire avec nous. Ce fut fort agréable d'enfin revivre ce genre de communion entre joueurs et supporters. Pour info, Johan, Henri et Dirk reprirent bien le bus avec nous, mais ce dernier, sans doute épuisé par la longue route de l'aller, tomba dans les bras de Morphée durant toute la durée du retour ! Quant aux joueurs, je ne sais pas s'ils se lavèrent au Karcher ou pas du tout, mais leur bus nous dépassa sur l'autoroute. Peut-être que le club de Dessel ne leur avait pas préparé de sandwiches… Pour conclure, je dirais que jouer la tête on le fera jamais, MAIS avec une envie pareille et une telle motivation, on quittera bien vite la zone rouge qui nous préoccupe tous. Merci les gars !

(Texte de Jérémy Van Aerde, Photos de Sébastien Sterpigny)