FC BRUSSELS - LOMMEL UNITED

1 - 3

(16) Sa 01/12/2012 / FC BRUSSELS - LOMMEL UNITED 1-3.

Coqu, El Banouhi, Tunani, Habarugira, G.Cabeke, Siani, Nollevaux, Bonnes (80' Essikal), Aalhoul (29' Heris), Tonini (75' Karagianis), Gounongbe.

CR : Nollevaux (18'). / CJ : Habarugira, Gounongbe. / Arbitre : Boelen. / Assistance : 400. / Classement : 16è.

18' Meeus (pen) (0-1), 28' H.Vanaken (0-2), 44' Gounongbe (1-2), 93' Scheelen (1-3).

Qu'il me soit hélas permis de commencer cette review de la façon la plus dramatique qui soit. Ce n'est habituellement pas mon genre d'être des plus sérieux dans cet exercice, mais je me permettrai tout de même de débuter cette prose en relayant un message vraiment inquiétant déjà moult fois répercuté par les associations Child Focus et Marc & Corinne dans tous les médias du Royaume. Il s'agit d'une disparition d'enfant qui, après une bonne semaine, n'a toujours pas encore été cataloguée ni en fugue ni en disparition inquiétante ni en enlèvement par un tiers. Soyez donc SVP très attentifs à ce qui suit et partagez abondamment cette alerte enlèvement, c'est une question de vie ou de mort. Le petit Christopher N. a disparu le samedi 24 novembre vers 22h15 à Dessel. Il aurait normalement dû se diriger vers la gare des Guillemins de Liège le samedi soir et rejoindre le Machtens Stadium le lundi. Plus personne ne l'a revu depuis. Aux dernières nouvelles, il était revêtu d'un maillot de foot rouge et noir floqué du numéro 17 dans le dos et d'une pub Elect-Râ cachée par de grands bandeaux noirs sur l'avant. Il arborait également un short noir sponsorisé Opel et des chaussures 44 à crampons maculées de boue Desseloise. Les parents sont anéantis et demandent aux ravisseurs ou au bambin de se manifester le plus vite possible. Son papa, Johan Vermeersch, et sa maman, Didier Beugnies, nous assurent que soit ils pardonneraient leur rejeton pour cette fugue inopinée et n'exigeraient aucune sanction soit ils paieraient sans discuter les malfrats. Mesurant 1m76 pour 76kgs, le petit Christopher fait plus âgé que son âge et présente un métabolisme pileux avancé au menton tout en arborant un crâne dégarni, il présente une anomalie aux vertèbres dorsales et marche ou court fort courbé en regardant sans cesse le sol. A noter qu'il fait partie d'une ethnie extrêmement rare et en voie de disparition dans nos contrées : c'est un attaquant. JE COMPTE SUR VOTRE CIVISME POUR NOUS AIDER A LE RETROUVER SAIN & SAUF ET PRESERVER CETTE RARISSIME ESPECE !!!

C'est sous un déluge de neige que j'entrepris de me rendre vers le Machtens, mais au fur et à mesure que je me rapprochai de Bruxelles, la tendance s'inversa. De neige à La Louvière, elle devint grêle à Nivelles et finit en pluie à Bruxelles, rendant le terrain gras et les studs instables. Après un avant-match très agréable au socio avec Jérémy (qui n'avait pas oublié d'ouvrir son coffre-fort pour moi, private joke), direction les escaliers nous menant à notre tribune. Inutile d'encore revenir sur notre assemblée qui présentait toujours le même malingre menu assorti d'un manque d'ambiance hélas devenu coutumier ! Les locaux avaient déplacé un car et une grosse soixantaine de visiteurs avaient accompli le long périple vers la capitale. Munis d'une grosse caisse, ils furent tout au long de la rencontre bien plus en voix que les nôtres, aussi aphones qu'amorphes ! Les Lommelois se permirent même un " On est chez nous " (ndlr : en français, oui oui !) qui ne reçut aucun écho au sein de notre side !

Lorsque les joueurs montèrent sur la pelouse, je fus estomaqué par la différence de taille et de physique entre les deux équipes : on aurait vraiment dit une équipe de cadets jouant contre des hommes ; même Bonnes et Gounongbe semblèrent être des nains de jardin en comparaison de nos adversaires du soir. Dès la mise en jeu, les Lommelois se ruèrent à l'assaut de notre cage. Nous fûmes directement impressionnés par leur condition physique, leur vitesse en mouvement, leur technique et leur force de percussion. Mais que pouvaient-ils bien foutre en 12ème position du classement actuel ? On jouait depuis moins de 5 minutes que je disais déjà à mon pote Eric que Tunani battait le beurre sur ce lourd terrain. Il avait déjà montré à 2-3 reprises qu'il n'arrivait ni à se retourner ni à démarrer, qu'il était complètement amorphe comme sous haute dose de somnifère ! Je déclamai dès lors qu'il fallait vite le sortir et le remplacer par le bien plus rapide Héris dans l'axe sans quoi nous courrions à la catastrophe ! Dieu soit loué, Beugnies le remarqua aussi… mais hélas une demi-heure plus tard, à 0-2 ! Vraiment pas réactif le Tintin du Mambourg sur ce coup-là, franchement, la défaite doit lui être au moins autant imputée qu'à Tunani, mais bon, on ne s'improvise par entraîneur d'une équipe A en 1 mois, sans quoi ça se saurait !

Durant ce premier quart d'heure, Stéphane Coqu se multiplia et accomplit des miracles pour tenir le zéro au marquoir sans n'être jamais aidé le moins du monde par sa défense centrale. A la 18ème minute, sur un ballon anodin, Tunani torpilla irrémédiablement notre rencontre. Il cafouilla, trébucha et perdit incompréhensiblement le cuir au profit d'un adversaire qui n'en demandait pas autant pour s'en aller défier notre gardien, le dribbler et… se faire accrocher par derrière par le pauvre Jérôme qui comptait vraiment sur ce match pour récupérer une place de titulaire et dut se sacrifier sur cette phase. Pénalty on ne peut plus logique, mais une carte rouge bien trop sévère vu qu'un autre défenseur était revenu entre l'attaquant adverse et nos filets. D'après notre arbitre Speedy, une jaune aurait été on ne peut plus logique et bien suffisante ! Bah, c'est pas qu'on n'est pas habitués à jouer à 10 vu que c'est tout de même notre 8ème carte rouge en 16 rencontres, excusez du peu, mais prester 72 minutes à 10 contre un adversaire qui nous surclassait dans tous les domaines, ça n'avait franchement rien de bien réconfortant.

Comme de bien entendu, le pénalty fut transformé sans anicroche : 0-1 ! On reçut ensuite 2 belles occasions pour rétablir la parité au marquoir mais la volée de Tonini lécha l'extérieur du poteau et Gounongbe buta sur le gardien adverse. Tunani y alla encore de quelques grosses approximations et oublia de concurrencer un ballon dans les airs avec Vanaken qui ne se fit pas prier pour conclure : 0-2 bien tassé, rien à redire ! Notre " coach " sortit alors de son sommeil et décida ENFIN (alors que les carottes étaient carbonisées) de faire rentrer Héris dans l'axe de la défense. Je m'attendis alors à voir sortir le pauvre Tunani tant il était (pour une fois) à côté de son match, mais il fut sûrement plus facile pour notre Mourinho de sacrifier sur l'autel de son manquement de coaching le jeune Redouan Aalhoul. Ainsi, Tunani rejoignit sa place de prédilection dans l'entrejeu où, sûrement moralement abattu, il sembla traîner son ennui et ne sprinta jamais lors de cette première mi-temps. Entretemps, on s'était privé de notre milieu le plus vif, le plus infiltreur, le plus constructif et le plus… finisseur, quelle gravissime erreur ! Coqu nous sauva encore à deux reprises avant que, contre toute attente, Gounongbe ne claque imparablement une surpuissante tête dans le plafond de Thoelen consécutif à un centre impeccable de précision de Tonini : 1-2 au moment du café chaud (pour les joueurs du moins) !

Les rouge et noir attaquèrent la seconde mi-temps avec beaucoup plus de détermination et faillirent égaliser à la 53ème lorsque, sur un corner, une tête de Bonnes fut hélas sauvée à même la ligne de but par un défenseur adverse ayant eu la très mauvaise idée de se situer là ! Notre ferveur s'éteignit ensuite tout doucettement (on ne joue pas impunément à 10 contre 11 durant 72 minutes sans en ressentir tôt ou tard les effets physiques néfastes). Notre coach, selon moi, commit une nouvelle bévue lorsqu'il décida à un quart d'heure du terme de lancer Karagianis à la place d'un Tonini qui semblait pourtant être le seul à encore tenir la dragée haute aux monstres Campinois… comprenne qui pourra ! Le pauvre Karagianis ne put d'ailleurs jamais rivaliser physiquement avec nos visiteurs d'un soir et demeura invisible durant tout son temps de jeu. Coqu soulagea bien sa défense en jouant haut, tel un libéro, mais rien n'y fit. Au contraire, Stéphane, après avoir à nouveau réalisé moult prouesses, dut s'avouer vaincu lors de son ultime face à face avec Scheelen à la 93ème : 1-3, score final !
Le match terminé, je déclinai même l'agréable proposition de Speedy, à savoir descendre quelques liquides jaunes houblonnés (pas fou la guêpe, c'est la St Eloi et la maréchaussée est aux aguets) et j'enfourchai de suite la zobmobile pour rejoindre mes pénates en me disant que finalement il y aura certes quelques heureux soubresauts sporadiques agrémentés de quelques victoires, mais que le mal était tout de même bien plus profond à partir du moment où on voulait faire le jeu… vite des renforts offensifs au mercato sans quoi ce sera au mieux la place de barragiste !

(Texte de Zob, Photos de Sébastien Sterpigny)