KSK HEIST-OP-DEN-BERG - FC BRUSSELS

0 - 2

(18) Me 19/12/2012 / KSK HEIST - FC BRUSSELS 0-2.

Van den Eynde, Nollevaux, Heris, Habarugira, G.Cabeke, Tonini (70' Karagianis), Bonnes (90' El Banouhi), Nicaise, Tunani, Siani, Gounongbe (90' Essikal).

CJ : Karagianis, Tunani. / Arbitre : Gleton. / Assistance : 858. / Classement : 16è.

54' Siani (0-1), 86' Gounongbe (0-2).

C'est où encore ce satané patelin d'Heist-op-den-Berg ? Bien que je m'y sois rendu les 2 années précédentes, attention, concentration maximum en planifiant mon GPS Jean-Jean sous peine de me retrouver à Heist (entre Knokke et Blankenberge) plutôt qu'à Heist-op-den-Berg (entre Malines et Westerlo). Je préconise stratégiquement d'organiser ma recherche plutôt via le code postal 2220 (bien moins risqué) que via la bourgade en question, car il subsiste tout de même la bagatelle de 137kms entre les 2, un gouffre abyssal ! Après 75 minutes de trajet (dont les 25 dernières hors autoroute pousseraient le gagnant de l'euromillion au suicide), nous voici arrivés… et je ne reconnais nullement le petit stade bucolique perdu en plein milieu des champs sans en dépareiller le moins du monde la ruralité ambiante ! Des pylônes aux quatre coins du terrain visibles à 5kms de là (autre chose que ceux du Petit Heysel entre parenthèses), des flics omniprésents (mais très sympas… et bilingues malgré la proximité d'Anvers et son antéchrist ex-mangeur de frites et de gaufres) nous indiquant la chaussée où garer la zobmobile car plus d'accès au tout petit parking habituel jouxtant la buvette ! Que s'est-il passé ? Je ne reconnais plus rien… et pour cause ! En effet, tous les alentours sont impeccablement macadamisés, un énorme Sporthall construit à même le dos de la buvette… elle-même agrandie (youpie) et les bulldozers sont prêts en face pour y construire un rajout à leur tribune assise… bon Dieu, ça bouge à Heist (même constat qu'à Bocholt en début de saison contre Bleid Molenbeek), quand on voit que notre Temple se noie dans l'immobilisme alors que son locataire actuel est logiquement un professionnel du domaine : où sont passés les magasins, cellules commerciales ou autres bureaux prévus il y a une décennie derrière le goal où la végétation est désormais reine ? Y aurait-il plus d'argent ou plus de bonne volonté en Flandres qu'à Bruxelles ? Hum hum hum baliverne !

Après nous être délestés des 10 euros nécessaires pour notre sésame, nous contemplâmes leur magnifique et conviviale buvette vitrée d'où on ne voyait plus que la moitié du terrain (dû à la demi-tribune assise visiteuse). Les mauvaises langues m'accompagnant (et qui s'étaient rendus à Mouscron quelques jours auparavant) me firent constater qu'on pourrait y rester si ça avait été le côté de notre défense, vu que de l'autre côté il y aurait peu de chance d'y voir quoi que ce soit, le torticolis nous guettant donc. Aucune boisson houblonnée locale représentée et donc à tester (seuls Maes et Stella figuraient au menu), mais de magnifiques cadres reprenant chaque photo annuelle de l'équipe depuis 2000 et une double page couleurs recto-verso avec les compos d'équipes offerte…

Sortant du guet-à-pintes, direction notre tribune pour y constater avec plaisir que nous étions une petite centaine (score plus égalé away depuis belle lurette), c'était bien nécessaire pour soutenir et encourager nos boys dans ce satané match à 6 points qui avait tout du coupe-gorge ! On jouait à peine depuis 3 minutes que, sur corner, un défenseur adverse catapulta son heading sur la barre transversale de Seb Van den Eynde, suppléant la pauvre Stéphane blessé à l'épaule. Nous mettions certes bien le pied sur tous les ballons, mais comme d'habitude cela péchait grandement à la construction ainsi qu'en percussion offensive, rien à se mettre sous la dent en première mi-temps si ce n'est un shot écrasé sans danger de Siani à la 13ème et un accrochage dans le rectangle entre le gardien adverse et Gounongbe qui eut le tort de tomber théâtralement à la Jovanovic… mais on n'est pas le Sporting des Pénalties, et donc rien ! A la 14ème nous faillîmes encaisser quand une reprise en un temps de l'avant-centre local lécha notre cadre sous les yeux d'un Van den Eynde irrémédiablement battu. A la 40ème survint ce qui, on ne le savait pas encore, allait sans doute devenir les prémices du grand tournant du match : sur une longue ouverture de Geoffrey, Fredje descendit seul balle au pied dans le camp adverse face à 4 adversaires et aucun équipier disponible, il se rua au milieu d'eux et obtint la seule chose possible, un coup-franc et une carte jaune pour Van Dooren (avouons que ce genre de contact au basket aurait plutôt valu une faute offensive que défensive, mais prenons sans discuter tout ce que l'on nous donne, c'est tellement rare !). Strictement rien d'autre à se mettre sous la dent et donc autant se remplir le gosier pour décortiquer cette première mi-temps relativement insipide atteinte sur le score de 0-0… si ce n'est la participation enjouée et amusée de notre linesman " Patrick ". Répondant sans cesse à toutes nos gamineries ou autres zwanzeries, ce dernier n'arrêta jamais de nous répondre discrètement avec humour et sourire ! Bravo à lui, s'il n'y avait jamais que des peïs en noir (quoique là il arborait l'orange d'ING) comme lui, on ne ferait même plus de campagne pro-respect envers cette corporation, ça coulerait de source. Les Saadouni, Bourdouxhe, Gumienny et autre Vervecken ferait bien de s'inspirer de ce bon enfant quidam.

A la mi-temps nous discutâmes beaucoup de la bonne volonté de Tonini qui n'arrêtait jamais de courir sur son flanc, mais aussi de la mauvaise volonté ou maladresse de ses partenaires qui lui distillaient autant de ballons inaccessibles soit 3 mètres au-dessus de lui soit 30 mètres trop loin, des passes qui n'auraient pu être exploitées ni par un basketteur des Lakers ni par Usain Bolt lui-même ! Signe précurseur ou pas, on rejouait depuis 3 minutes quand Fabio reçut le cuir dans les pieds et dans le sens de la marche, il se débarrassa d'un adversaire, s'en vint défier le dernier défenseur Van Dooren qui le sécha : deuxième bristol jaune synonyme d'un permis anticipé pour la douche et les vestiaires. Pour une fois que c'était l'équipe adverse qui se retrouvait en infériorité numérique, inutile de sortir nos mouchoirs, il pleuvait bien assez ! Nous ne mîmes que 5 petites minutes pour en profiter. On obtint un coup-franc extrêmement décentré que Siani distilla dans le paquet. Cinq joueurs des 2 camps se ruèrent dessus sans l'effleurer, ce qui perturba le gardien adverse dans ses appuis, et le ballon rentra directement dans le but après son rebond : 0-1, on était sur du velours, du moins le croyait-on. A la 61ème un centre adverse trouva un Vermeiren complètement esseulé au petit rectangle et qui claqua heureusement sa tête sur Van den Eynde qui joua à la savonnette marseillaise avec le cuir avant de chanceusement le récupérer, on l'avait échappé belle ! On ne retint pas bien la leçon puisqu'à la 83ème une nouvelle tête adverse heurta le dessus de notre transversale. Heureusement, on tua tout suspense à 3 minutes du terme lorsqu'un excellent corner de Karagianis fut coupé par une non moins magnifique tête de Fredje qui donna au score son allure définitive : 0-2 et Heist relégué à 4 points, de quoi donner du baume au cœur et passer des fêtes au chaud pour les joueurs et supporters… en attendant la " non-surprise " traditionnelle de notre " non-réception " de la licence et notre interdiction chronique de transférer… sans quoi, si on l'obtenait enfin du premier coup, je finirais même par croire au Père Noël, fêter Hanouka, discuter avec le Djinn, organiser une Bar Mitzvah, inviter la petite souris à bouffer mes dents de sagesse et même m'agenouiller plein de dévotion devant Saint JV… non là je déconne ! Bonnes fêtes de fin d'année à tous sauf à notre direction qui devra (du moins l'espère-t-on) plancher sur les innombrables documents manquants pour l'octroi de cette satanée licence !

(Texte de Zob, Photos copyright de Robar)