ROYAL BOUSSU DOUR BORINAGE - FC BRUSSELS

2 - 0

(27) Me 20/03/2013 / BOUSSU DOUR - FC BRUSSELS 2-0 (match reporté du Di 20/01/2013).

Van den Eynde, El Banouhi, Tunani, Habarugira, Eyenga Lokilo, Virgone (69' Maatoug), Nicaise (76' Nagayama), Nollevaux, Aalhoul, Gounongbe, Nahimana (76' Zahid).

CJ : Virgone, Nicaise. / Arbitre : Deckers. / Assistance : 200. / Classement : 15è.

76' Lemoine (1-0), 82' Ouejdide (0-2).

Après une victoire (enfin !) à Audenarde, c'est un petit déplacement sympathique dans le Borinage qui nous attendait en ce milieu de semaine de l'ère glacière. Comme à chaque fois, on savait pertinemment bien qu'il y aurait moult remplacements dans l'équipe de base, mais, cette fois, c'était logique vu qu'on ne pouvait aligner les " renforts " du mercato et donc n'utiliser que les valeureux joueurs du premier tour toutefois amputés de tous ceux qui se virent montrer la porte de sortie (qu'ils considèrent finalement tous comme un soulagement !)… autant dire que pour accoucher des 18 gladiateurs potentiels il fallut vraiment racler les fonds de tiroir à cause des blessures ou retours de blessures des Cabeke, Kawaya et Bilgic, sans compter qu'apparemment Tonini et Doudouh s'étaient vu signifier de s'entraîner avec le noyau B qui, au vu des gamins siégeant déjà sur notre banc, doivent désormais tous pouvoir encore rentrer gratos dans les parcs d'attraction !

Autant le dire tout de go, nos approches vers le stade Vedette furent pour le moins laborieuses dues à des stewards apparemment aussi néophytes qu'incompétents. " Où est le parking visiteurs ? " " Heu, je crois pas qu'y en aie un ! " Belote et " vous pouvez vous mettre au parking des supporters de Boussu et puis vous ferez tout le tour du stade à pieds ! " On s'y gare et là rebelote " Non, vous pouvez pas, c'est interdit par la loi foot, vous devez rebrousser chemin sur 2 kms et là, après le casse-vitesse, c'est votre entrée de parking visiteurs ! " On le fait, on se retrouve sur des chemins " propriété privée avec barrière ne pas franchir " pour tracteur ou autre 4x4 qui fait tout le tour champêtre de la commune pour aboutir… au même parking, mais côté visiteurs, à 12 mètres d'où on était auparavant parqués, risible ! Mais bon, il parait que c'est pour que les supporters des deux camps ne croisent pas ! C'est vrai qu'on devait être au bas mot une grosse quinzaine (6 voitures) et qu'il y avait plus de stewards que de spectateurs ! Notez que de l'autre côté, ce n'était pas mieux, personne dans leur tribune latérale si ce n'est leur horripilante fanfare mi-carnaval mi-fransquillonne composée d'une petite vingtaine de supporters !

Mais le pire était à venir avec leur speaker qui rassembla négativement tous nos commentaires d'avant-match. Impossible de supporter cela plus de 20 secondes durant ! Il devait sûrement être sous " influence ", il avait dû aller se fournir de l'autre côté de la proche frontière française sans que Poelvoorde ne le contrôle, pas possible autrement. Criard, voix de crécelle, tantôt chanteur tantôt gueulard, haranguant la foule composée de 100 personnes maximum, visiteurs et stewards compris ! On quêta parmi nous pour lui trouver une bonne quinzaine de Xanax, en vain hélas ! On dut bien, pour la sauvegarde de nos pavillons auditifs, se réfugier dans le box buvette visiteurs toujours aussi agréable : serveurs hyper sympas, Jupiler bien fraîche et radiateurs fort prisés (hein Cindy !?). On place tous nos petits pions théoriques et on se prend pour des sélectionneurs PS3-Xbox-Nintendo (3 marques à citer, obligatoire !). Qui mettre au back gauche ? Y déplacer Soufiane et mettre Bilgic back droit ? Qui articuler autour de Bonnes pour avoir la meilleure disposition offensive ? Hé bien, rien de tout ça, ce sera le jeune Eyenga Lokilo qui s'y collera au back gauche et le pauvre Bonnes prendra place sur le banc. Avouons-le, il n'y eut pas une âme chez nous qui comprit la non-titularisation de Bonnes que tout le monde considère indiscutablement comme le meilleur de nos " restants " du premier tour ! Décidément, Benji Nicaise nous étonnera toujours, mais était-ce bien lui qui finalement opérait la sélection ou sont-ce ses acolytes sur le banc, voire dans les tribunes ? On s'étonna tous qu'un caractère aussi trempé puisse accepter un tel cas de figure… plus pour longtemps !

Le match débuta et nous arborions un magnifique maillot extérieur noir, du plus bel acabit. Le jeune Eyenga Lokilo eut fort à faire, il cafouilla ses interventions, tenta des interceptions à contretemps et se fit souvent trouer dans le dos durant tout le premier quart d'heure, il nous fila la chair de poule (pas dur avec ce froid glacial), mais se reprit heureusement ensuite. Le Captain Soufiane dynamisa de la voix ses troupes et donna tous les coups de pied arrêtés, c'est sûr il a pris du galon ! Le reste de l'équipe nous offrit tout l'apaisement nécessaire et on maintint très facilement cette équipe franco-algéro-boraine qui vise toujours la 5ème place. Nahimana, de retour en grâce, embêta tant et plus l'arrière-garde locale de par sa vitesse, il se créa même une kyrielle d'occasions qu'il cafouilla et galvauda à l'envi ! Il se présenta à trois reprises an face à face avec le gardien mais oublia tantôt le ballon derrière lui après l'avoir allègrement piétiné, croqua ensuite son envoi et n'appuya enfin pas assez sa frappe, pas de doute, il n'avait pas changé ! L'arbitre, pourtant excellemment placé à 3 mètres de l'action, omit même (sciemment ?) de nous accorder un pénalty quand il nous offrit un coup-franc direct à la limite du grand rectangle alors que l'action s'était bel et bien déroulée 2 mètres plus loin ! Sans doute s'était-il dit qu'on le louperait de toute façon ?! Alors que Van den Eynde passait un match on ne peut plus tranquille et que nous aurions dû mener par au moins deux buts d'avance à la mi-temps, celle-ci fut sifflée sur un score de parité vierge ! Et dire qu'il y avait bien un an qu'on n'avait plus eu autant d'occasions en une mi-temps… quelle stérilité !

Après une heure de jeu, on espérait tous la montée de Bonnes pour redynamiser une équipe qui, logiquement en manque de temps de jeu, recherchait visiblement et en vain son second souffle. Là, une nouvelle fois, nos changements s'avérèrent, comment dire, fantaisistes, voire incompréhensibles pour le commun des mortels. Ainsi se succédèrent sur la pelouse avec la même bonne volonté mais strictement aucun apport positif sur le jeu les très jeunes Maatoug, Nagayama et Zahid en place des Nicaise, Nahimana et Virgone, de quoi littéralement s'auto-trucider sur l'autel des sacrifices (un sport national chez nous depuis des décennies). Certains avancèrent une réflexion intéressante : le rachat du club serait-il moins onéreux pour les repreneurs si on chutait expressément en D3 ? J'en doute fortement, mais s'il y avait la plus infime once de vérité dans ces allégations, ça expliquerait énormément de choses pour nous tous, notamment concernant les compositions d'équipe et le récurent turn-over de trainers qui nous vaudra bientôt le Guiness des records (même si la plupart préfèreraient la boire qu'y figurer).

L'entraîneur Français Arnaud Mercier, lui, y alla en tous cas d'un remplacement de génie lorsqu'il fit rentrer Lauriente et la rencontre bascula définitivement. On jouait la 76ème minute lorsque leurs joueurs firent le siège de notre petit rectangle et entourèrent un Van den Eynde du coup incapable d'intervenir. Le corner fut aérien et on ne peut plus rentrant, comme à l'entraînement : 1-0 ! Avec les changements effectués, nous étions déjà résignés et savions pertinemment bien qu'on ne reviendrait jamais au score ! Pire, 5 minutes plus tard, l'équipe encaissait encore le coup porté au moral quand Ouejdide fut lancé en profondeur, Habarugira se fit berner et l'attaquant Borain ne se fit pas prier pour secouer violemment nos filets et porter l'estocade, n'est pas Nahimana qui veut : 0-2, match terminé malgré les 8 minutes restantes ! Encore une défaite imméritée dans les valises, mais rien d'étonnant à cela quand on oublie aussi fréquemment de scorer à autant de reprises et qu'on s'imagine avoir les " moyens " de snober un Bonnes ! Hop, on ne s'attarde pas, recherche d'un restaurant local (que je connaissais tous pour avoir bossé dans la région durant 12 ans), mais, comme d'habitude, ils ferment tous en semaine à 22h… sauf les courageux Chinois bien sûr ! Direction donc le Rong Xing d'Hornu où le menu saveur 7 plats tenta courageusement de diminuer notre morosité. Prochaine étape du calvaire dans 4 jours contre les Télétubize pour notre deuxième des trois matches remis pour intempéries… et ça continue encore et encore, c'est que le début d'accord d'accord !

(Texte de Zob, Photos copyright de www.stades.ch)