KVV COXYDE - RWDM BRUSSELS

2 - 2

(Pen : 5-4)

1/64 - Di 17/08/2013 / KVV COXYDE (Div 3A) - RWDM BRUSSELS 2-2 (Pen : 5-4).

Van den Eynde, N'Diaye, Labor, Kargbo, Cabeke, Nicaise (35' Somé), Mathieu, Seoudi, Tonini (67' Doudouh (93' Camara)), Bilgic, Bouyfoulkitne.

CJ : Bilgic, N'Diaye. / Arbitre : Lagaert. / Assistance : 700. / Eliminé.

37' Somé (0-1), 95' Vanraefelghem (1-1), 103' Camara (1-2), 116' Ternier (2-2).

Pen In : Kargbo, Cabeke, Somé, Seoudi. Pen Out : Bilgic.

Après un aussi surprenant que jouissif début de championnat sur les chapeaux de roue, notre équipe se voyait proposer au menu un premier tour de Coupe de Belgique à la Côte, de quoi vivifier d'iode les poumons des Brussels Boys. C'est donc le KVV Coxyde (hé oui, vous avez bien lu, le KVV Coxyde et non le KVV Koksijde, ce qui ne doit pas plaire outre mesure à un certain Bart) qui nous attendait de pied ferme au bord de son terrain full synthétique qui abîme tant les articulations. Il drachait à cordes sur tout le pays depuis la veille au soir, ce qui fit sans doute reculer certains hésitants, mais eut aussi comme conséquence que d'autres présents le furent en jeans et manteaux… alors que c'était full sun au littoral ! En tous cas, le bus scolaire avait connu un succès sans précédent lors de cette dernière décennie, il était sold out (49 âmes rouges-noires-blanches) depuis plus de 48h, et démarrait de Bruxelles à… 9h du matin ! Pas de risque donc d'arriver en retard vu que le match était programmé pour 16h ! Ayant opté sagement et diplomatiquement pour un conventionnel déplacement en voiture, j'arrivai au stade vers les 15h20, de quoi tester la vélocité des " buvettemen " locaux qui, avec un accent à couper à la hache, nous faisaient le grand plaisir de parler français, mooi ! A signaler aussi le prix de la pinte : 1,80 € (ça devient tellement rare en-dessous des 2 €). Le bus arriva ensuite sur le parking du stade avec à peine la moitié de son contingent, l'autre moitié étant encore au restau et revenant à pinces de la zeestrand (on n'a plus 20 ans, hein Steph Dejaegher !). Et on les entendit arriver, accompagnés de puissants chants Molenbeekois retentissant dans les ruelles avoisinant le stade Henri Houtsaeger, du nom du brasseur local qui lui octroya son appellation (on ne voit vraiment ça que dans les petits clubs comme… Andermerde notamment). Cela faisait déjà 10 minutes que j'observais sans cesse leur mascotte sans pouvoir le moins du monde discerner ce qu'elle pouvait bien représenter comme animal, humain ou végétal. J'entrepris donc de me renseigner auprès de locaux qui m'apprirent qu'il s'agissait de " Henri de Zeehond " ! OK, donc, cette peluche géante était censée ressembler à un phoque… je vous laisse vous faire votre propre idée sur les photos ci-jointes !

Malgré le long déplacement, la drache dans tout le reste du pays et le fait qu'on soit encore en période de vacances estivales, nous avions déplacé un fort beau contingent de supporters, dont beaucoup de bonnes vieilles gueules " vintage " qui firent de ce match un " Perdu de Vue " grandeur nature… et donna de l'arthrite aux coudes des deux buvettemen peu habitués à une telle cadence de production. On nous fournit très gentiment une feuille de match et, force fut de reconnaître, que Didier Beugnies prit moult risques en laissant sur le banc son gardien titulaire, son milieu créatif, son patron de l'entrejeu et son seul attaquant de pointe… choix très risqué qu'il justifia ensuite par de petits bobos (imaginaires ou pas ? A vous de voir !). Quel ne fut pas notre étonnement en constatant tout autour des tribunes le nombre impressionnant de panneaux publicitaires (bien plus nombreux qu'au Machtens). Les moindres gargotes ou estaminets locaux y étaient représentés (dont De Mikke d'ailleurs) et, au beau milieu de toutes ces pubs pour le moins avenantes, une autre bien affriolante attira bien sûr tous les regards libidineux de nos supporters : un magasin de lingerie à la photo très suggestive !

Au sein des Côtiers, un joueur retint de suite notre regard : leur gardien. Malgré son physique de basketteur, il fut bizarrement hyper maladroit dans les airs et affichait un vocable inversement proportionnel à la sûreté qu'il dégageait : Cool (ça ne s'invente pas !). On jouait depuis quelques centaines de secondes quand un défenseur local, sans doute grand adepte de beachvolley sur la plage de Coxyde ou La Panne, écarta le danger en boxant littéralement le cuir hors de son rectangle ! Nos réclamations trouvèrent sourdes oreilles auprès de l'arbitre et son linesman hyperoxydé ayant visiblement oublié leurs triples foyers aux vestiaires. Sans doute possèdent-ils tous deux une seconde résidence à Koksijde-Bad et désirent-ils la garder longtemps ? On comprit en tous cas de suite pourquoi les arbitres affichaient assez bizarrement le même sponsor sur leurs maillots que l'équipe de Coxyde ! Ca jouait calmement et sans tranchant, mais le gardien local fut toutefois suppléé deux fois par sa transversale au cours du quart d'heure initial. Nicaise ressentit à la demi-heure une gêne à la cuisse et céda alors sa place à Somé qui, deux minutes plus tard et sur sa première touche de balle, mystifia son défenseur en se retournant promptement et décrocha un shot victorieux : 0-1, le plus dur était fait, pensions-nous. Visiblement, nos joueurs le crurent aussi vu qu'ils ne proposèrent plus rien durant l'heure suivante. Ils oublièrent tout simplement de jouer, de finir le travail et s'imaginèrent sans doute invincibles, mais on ne vend pas la peau du chien marin avant de l'avoir tué (n'est-ce pas BB ?).

Toutefois, nos hôtes ne s'approchèrent jamais au grand jamais de notre rectangle et le seul arrêt digne de ce nom de Van den Eynde survint à quelques minutes de la fin du match. On se dirigeait calmement vers une qualification méritée mais sans gloire quand le trio arbitral se fit encore une fois remarquer en rajoutant à la grosse louche du temps additionnel qui n'avait aucune raison d'être ! Sans doute fallait-il jouer jusqu'à ce que Coxyde égalise, ce que, bien entendu, ils firent sur leur ultime corner à la… 96ème minute ! Grand dépit de notre côté, surtout que, sans prévenir, la buvette visiteuse avait fermé ses portes un quart d'heure avant la fin du match (et tant pis pour tous ceux qui possédaient encore des tickets de boisson) et on devait encore se farcir une bonne demi-heure dans le même état de déshydratation… tandis que la buvette locale continuait bien sûr à asperger les quelques locaux présents. Bien entendu, nos rangs se disséminèrent pour discrètement faire le tour du stade et se rendre derrière l'autre goal. Je choisis pour ma part de rester dans ce désert caniculaire et y suivre les prolongations. Lors de la première mi-temps de ce rabiot, Coxyde ne passa pas notre milieu de terrain et Camara, au prix d'une très belle action technique et pleine de sang-froid, nous redonna l'avance au marquoir : 1-2, et cette fois, c'était bien fini… se disait-on ! Lors de cette seconde prolongation, on afficha à nouveau toute notre suffisance et autre nonchalance en abandonnant le cuir à nos adversaires. Comme de bien entendu, ils n'eurent à nouveau qu'une seule occasion et ne la loupèrent nullement. Ils se baladèrent dans notre grand rectangle sans qu'aucun des nôtres n'osa les contrarier. Ternier enroula donc un shotje dans le plafond que Van den Eynde n'arrêta bien sûr pas : 2-2 à la 116ème et la quasi certitude d'arriver à la loterie des pénos.

On aurait parié 100 millions sur le fait que les pénos se feraient bien sûr du côté local, et ce fut bien sûr le cas ! Je ne vis en tous cas aucun toss et les arbitres le décidèrent à nouveau unilatéralement. A ce moment-là, tout notre kop en était sûr, c'était fini : " jamais Van den Eynde n'en arrêtera un, il ne bouge même pas, il est trop lourd pour se coucher, il est trop lent, c'est même mieux qu'on mette un piquet au milieu du goal, etc… ". Hélas, l'avenir proche leur donna entièrement raison : jamais Seb ne tenta même de choisir un côté et d'y plonger énergiquement ! Pire, la seule fois qu'il mit juste un seul genou en terre, il se ramassa une Panenka ! Donc, il convenait pour faire durer le suspense de convertir tous nos coups de réparation. Si Seoudi et Geoffrey y parvinrent sans accroc, celui d'Ibou nous offrit quelques frayeurs avant qu'Hakan Bilgic ne le rate malencontreusement ; Somé inscrivit bien le sien ensuite mais la messe était dite puisque, eux, n'en loupèrent évidemment aucun ! Ne voilà donc à nouveau, comme le veut la tradition du RWDM et du Brussels, très vite sortis de cette foutue Coupe de Belgique, mais cette fois on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes ! L'équipe alignée au départ ainsi que le manque d'envie et l'autosuffisance criarde nous furent préjudiciables face à une équipe jamais dangereuse, qui n'obtint que deux occases, mais les convertit ! Il est inconcevable de mener deux fois au score contre une D3 et de se faire remonter à autant de reprises ! Messieurs l'entraîneur et les joueurs, vous nous avez bêtement privés d'un prochain tour contre les Géants Athois et ensuite de notre annuel match de gala du pauvre, rencontrer une D1 ! Ca fera vraiment tache dans les annales de la première saison du grand retour après plus de 10 ans de coma profond ! De plus, ce n'est pas non plus cette " performance " qui attirera de nouveaux abonnés ou sponsors encore hésitants !

Gageons que cela permette sans doute au groupe de ne pas léviter, de bien se repositionner les pieds sur terre, de se remettre au travail avec abnégation et nous offrir une solide revanche contre Virton dans 15 jours. En tous cas, ce match aura à tout le moins permis de mettre en lumière nos manquements que deux très bons matches de championnat avaient quelque peu occultés : vu l'extrême étroitesse de notre noyau, il nous manque au bas mot 3 joueurs offensifs pour notre entrejeu et notre attaque afin de vivre une saison (enfin) tranquille ! En sortant du stade, je tombai nez à nez avec notre bouillant président dont les naseaux expectoraient moult fumée et qui ne comprenait toujours pas comment on avait pu perdre ce match, mais forcément quand on se contente de jouer deux fois un quart d'heure sur les 120 minutes… Plutôt que de m'attarder physiquement sur la plaine de ce nouveau Waterloo molenbeekois (tradition oblige, à ranger dans la longue liste non exhaustive des Patro Eisden, Heultje, Lyra, St Nicolas, Mol-Wezel et autre FC De Kempen), je décidai de bien sûr aller déguster mon entrecôte et mon irish coffee chez De Mikke à Oostduinkerke… ça fait oublier tant de choses… bah, allez, on ne l'aurait de toute façon pas gagnée cette foutue Coupe ! Même si c'est avec nos tares habituelles, ce qui compte vraiment : WE ARE BACK !!!

(Textes de Zob, Photos de www.kvvc.be)