RWDM BRUSSELS - EENDRACHT ALOST

1 - 1

(12) Sa 19/10/2013 / RWDM BRUSSELS - ALOST 1-1.

Sourzac, N'Diaye, Kéré, Labor, Cabeke, Habarugira (84' Bellia), Nicaise, Doudouh (71' Bouyfoulkitne), Lkoutbi (66' Tonini), Seoudi, Somé.

CR : Bellia (93'). / CJ : Habarugira. / Arbitre : Vinche. / Capt : Cabeke. / Assistance : 1508. / Classement : 6è.

87' Cabeke (pen) (1-0), 94' Martin (1-1).

Le pauvre Camara s'étant vu imposer une semaine de farniente aux frais de la princesse Union Belge, une affreuse statistique vint me tarauder les neurones et m'hérisser le poitrail… en effet, à ce jour, nos trois défaites n'avaient que deux points communs flagrants : l'absence dudit Camara (réquisitionné par son équipe nationale contre Westerlo & St Trond et exclu après un petit quart d'heure à l'Antwerp) ainsi que le fait que ces équipes figuraient toutes dans le quintet de tête nous précédant au classement. Laquelle de ces deux stats allait finalement s'avérer la bonne ce soir ? Inutile de dire que ça sentait l'Oignon avant d'accueillir les Alostois pour notre second derby de la saison (après celui contre les Bico Stars). Précédant les Oignons dans la hiérarchie de l'antichambre, je me pris à espérer que la seconde alternative fut la solution, auquel cas nous allions au devant de notre 4ème déroute de la saison. Notre noyau étant tout sauf pantagruélique, c'est hélas amputés des Camara, Gounongbe et Nollevaux (excusez du peu) que nous abordions ce derby brabançon.

J'enfourche ma Zobmobile et hop direction vers ma seconde résidence où cette semaine une sombre inconnue (au demeurant échevine écolo) en mal de média avait cru bon de s'offusquer sur des propos certes légèrement maladroits mais en aucun blessants ou diffamatoires d'un trublion bien connu de notre paysage audiovisuel. C'est fou ce que certains croient devoir faire pour juste exister quelque peu sous les spotlights. Donnons-lui donc tout ce qu'elle désirait en citant son nom, Sarah Turine, et empressons-nous de la ranger à sa meilleure place en l'oubliant au plus vite ! Typique de la politique belge de créer de vives polémiques sur d'insignifiantes babioles tout en fermant adroitement les yeux sur ses propres manquements ou détournant le regard des concitoyens vers d'autres horizons… et si, pour commencer, on parlait enfin sécurité, emploi et civisme dans la commune de Molenbeek-St-Jean, hein ?

En face, nulle trace du vieux bolide E1000 Mpenza toujours en délicatesse administrative. On avait pourtant éprouvé beaucoup moins de mal à affilier un joueur avec le même antécédent azéri, un certain Ibrahim Kargbo. Souvenez-vous : le joueur qui retrouvait sa famille (les Bxl Boys et le RWDM) et était prêt à jouer gratos, mais qui a lâchement fui car, au bord du burn out, il ne supportait plus Bruxelles et voulait absolument rentrer auprès des siens en Sierra-Leone, réputée comme un des plus pauvres pays au monde, bravo, c'est beau le retour aux sources et l'humilité… mais, au fait, n'est-ce pas le même joueur qui serait actuellement en pourparlers très avancés pour un contrat financièrement très attractif avec le Beitar Jérusalem ? Jérusalem c'est quelque part entre Freetown et Kenema, c'est ça ? Soit mes notions de géographie sont complètement obsolètes soit tu nous as vraiment pris pour des clinches, Ibou ! Dossier clos définitivement !

Halte obligatoire au Socio où l'avant-match fut très VIP people. Pas trace de Miley Cyrus, Lady Gaga, Rihanna, Nabilla ou quelqu'autre bimbo scandaleuse ou écervelée, bien mieux que ça ! Signalons tout d'abord la présence de l'éternelle beaugossitude, de l'élégance et la classe incarnées : le vice-président de la Dandy Army a placé la barre tellement haute (voir photo ici-bas) qu'il sera délicat voire improbable pour 2Be de relever victorieusement le défi lancé ! Ensuite, l'ex-double IDS (Interdit de Stade & Interdit de Scène) fit sa rentrée parmi nous. Débarrassé de ses contraintes policières comme audiovisuelles, Tony Pinball Jackson avait dû mal régler son GPS d'une centaine de mètres, confondant ainsi stade avec piscine, lieu de ses exploits répétés ! Hélas, pas question d'une démonstration, le sol était bien trop imprégné de mousse de pintjes et le barman n'avait pas le nécessaire kilo de chlorure de sodium extrait des marais salants de Noirmoutier… espérons que ce ne soit que partie remise ! Et qui sait, après ces levées d'interdiction, on pourrait bien vite le retrouver aussi sur nos écrans plats LED Full HD 3D… Montée des gradins et constatation immédiate : nos visiteurs ont déplacé un très appréciable contingent (un peu moins de 500 âmes) qui d'ailleurs fera bien tourner la buvette visiteuse. En effet, à peine quelques minutes après la mi-temps, les 2 fûts et les 33 bouteilles de coca étaient vides… apparemment les Oignons aiment les cercueils… qu'on espérait bien leur offrir par l'entremise de notre victoire sur le terrain ! Nos adversaires d'un soir étaient visiblement plus fans d'un Jean-Paul Gaultier que d'un Yves St Laurent vu qu'ils étaient drapés de vareuses aux couleurs autant excentriques qu'effroyables, jaune-vert caca d'oie mi-fluo mi-vomi (sur le podium des plus laides couleurs avec le rose fluo away du Sporting de Charleroi).

J'aurais bien aimé vous parler un peu du match, mais franchement… y avait vraiment pas grand-chose à en dire avant la 84ème minute ! Retenons juste qu'il nous est toujours aussi impossible de faire le jeu contre une équipe ne prestant pas visière grande ouverte, que Camara est bel et bien le patron de cette équipe et que son absence nous appauvrit plus que grandement à la construction, que nous ne possédons pas (encore ?) de joueurs de flanc apportant profondeur et célérité (vite Dugary !), que c'était vraiment le style de match pour un Gounongbe qui nous manque énormément, que Seoudi a dû rendre ce soir sa plus pâle copie depuis des années, que le pauvre Somé ne reçoit vraiment que peu de ballons réellement exploitables sur son île déserte mais qu'il arrive toujours à faire des miracles tout seul, que le duo Bouyfoulkitne-Tonini ne fit finalement pas mieux ni pire que les titulaires Doudouh-Lkoutbi, que les Alostois menèrent par 2 poteaux à 1, que Glouftsis a heureusement plus de puissance que de vitesse, que même l'arbitre se fit chier le premier quart d'heure de la seconde mi-temps en sifflant tout et son contraire sans toutefois avantager l'une ou l'autre équipe, que nous dénombrons plus de supporters les samedis soirs que les dimanches après-midi, qu'on aimerait vraiment que certains auto-déclarés adorateurs du RWDM soient bien plus présents à domicile pour supporter nos joueurs qui méritent un soutien plus probant, … et nous voilà finalement à cette maudite 84ème minute où franchement on ne méritait pas mieux qu'un insipide 0-0 vers lequel on se dirigeait à l'allure d'une limace tétraplégique !

Venons-en donc à ces dix dernières minutes (arrêts de jeu compris). Nos malheurs commencèrent lorsque Bellia doubla un valeureux Habarugira, rompu de crampes et ne possédant hélas pas encore la totalité d'un match dans les jambes… ça nous coûtera 2 points ! Je vous livre sans exagération ni censure aucunes ce qui circula dans les travées lors de ce changement : " Oh non pas lui, on va jouer à 10 ! ", " il n'a rien dans les jambes, il est lent et inutile à son équipe ! ", " tant que lui rentrera ça nous prouvera qu'on n'a vraiment pas de banc ! ", " on a quand même bien vu l'année passée que c'était une klûût ! ", " Vaut mieux garder un David sur les genoux qu'un Bellia frais, on se déforce ! " etc etc etc… l'avenir allait hélas donner moult fois raison à cette vindicte populaire ! Mais n'anticipons pas, on en arrive 3 minutes plus tard quand la fusée Somé fut mise sur orbite par Nicaise. Il se faufila telle une anguille entre deux défenseurs qu'il laissa sur place et qui n'eurent d'autre solution que de le faucher avant son face à face avec le gardien : penalty et exclusion donc à la 87ème minute ! Le Captain Geoffrey Cabeke prit ses responsabilités et ne nous déçut pas ! Mi-hauteur au milieu, hop 1-0 à 3 minutes de la fin et en supériorité numérique, même si on ne le méritait pas vraiment, que demander de plus ? Pire encore (du moins pour les Carnavaleux), le TGV Somé eut finalement droit à son face à face avec le gardien des oignons à la 89ème minute, il toucha le cuir et fut ensuite étalé juste en dehors du rectangle par ledit keeper : hop, re-exclusion, on était à 11 contre 9 et, vu qu'ils avaient déjà effectué leurs trois changements, ils durent placer au but un joueur de champ ! Incompréhensiblement, on ne botta même pas le coup-franc direct vers le but adverse (pour rappel, défendu par un habituel joueur de champ). Avec sa frappe de mule, il aurait fallu laisser ce boulot à Hamid Bouyfoulkitne, mais l'orgueilleux Seoudi préféra aller garder le cuir dans un coin, ce qu'il fit au demeurant très mal vu qu'il le perdit de suite.

Assommés, nos adversaires nullement dangereux semblaient attendre la fin du match comme une délivrance, mais Vincenzo Bellia en décida tout autrement. Ayant visiblement oublié son cerveau aux vestiaires (du moins l'espère-t-on pour lui), Bellia nous assassina ! Alors qu'un joueur adverse était à la 93ème et dernière minute embarqué sans aucune dangerosité sur la ligne de touche dans son propre camp, au lieu de le contenir tranquillement en lui coupant ses angles, il y alla d'un tacle assassin les deux pieds en avant dans les chevilles adverses : pas d'autre choix pour l'arbitre que d'exclure le fougueux insensé. Incroyable : il s'agit d'une grossière faute que même le plus sombre joueur de P4 ne commettrait pas. Pire, il offrit ainsi une ultime possibilité pour les Alostois d'aller tous se repositionner aux alentours de Martin Sourzac et de balancer le plus posément possible un dernier ballon dans notre rectangle sans aucun harcèlement préalable ! Comme l'avait dit Zizou : " tu vas voir c'est pas fini ! c'est le RWDM hein ! ". Hélas, il avait raison, le ballon fut catapulté par leur gardien de fortune (De Neve qui, finalement, n'aura pas utilisé ses gants une seule fois !), traîna dans nos 16 mètres, leur Martin se retrouva face au nôtre et égalisa à la 94ème minute ! Incroyable de tant vendanger, quel énorme gâchis ! S'il travaillait pour une société privée, le garçon aurait à coup sûr reçu son C4 pour faute grave professionnelle. Pour sûr, il devrait délier les cordons de sa propre bourse afin de payer lui-même la prime de victoire qu'il a honteusement spoliée à tous ses coéquipiers et même rembourser les sésames d'entrée des supporters Molenbeekois. Là, par contre, je me dois de censurer quelques cinglantes appréciations entendues ça et là sur le fautif, les seules publiables étant : " Au moins on va en être débarrassés un bon moment ! ", " Pourvu qu'il prenne 10 matches de suspension ", " Pas de jambes on savait, mais pas de cerveau non plus ! ", etc… Désappointé comme jamais durant ce début de décennie, je ne m'attardai pas et fus finalement à 23h dans mon fauteuil. Ces oignons sauce Bellia furent vraiment indigestes, vivement les échalotes à la Dugary !

(Texte de Zob, Photos de Sébastien Sterpigny)