RWDM BRUSSELS - BOUSSU DOUR

1 - 1

(24) Sa 01/02/2014 / RWDM BRUSSELS - BOUSSU DOUR BORINAGE 1-1.

Sourzac, N'Diaye, Labor, Kéré, Cabeke, Nollevaux, Nicaise, Bilgic (85' Tonini), Lkoutbi (67' Doudouh), Seoudi (80' Bouyfoulkitne), Gounongbe.

CJ : Cabeke, Bilgic. / Arbitre : Bensch. / Capt : Nollevaux. / Assistance : 1000. / Classement : 7è.

19' Nollevaux (1-0), 75' Stevance (1-1).

Ainsi donc c'est l'innocente et frêle brebis Beugnies qui fut sacrifiée sur l'autel de la beaugossitude métrosexuelle dont le club tient enfin à se draper au nom du sacro-saint professionnalisme (bis repetita finalement). Si les lifting, ajout mammaire, adjonction de toxine botulique (Botox, bande d'ignares) et autre abdominoplastie (regardez au dico, je ne peux pas tout vous mâcher) étaient aussi attendus que désirés pour tenter de " réparer " la mocheté immonde et adipeuse qu'était devenue notre auparavant si jolie, fraîche et bandante équipe avant de subir 12 ans d'une tyrannie despotique, avouons qu'on ne pensait nullement que ce serait l'entraîneur qui passerait à la moulinette et serait servi dans les arrière-salles des snacks kebab halal dont regorge Marrakech-Saint-Jean ! On aurait plutôt, et surtout, misé quelques sesterces sur la mise au placard définitivement irrévocable de celui qui nous a fait sombrer tant et plus dans l'estime de tous les supporters, sponsors, investisseurs, journalistes, joueurs, entraîneurs, collaborateurs et âmes vagabondes que compte notre beau Royaume en mal de dotations royales, non ? A quand une hyménoplastie (vous avez toujours votre dico sous la main ?) tant qu'on y est, franchement ? Soyons clairs, je comprends parfaitement bien qu'il était grand temps que Papa s'occupe enfin un peu de sa Tanguy de fille en lui plafonnant du maquillage à la truelle et en la couvrant d'une gaine Playtex assortie d'une robe de princesse afin de cacher toutes les lézardes irréversibles de son grand corps malade (oui, j'ai osé !). Je comprends également que les noms de Jean-Guy Wallemme ou de Filip De Wilde soient bien plus porteurs et " funny " sur Wikipédia et les divers moteurs de recherche habituels que ceux de Didier Beugnies et Gabby Perone en vue de rendre la fiancée plus attractive aux yeux d'un (futur ?) mari princier squattant sur un rocher en face de la polluée Méditerranée. Je suppute bien qu'un de ces jours, notre catering pourrait recevoir l'immense honneur de servir un repas supplémentaire à Gad Elmaleh et Charlotte Casiraghi, faisant d'un seul coup inexorablement grimper nos recettes à 8 repas payants, quel inhabituel luxe ! Je trouve également bien moins irresponsable (si du moins cette fois ça marche plus de 3 mois) d'à nouveau émettre le (trompeur ?) désir de s'entourer en confiant les recrutements national et international à respectivement Christian Hercor et Karim Al Morabet qui sont d'indiscutables professionnels, il était vraiment grand temps que cet immense " connaisseur " du foot belge (des années 1970… tirez l'échelle ensuite) ne s'occupe plus de la gestion sportive qu'il avait, et c'est un euphémisme, calamiteuse !

Par contre, peut-être ai-je la méfiance mal placée à hauteur de mon séant (mon président le vaut bien !), mais connaissez-vous un seul sponsor qui investisse de l'argent dans un club sans demander en retour la moindre publicité… jusqu'à même taire son nom ? Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est étrange ! Sortez du bois, messieurs, cela amoindrira nos douteuses interrogations ! Quant à la façon de traiter " l'affaire Beugnies ", permettez-moi de signaler qu'elle est à l'image du personnage qui salit le nom de notre club et la verte pelouse de notre Temple depuis 12 ans : autant ignoble qu'inhumaine ! Vous auriez pu croire qu'éventuellement un dirigeant normal et reconnaissant du travail (bien) accompli par son esclave/employé (biffez la mention inutile) aurait tenu à lui-même expliquer le pourquoi du comment à ce quidam en avant-première… que nenni : alors que ça avait fuité dans la presse comme toujours, on avait fait le mort et pas répondu aux très légitimes interrogations de son sbire, on organise une conférence de presse le destituant dans son dos… et le lendemain de ce simulacre jeu de rôles dictatorial monologique, alors que tous les journaleux ont relaté ces faits en long et en large… tiens, ne lui téléphonerai-je pas à 12h30 pour lui signaler qu'il a un remplaçant et qu'il ne donnera pas la séance de 15h ? Ben tiens ! Si on pouvait certes parfois s'interroger sur son bon sens tactique, reconnaissons sans détour qu'il était un géant d'humanité et d'humanisme (des termes décidément bien absents du dico de JV) que sa taille physique lui rendait improportionnellement ! Je tiens à louer la façon dont il a continué à bosser et souder son groupe au milieu des indignes et irrespectueux tsunamis que le paquebot à la dérive made in Ternat leur a fait traverser ! Surnager ainsi au beau milieu d'égouts aussi toxiques que ragoûtants tout en effectuant le meilleur premier tour depuis Dessy ou Grosjean (hé oui, ça date), je me prostre en génuflexion et me flagelle le dos devant une telle performance et souhaite tout le meilleur pour le reste de sa carrière à notre Bruxello-Carolo qui rajoute ainsi une ligne supplémentaire à l'interminable liste des victimes de la Vermeersch Destruct. Encore un million de bravos à Didier The Coach et à son groupe pour le professionnalisme désintéressé (eux !) de tous les instants qu'ils ont affiché malgré toutes les intempéries que le Grand Satan leur a fait subir ! BUITEN JV, BUITEN, ENFIN !!!

Comme d'habitude au Machtens, on en oublierait presque qu'il y avait tout de même football ce samedi. La question qui brûlait toutes les lèvres était bien entendu : comment les joueurs allaient-ils réagir à ce nouveau et inattendu soubresaut directionnel, quel serait leur moral avant de monter sur la pelouse ? Bien sûr, on ne s'attendait pas une réaction à la Racing Santander en quart de finale retour de la Coupe à Juan Carlos 1er du nom, mais tout de même, le doute planait méchamment. Ainsi donc, notre menu du jour nous opposait à nos plus fidèles potes de classement, Boussu-Dour. En effet, cela fait bien trois mois qu'entre impayés on s'amuse à jouer à saute-moutons avec les Borains… à quand la marelle et le colin-maillard ? De plus, comme à l'aller, cette joute était aussi l'occasion de se passionner pour le duel à distance que se livreraient les deux meilleurs attaquants de D2 : Koffi et Somé… oups, mais non, suis-je bête, ma mémoire me joue encore des tours, j'avais oublié qu'on avait bradé Ibrahim chez les Pommiers tandis qu'Irish Koffi avait trouvé refuge définitivement du côté de la Tongerlo Triple ! Inutile également de vous signaler que pour la 3ème fois lors de ces 4 dernières saisons (assurément un nouveau record trusté par notre team, soyons-en fiers !), nous fûmes interdits de mercato d'hiver pour raisons de pitoyable gestion JVienne… et donc personne pour remplacer ledit Somé !!! M'enfin, ce second tour sert juste à préparer la saison prochaine bien sûr… autant dire aux supporters dont on se fout royalement depuis 12 ans de ne carrément plus venir… déjà que 75% de ceux qui se sont encore fait avoir (une toute dernière fois ?) début de saison en croyant aux promesses nouvelles de virginité et qui ont repris un sésame annuel ne viennent même plus au stade alors qu'ils ont déboursé pour cela… qu'est-ce que ça va être l'an prochain si Incompétent 1er reste aux commandes ? Circulez, y a vraiment plus rien à voir ni espérer depuis belle lurette, c'est aberrant cette suicidaire tactique de la terre brûlée ! Heureusement que Persée semble bien disposé à secouer le cocotier à tous les étages et en faire tomber tous les nocifs excédents de bagage… plein de courage et d'abnégation à lui !

Aussi habituellement qu'incompréhensiblement nous ne pûmes rentrer en tribune avec nos armes de poing : nos dangereux gobelets en plastique (et non du plastic) remplis de houblon mousseux (et non du vitriol tout de même). Nous demeurons donc l'unique stade belge à agir de la sorte (dis, Persée, tu peux rien pour nous stp ?)… et donc certains restèrent bien calfeutrés au bar tifo sans voir une seule seconde du match ! Le tifo fut sympa : un calicot " Gagner pour Didier " de très bon alois et enfin le retour de notre grand drapeau qui devrait être présent lors de chaque rencontre. Non encore affilié à l'UB (oui, encore une bizarrerie typiquement De Stroopienne), JGW (qui n'a absolument aucun lien familial avec notre sponsor en électricité des années 80) prit donc place dans notre tribune assise centrale derrière le banc, pas la peine de se serrer pour lui trouver une place de toute façon ! Sadio Ba s'occupa donc du coaching sur le terrain, et non sur le banc qu'il ne côtoya jamais tant il gesticulait sans cesse aux extrêmes abords de son mini rectangle. Aucune surprise dans l'équipe alignée, seuls les blessés Camara et Tunani manquaient encore à l'appel tandis que les tout juste retapés Doudouh et Habarugira prenaient place sur le banc non chauffé des réservistes. Boussu avait délégué une petite trentaine de personnes qu'on n'entendit au grand jamais ni ne vit gesticuler le moins du monde… sans doute un min-car de muets tétraplégiques qui s'étaient égarés dans Bruxelles Ouest ! Pendant que Philou " babysittait ", nos joueurs montèrent sur la pelouse (et ma femme peut crier, elle sait bien qu'au foot je vais aller) avec ENFIN leur second jeu de maillot Macron, WAOW ! Très réussi et seyant d'ailleurs : l'avant rayé rouge-noir assez identique au vieux Jartazi, mais le dos d'un rouge uni du plus bel effet ! Nos guerriers firent honneur à leur nouvel habit de lumière en pressant immédiatement le porteur du ballon et en tentant de jouer bien plus vite et en un temps qu'à l'accoutumée, fini le rythme sénateur. Nos adversaires n'étaient pas en reste et nous pressaient également très haut, pas de doute, les deux équipes se valaient vraiment. Genoegbier alluma une première fois le gardien adverse (qui doit d'ailleurs avoir un des meilleurs jeux au pied de sa corporation) mais ce fut Jérôme qui fit sauter la banque en décochant un tir qu'un défenseur adverse dévia hors de portée de Dutoit : 1-0 à la 19ème. On aurait ensuite pu et dû doubler la marque (et tuer le match) si le referee Bensch n'avait pas oublié de passer au préalable chez Afflelou, Atol ou Optica Center (toujours citer 3 marques) car il y avait bel et bien pénalty sur Fredje ! La seconde mi-temps nous vit évoluer avec la même veine durant le premier quart d'heure avant d'ensuite complètement baisser de niveau. Pas de doute, peu habitués à prester avec une telle célérité, nos guerriers étaient archi-carbonisés comme des steaks oubliés sur un barbecue. Les doubles séances journalières d'entraînement devraient très vite les remettre à niveau et leur permettre d'évoluer à plus haut rythme durant l'intégralité d'une rencontre. On reculait tant et plus mais Martin veillait comme d'habitude au grain : qu'est-ce qu'il a progressé en sorties aériennes, c'est fou, comme quoi le travail paye toujours ! Boussu n'obtint jamais la moindre occasion, mais, comme à notre très mauvaise habitude, nous fumes rejoints au score sur notre seule floche défensive du match. Suite à un centre au cordeau dans notre rectangle, N'Diaye dégagea le cuir dans les pieds d'un Stevance isolé au petit rectangle qui n'en demandait pas tant et ne se fit pas prier pour ajuster le malheureux Sourzac : 1-1 à un quart d'heure du terme. On ne dénombra aucune occasion locale lors de cette seconde mi-temps et nous finîmes les 10 dernières minutes sur les rotules. Il conviendra d'enfin adapter notre condition physique afin d'arrêter de vendanger des paires de points à chaque match où on mène pourtant au score… sans jamais réussir à tuer le match (une spécialité toute Molenbeekoise qui a la vie hyper dure).

Après une bonne heure au Socio, direction la buvette business de la désertique tribune d'en face où nous présentons nos tickets boissons achetés au même endroit 4 semaines plus tôt (et qu'on nous avait d'ailleurs obligés à acheter par carnet de 10 !)… "Pas possible, Mîssieu, nouveau gérant, on ne les prend pas, faut aller vous les faire rembourser chez Henry Uyterhaeghen"… "Mais Monsieur, je les ai achetés ici et au club"… "Au revoir, merci, désolé" avec le sourire narquois en prime pour vous signifier presque silencieusement "Va te faire enc**** !". Départ sur la béquille avec la certitude de garder la même opinion que celle que je vous avais déjà intimée il y a moins d'un mois : N'ALLEZ PLUS JAMAIS BOIRE UN VERRE DANS LES BUVETTES DE LA TRIBUNE BUSINESS, VOTRE ARGENT PART SUR UN AUTRE CONTINENT, MAIS RESTEZ FIDELES ET BUVEZ ABONDAMMENT AU SOCIO (où c'est d'ailleurs moins cher de 30 eurocents), VOTRE ARGENT VA A NOTRE ECOLE DE JEUNES !!!!! Oui, je suis vénère quand on joue conjointement avec mes couilles et mon portefeuille, c'est mon droit, non ? A samedi si ça me dit, à Roulers en espérant que cette année on ne soit plus dans la même tribune que ces arrogants paysans locaux !

(Textes de Zob, Photos de Sébastien Sterpigny)