KSV ROULERS - RWDM BRUSSELS

0 - 1

(25) Sa 08/02/2014 / ROULERS - RWDM BRUSSELS 0-1.

Sourzac, N'Diaye, Labor, Kéré, Cabeke, Nollevaux, Nicaise, Habarugira, Bouyfoulkitne (66' Doudouh), Seoudi (79' Camara), Gounongbe.

CJ : Labor, Sourzac, N'Diaye, Gounongbe. / Arbitre : Zeebroeck. / Capt : Nollevaux. / Assistance : 600. / Classement : 6è.

14' Bojovic (csc) (0-1).

Suite aux changements subis dus aux décisions bizarres de notre PDG (président dictateur général) affublé de son molosse qui semble être son épouse, voici venir le premier match en déplacement sous l'ère Walemme (et ce n'est pas Johan cette fois-ci). Je souhaite revenir quelque peu sur la conférence de presse qui intronisa le new trainer. Joyeux luron que je suis, je voulais participer à ce grand déballage médiatico-régional. Quelle ne fut pas ma surprise de me faire foutre dehors par la moitié (enfin si je peux m'exprimer ainsi) du Herr Kommandant. A ma déclaration : "Je suis un supporter rouge-noir-blanc et je souhaite être au courant de se qui se passe dans mon club", elle m'a répondu : "non, désolé, les supporters ont déjà assez sali et noirci l'image du club" (sic, oui, oui, vous avez bien lu, SIC). Et prends ça dans ta gueule. Et voilà donc ce petit détail qui m'échappe depuis si longtemps. Les supporters empêchent le club d'évoluer, les supporters abiment l'emblème qu'ils portent si fièrement sur leurs vêtements. Ah ben merde alors, pourquoi on ne me dit jamais rien ??? Décidément, un philosophe a dit "le cœur a ses raisons que la raison ignore". Si mon cœur a ses (très bonnes) raisons d'aimer ce stade, ces couleurs et ces supporters, qu'effectivement ma raison ignore ce despote non-éclairé ainsi que cette ignoble personne qui, par contrat, est liée maritalement à notre Herr Kapelmeister. Lié uniquement à lui et à rien d'autre. Après ce coup de gueule nécessaire, revenons-en à notre déplacement.

C'est, comme de coutume, sous une tempête et par un froid de canard que nous nous rendons en terre roularienne. Départ 18h précise, enfin précise... avec un petit quart d'heure de retard nous quittons Molenbeek. Seulement quelqu'un a jeté un sort sur notre bus et quelques instants plus tard, plusieurs supporters sont atteints de sistite, gastro, sistite, gastro, sistite, gastro en tous genres. Nous faisons dès lors six arrêts dits "pipi" qu'on pourrait dénommer d'une manière plus foncée aussi (si vous voyez ce que je veux dire). Résultat des courses, nous arrivons avec dix minutes de retard au stade de Roulers. Une chose en entraînant une autre, nous avons raté le premier goal... rouge-noir-blanc. Un steward explique vaguement une perte de balle des visités et une floche du gardien mais personne ne sait qui a marqué. Ca va de Gounongbe à Habarugira, de Nicaise à un goal contre son camp. Nous nous empressons de rentrer dans les installations flandriennes et là, quelle horreur ! Il s'agit, côté visiteurs, d'un stade délabré. Néanmoins le temps pourri nous fait vite oublier les gravats qui nous entourent. Seconde affreuseté, pas de bar ni de nourriture à vendre dans notre tribune. Et quoi ? C'est de la division 2 ou de la provinciale 4 ? Après une courte discussion avec les autorités locales, il sera demandé de tout de même ouvrir le bar. Les deux pauvres malheureux sélectionnés sont d'ailleurs forts... peu sympathiques. Mais bon... c'est 0-1 aussi.

Pour reparler foot, force est de constater que la patte du nouvel entraineur est déjà visible. Le triangle Seoudi, Gounongbe, Habarugira ou Bouyfoulkitne fait des ravages et les occasions se succèdent. Hélas soit tout manque de précision soit le gardien de Roulers veille au grain. Derrière, Cabeke abat un travail de forcené, Kéré et Labor, eux, dirigent la défense de main de maître. Notre dernier rempart est vif et joue très haut, ce qui nous vaudra une grosse frayeur quand l'attaquant roularien tentera un joli lob de la moitié du terrain et qui atterrira sur notre transversale. Sourzac est bien revenu mais on ne sait jamais... La totalité de la première mi-temps est à mettre sur le compte de notre RWDM. Et c'est avec fierté et à gorges déployées que nous chantons à la gloire de nos guerriers. Les locaux semblent muets comme des carpes (la mer n'est pas loin).

C'est avec impatience et le gossier asséché que nous attendons la suite de ce match palpitant. Les mousses rapidement englouties nous retournons voir ce Molenbeek-nouveau qui est arrivé. Seulement les 45 dernières minutes seront d'un tout autre calibre. Nos joueurs ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Les occasions flandriennes se succèdent, la transversale tremble une fois de plus. Néanmoins notre dernier rempart nous servira des arrêts à volonté. Il est partout stoppe tout, dévie tout. Un tout grand Martin. Les assauts répétés des locaux ainsi que les sept minutes d'extra-time accordés gracieusement par l'homme en noir ne perturbent pas le moins du monde notre monégasque en grande verve. Et c'est donc sur un score de 0-1 et sans avoir vu l'unique but que nous quittons le Schiervelde et ses, au grand maximum, 500 supporters. Le retour se fêtera dignement et le sort jeté à l'aller disparait au fur et à mesure que la jaune nationale se videra des bacs. Je vous conseille de consulter les photos des déplacements en bus mises sur Facebook afin que vous puissiez par vous même constater la bonne humeur qui règne à chaque déplacement. Merci au Smalle pour ces et ses très belles photos.

(Textes de Kriske Mees, Photos de Luc Lemmens et du site officiel de Roulers)