CROSSING SCHAERBEEK - RWDM

1 - 2

Amical - Je 17/09/2015 / CROSSING SCHAERBEEK - RWDM 1-2.

Kempeneer (56' Diaz), Rivituso (46' El Ouahidi), Ahipo Zahui (56' Michel), De Troetsel (56' Bahalseini), Bossio (56' Astorino), Nollevaux (46' Diarra), Diansangu (56' Vanderhaegen), De Pever (56' Witpas), Marino (56' Carrasco), Chirishungu (35' Black), Koulibaly (56' M'Bo).

CJ : -. / Arbitre : ?. / Capt : Nollevaux (46' De Troetsel (56' Michel) ). / Assistance : 200.

1' Sevik (1-0), 77' Black (1-1), 87' Black (1-2).

Deux semaines sans foot ! Quelle horreur ! On a perdu cette habitude. Heureusement, notre équipe dirigeante adorée (qu'elle semble loin l'époque des "direction : démission") a trouvé l'idée de nous concocter deux rendez-vous : le premier, un amical à Schaerbeek ; le second, un grand nettoyage. On ne reviendra pas sur le deuxième qui a été remis pour cause de … (je ne vais même plus me fatiguer à trouver les mots pour qualifier les actes du club voisin dont l'identité est tellement forte qu'il change de couleurs tous les ans). Par contre, le premier était top. Quoi de mieux qu'un petit match amical en revenant du boulot, le jeudi ? Ceux qui voient des symboles partout auront remarqué qu'après avoir été adoubé aux quatre coins de la Belgique (d'Oudenburg à Virton), notre club a reçu le blanc-seing royal en l'espace de cinq jours, puisqu'après avoir affronté le Léopold dimanche, nous avons été reçus par les héritiers de la RUS Albert de Schaerbeek, ce jeudi. Plus que dans des petits symboles, on remarquera aussi qu'on multiplie les clins d'œil à l'histoire du foot qu'on aime : celui de papa, celui qui sent bon la naphtaline. Jouer trois matches consécutifs contre le Léo, le Crossing et l'Olympic, ça a de la gueule, je trouve, même si le RWDM n'a jamais affronté les deux premiers clubs en match officiel et que le dernier affrontement contre les Dogues remonte à 1982 en Coupe de Belgique et à l'année du titre en championnat ! Et puis, le Léo, le Crossing et nous avons un point commun : par le jeu des fusions, disparitions, renaissances, nous sommes les successeurs de huit des quinze clubs bruxellois qui ont un matricule à un ou deux chiffres. Excusez du peu!

Pour en revenir au match nous opposant à ce Crossing 2.0, né il y a trois ans d'une fusion entre la RUSAS et le RFC Evere, je ne pourrai raconter grand chose. Le premier but tomba d'entrée de jeu, alors que nous, supporters, étions encore dans le hall d'entrée du stade (c'est-à-dire l'accueillante buvette) en train de procéder à l'habituelle mise à jour dont nous avons besoin pour comprendre où nous en sommes dans la construction de notre club et quelles sont les dernières peaux de bananes (les deux au pluriel) glissées sous nos pieds… Là, cela parlait de la démission de Simar et du forfait décrété pour les matches de jeunes du White qui devaient évoluer sur les terrains annexes de notre Temple le samedi suivant, soit le jour où nous devions rendre tout l'éclat que notre tribune mérite… A notre arrivée dans les gradins de ce magnifique stade, c'était donc 1-0, le nommé Sevik n'ayant pas eu la courtoisie de nous attendre pour ouvrir la marque. A contrario, nos joueurs nous ont, eux, laissé le temps de prendre nos marques et de découvrir calmement que Danny Ost n'avait pas changé son onze de départ par rapport à celui du dimanche précédent. Et comme au Léo, il nous fallut quelques minutes pour entrer dans le match. Il fallait, il est vrai, nous adapter à la pelouse artificielle. La première occasion échut à Koulibaly, qui, lancé par Kalulika, se retrouva seul face au gardien, mais glissa le ballon à côté. La première mi-temps se joua sur un train de sénateurs et fut digne d'un match amical… Je laissai mon calepin tranquille dans ma poche jusque la 35ème et le remplacement, sur blessure musculaire (encore une !), de Chirishungu par Black. Les dix dernières minutes de la première mi-temps furent quelque peu plus animées avec une tentative de lob schaerbeekoise consécutive à un mauvais dégagement de Kempeneer, qui passa à côté de la cage (37ème) et une nouvelle occasion de Diansangu, lancé par Kalulika (qui multiplia les caviars et devient le meneur de jeu de cette équipe), qui buta face à l'excellente sortie du gardien local (44ème).

La seconde période fut plus rythmée, sur le terrain, mais aussi sur le banc. Dès le début, El Ouhaidi et Diarra suppléèrent Rivituso et Nollevaux. Bossio resta encore quelques minutes sur le terrain pour sauver un ballon sur la ligne à la 50ème. Six minutes plus tard, il quitta la pelouse, accompagné de ses sept équipiers qui n'avaient pas débuté la rencontre. Diaz, Michel, Bahalseini, Astorino, Vanderhaegen, Witpas, Carrasco et M'Bo les remplacèrent (sauf erreur de ma part -lire ci-dessous-). M'Bo se manifesta rapidement par un tir, sans trouver le cadre. Dans le dernier quart d'heure, Black se présenta dans l'axe aux abords du rectangle. Au moment où on l'implorait de se débarrasser du ballon tant il tricotait, il en fit finalement le meilleur usage : l'expédier au fond de la cage locale (je parle du but, pas de la cage aux ours toute proche). C'était 1-1 et il restait un petit quart d'heure à jouer. Dix minutes plus tard, c'est encore Black qui ponctua un beau mouvement initié par El Ouhaidi, en collaboration avec Witpas ! Black signa donc un doublé, synonyme de victoire pour nous 1-2, forgée donc dans le dernier quart d'heure.

Enfin, avant de quitter le stade, nous respectâmes une tradition toute molenbeekoise en buvant le verre de l'amitié avec nos sympathiques hôtes du soir. Pour ma part, je profitai aussi de l'occasion pour demander à différents officiels de notre club la composition de l'équipe après la 55ème. Vu que pour ce match amical, la feuille d'arbitre ne comporta que les onze premiers noms, il me fallut l'aide de nos délégués Michel et Jean-Paul, ainsi que celle de notre ami photographe Michel (tellement omniprésent que je le soupçonne d'encore mieux connaître nos joueurs que Danny Ost ou Thierry Dailly !) pour coucher neuf noms sur mon calepin… Seul hic, il n'y eût à ce moment que… huit remplacements ! Les noms présents ci-dessus sont donc ceux qui revenaient le plus souvent et qui me semblaient les plus logiques et conformes à mes constatations (pour les joueurs que je connais). Cela dit, le huitième nom est celui de Tanguy Ponte. J'ai donc quitté le stade avec un léger doute quant à la composition exacte de notre équipe. Prochaine étape : à défaut de grand nettoyage de la tribune L'Écluse, ce sera le samedi 26 septembre, à la Neuville, pour le match qui illustre merveilleusement bien le proverbe qui dit que les grands clubs ne meurent jamais, soit Olympic-RWDM. Ou une manière pour nous de passer, non pas du coq à l'âne, mais des Ânes aux Dogues…

(Texte de Michaël Martorell & Photos de Michel Oosters)