RWDM - KOVC STERREBEEK

0 - 1

(7) Sa 17/10/2015 / RWDM - KOVC STERREBEEK 0-1.

Kempeneer, El Ouahidi, De Troetsel, Rivituso, Bossio, Ponce Vasquez (46' Kalulika), Nollevaux, De Pever, Diansangu (85' Michel), Makengo (46' Black), Koulibaly.

CJ : Makengo, Koulibaly, De Pever, Kempeneer. / Arbitre : Gillis. / Capt : Nollevaux. / Assistance : 3600. / Classement : 11ème.

17' Erdogan (0-1).

Samedi 17 octobre : pendant de longs jours, de longues semaines, ce fut la date qui revenait le plus dans les discussions. C'est quand qu'on jouera à domicile ? Le samedi 17 octobre. Vous êtes sûr ? Oui. On aura l'autorisation ? Oui. Vous êtes sûr que ce ne sera pas à Asse ? Certain. Et qu'est-ce qu'on fait si on ne nous laisse pas jouer ? On jouera quand même. Combien coûteront les entrées ? Un tarif normal. On vendra des écharpes ? Oui. Et il y aura quoi pour fêter ça ? Un stade propre et rafraîchi, un RWDM village, un cortège, toute la zwanze molenbeekoise, … Bref, comme toujours à Molenbeek, on a trouvé mille et une raisons de se plaindre préventivement, on a parlé de tout pour ce samedi 17 octobre historique, sauf d'une chose : un match de foot. Quand Zizou s'en est sagement inquiété sur Facebook quelques jours avant le match, on n'osait croire qu'il avait totalement raison et que cette magnifique fête d'un RWDM de retour au Stade Edmond Machtens, dans SON Stade Edmond Machtens, allait être un fiasco d'un point de vue sportif. Au moment d'écrire cette review, je ne sais si je dois parler de la passion qui est la nôtre ou du (non-)match auquel nous avons assisté. La première fut indescriptible et ne peut se vivre qu'avec les tripes. Ceux qui étaient présents ne pourront revivre ces sentiments magiques par la simple lecture d'une review ; les autres ne pourront s'imaginer à quel point notre retour à la maison fut énorme. Entre les cortèges pour se rendre au Temple et les retrouvailles avec de vieilles têtes perdues de vue depuis treize longues années, quel bonheur de pouvoir se réapproprier un stade que nous fréquentons la plupart depuis l'enfance. Quel plaisir de voir les bons vieux cafés du Nord-Ouest de notre ville déborder de supporters jusque sur la rue en ce samedi d'automne ! Avec l'arrivée de ce RWDM nouveau, je rêvais de voir notre club renaître de ses cendres, mais finalement, force est de constater que c'est tout un quartier qui semblait revivre en ce jour historique. Et puis, c'est si rare à voir, ces visages tous plus souriants et enthousiastes les uns que les autres. Au moment où certains ont tout fait, font tout et feront encore tout pour faire capoter cette renaissance, on ne peut que s'interroger quant à leurs mystérieuses motivations. Je me permettrais d'ailleurs d'ajouter qu'en parcourant la presse dans les jours qui précédaient et qui suivaient ce jour, l'unanimité régnait pour souligner le côté positif de ce retour du Racing White Daring Molenbeek. Dans une commune à la réputation si mauvaise, c'est quand même bizarre qu'on ait mis tant de temps à reconnaître que ce projet pouvait lui apporter quelque chose de positif.

L'entrée dans le stade fut magique. Une heure avant le match, il était déjà difficile d'entrer dans la mythique enceinte. Les supporters se bousculaient autour des différents stands du RWDM Village. Outre les classiques boudins et hamburgers, il était possible d'avaler de tout devant notre tribune : des frites aux crêpes en passant par des brochettes, des escargots ou des moules. Une petite soif ? Il y en avait pour tous les goûts. La bière a presque été rendue ringarde à côté du champagne griffé RWDM ou des boissons chaudes. Bref, nos dirigeants ont réussi à transformer un match de foot en un événement. Avant la rencontre sportive, on a plus eu l'impression d'aller au Boeremet ou à un apéro estival qu'au foot. Le tout dans une ambiance très Molenbeekoise, avec l'omniprésent Thierry Dailly pour saluer les supporters et pour prendre le micro pour mettre l'ambiance. Je ne sais combien de fois le fantastique tube de feu Jean Narcy qui nous sert d'hymne a été diffusé, mais j'en ai eu chaque fois la chair de poule ! Et j'étais loin d'être le seul. En me restaurant près de l'entrée, j'observais les très nombreux supporters entrer : tous semblaient heureux d'être là, touchés par une bonne humeur collective et par un sentiment d'une belle nostalgie. Il y avait de tout dans cette joyeuse foule : des hommes, des femmes, des grands-pères nostalgiques du Daring, heureux de retrouver le Stade Oscar Bossaert où le matricule 2 avait mis fin à la légendaire série de l'Union 60 ; des pères de famille, qui ont connu les exploits du RWDM ; des enfants qui n'ont connu que le Brussels, mais qui ont entendu leurs aînés narrer le bon vieux temps du RWD… Et puis, des Bruxellois curieux de voir cette zwanze, ce petit coin de Bruxelles semblable au village gaulois d'Astérix, où Bruxelles n'a pas fini de bruxeller, où c'est le Meyboom tous les week-ends. Plein de supporters anonymes, mais aussi des anciens joueurs : les légendaires Teugels, Thairet, Butera, mais aussi le dernier président du matricule 47, Eric De Prins, le supporter devenu dirigeant qui portera à jamais la lourde responsabilité d'avoir poussé son club dans l'abîme. Avant qu'on l'en sorte, bien sûr. Une belle brochette d'hommes et de femmes politiques bruxellois avaient également fait le déplacement. Que de chemin parcouru pour la bourgmestre Schepmans que je surpris en train de chantonner notre hymne !

A l'approche du match, je pénétrai dans notre tribune. La montée des marches me sembla interminable. Quelle excitation de pouvoir regagner cette Tribune L'Écluse, notre Terre promise ! Pour la première fois depuis des lustres, je ne pus accéder au bloc A, plein à ras bord ! On se serait cru revenu aux derbies d'antan ! Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu cette tribune aussi pleine pour le match de Coupe de l'UEFA contre Besiktas. Et je parle-là d'un des derniers top matches qu'on a disputés dans notre Temple ! Je n'ai pas non plus le souvenir d'avoir vu cette tribune aussi propre et aussi belle. Nous avions la nostalgie du mur du rez-de-chaussée marqué par notre logo peint et effacé par le peu respectueux Vermeersch ? Mieux que de l'y repeindre, on nous l'a repeint à tous les accès. Et que dire des immenses graffs décorant notre tribune : l'un avec la mention " Racing White Daring Molenbeek " et l'autre avec ce qui est devenu notre slogan, " A legend never dies ! ". En entrant dans le bloc B, j'eus la chair de poule ! La tribune était rouge noire et blanche de monde. Il fallait se dépêcher pour encore dénicher une place !

Lorsque notre hymne retentit une fois de plus, mais jamais de trop, et que les joueurs montèrent sur la pelouse, j'avoue avoir eu du mal à garder les yeux secs. Quelle émotion de revoir onze gars porter fièrement ce magnifique maillot -réplique des champions de 1975- fouler le mythique gazon qui est le nôtre. L'ambiance mise dans la tribune fut à la hauteur de l'événement. Chants, fumigènes, drapeaux, pétards, banderoles : tout fut mis en œuvre pour mettre le feu dans ce stade. Une fois les festivités d'avant-match terminées, avec présentation des porteurs de ce magnifique projet et coup d'envoi symboliquement donné par Françoise Schepmans, le match put commencer… et cette review se terminer (pour ceux qui veulent rester dans le positif ) !

Pour les autres, permettez-moi de vous dire que j'ai été très déçu par ce match et que mon enthousiasme en a clairement été estompé ! Par rapport au match déjà médiocre de Châtelet, Danny Ost perdait Serville, suspendu. A côté de cela, il pouvait compter sur Rivituso et Makengo, de retour de blessures. Le premier nommé ne regagna pas sa place de back droit, mais vint s'installer aux côtés de De Troetsel dans l'axe de la défense, aux dépens de Michel. Quant à Makengo, il retrouva sa place de meneur de jeu, derrière Koulibaly. Notons enfin que Black, très peu inspiré à Châtelet, fut remplacé comme milieu gauche par Ponte Vazquez qui fêta sa première titularisation.

La première escarmouche molenbeekoise fut à la septième minute. Makengo tenta un centre qui fut contré en coup de coin. Ce dernier, mal botté par Bossio, ne donna rien… comme tous les corners qu'il a bottés jusqu'ici hormis le tout premier à Oudenburg qui permit à Zahui d'égaliser contre le Cercle. Ce jour-là, je crus qu'on avait déniché un bon tireur de corners et un bon joueur de la tête. Moralité : il ne faut jamais se fier à une seule impression en foot ! Les neuf minutes suivantes furent soporifiques. Elles nous permirent d'admirer tranquillement le spectacle offert… dans les gradins jusqu'à ce qu'un centre de nos adversaires banlieusards aboutit sur la tête du dénommé François Erdogan qui expédia le cuir sur Kempeneer. Notre gardien se montra alors coupable d'une énorme faute technique en laissant le ballon filer entre les jambes d'une manière incompréhensible. C'était 0-1 et Sterrebeek menaçait de gâcher notre fête… Pas grave, dans cette ambiance de feu, nous pensions que nos joueurs allaient se reprendre, être galvanisés et tout donner… Encaisser à la seizième et gagner, on l'avait déjà fait à Waterloo, non ?

A la 22ème, Kempeneer dégagea très rapidement un ballon vers Koulibaly qui lança Makengo dans la profondeur. Dans la précipitation, le geste manqua de précision et un défenseur de Sterrebeek put empêcher notre meneur de jeu de se présenter seul face au gardien. Deux minutes plus tard, Koulibaly, fort isolé en pointe de l'attaque, envoya un centre-tir très vicieux que le gardien sembla dévier, via sa latte. Pas selon l'arbitre qui ne vit pas le gardien toucher le cuir. Dans le troisième quart d'heure, les joueurs offensifs latéraux permutèrent, dans le but probablement de participer à la rencontre, vu que jusque là, ils étaient inconsistants. Je dénombrai d'ailleurs à la 31ème la sixième (!) perte de balle de Diansangu. Une minute plus tard, il se montra enfin, au prix d'un dribble dans la défense, il céda le ballon à De Pever qui l'offrit à Makengo… qui manqua son contrôle. Quel gâchis ! Quatre minutes plus tard, un contre rondement mené par Makengo, Bossio et Diansangu fut stoppé fautivement par la défense sterrebeekoise. L'arbitre siffla la faute, mais oublia de sortir un carton pour cette énième petite faute d'antijeu. Sur le coup-franc, le ballon traîna devant la cage des visiteurs, mais ces derniers furent plus prompts à dégager leur camp. Cinq minutes plus tard, alors que la première mi-temps allait se terminer, la domination territoriale molenbeekoise s'intensifia avec une partie de snooker dans le rectangle. Un défenseur dégagea sur l'arbitre qui, très involontairement (il ne nous aurait aidé pour rien au monde, celui-là), donna un assist du dos à Makengo, qui ne put concrétiser sa frappe. Cette phase brouillonne illustra cette première mi-temps dont l'arbitre entérina la fin sur un score de 0-1. Il restait 45 minutes pour renverser le score… Danny Ost prit immédiatement ses responsabilités en remplaçant l'invisible Ponte Vazquez par Black (sur le flanc droit) et Makengo par Kalulika.

Il fallut toutefois 7 minutes pour voir une action. Koulibaly pénétra dans le rectangle et fut fauché. Tout le monde vit la faute, grosse comme une maison, sauf le seul habilité à la siffler ! Comme à l'époque du grand RWDM, l'arbitre venait de nous refuser un pénalty flagrant. Notons qu'il n'eut pas le culot de donner à notre attaquant une seconde jaune pour simulation. C'eût été un comble ! Six minutes plus tard, Sterrebeek se créa une deuxième occasion dans ce match. Un centre millimétré arriva dans les pieds de l'attaquant qui devança Kempeneer, mais il envoya le ballon au-dessus de notre but ! C'était toujours 0-1, mais nous avions eu chaud ! Le temps passait et nous ne parvenions pas à être dangereux. A la 65ème toutefois, nous crûmes enfin voir la délivrance arriver sur corner, mais si le tir de Koulbaly secoua bel et bien les filets, ce fut du mauvais côté du but ! Satanée (dés)illusion d'optique… surtout pour notre speaker qui lança un hymne de célébration, rapidement étouffé dans l'œuf !

A un gros quart d'heure du terme, on vit enfin Jean Black en action. Mis en orbite par une belle transversale de Kalulika, il passa le back gauche, longea la ligne de but, mais canonna bêtement sur le gardien. Dans une situation pareille, on apprend en minimes que le passeur doit avoir idéalement trois solutions : un équipier au premier poteau, un autre au second et enfin, un troisième au point de pénalty. Aidé par les images de Télé Bruxelles, je peux affirmer que Koulibaly se démarqua magnifiquement au premier poteau, mais qu'il n'y eut personne au point de pénalty. Quant à Diansangu, il promena son ennui quelque part près du troisième poteau, en se cachant derrière le back droit sterrebeekois. S'il ne voulait pas marquer, il ne pouvait mieux se placer ! Là, au vu de cette attaque, il semblait de plus en plus évident qu'il nous faudrait un miracle pour tromper ce gardien, tant nos joueurs offensifs étaient mauvais/peu inspirés/peu motivés/pitoyables/pas réveillés (biffez la mention inutile). A dix minutes de la fin, Sterrebeek tenta un contre. Le centre au deuxième poteau fut totalement manqué par l'attaquant. Ce qui nous permit de déjouer l'organisation des bleus en jouant vite, mais Black galvauda le contre… encore une fois. A cinq minutes de la fin, alors que Kempeneer, d'un saut de carpe, venait d'empêcher le 0-2, Danny Ost décida d'enfin remplacer le très mauvais Diansangu, qui avait cessé de courir depuis des plombes, afin d'aligner Luca Michel. Dans cette division où seuls quatre joueurs sont disponibles sur le banc, c'était le seul joueur de champ encore alignable. Notre jeune défenseur rejoignit Rivituso et De Troetsel dans une défense à trois. Si cela nous permit (à moins que ce ne soit la vue d'un sablier quasiment vide) de voir quelques pseudo-possibilités, ces dernières ne furent absolument pas dangereuses. Bossio expédia un tir à côté du cadre (à la 89ème), Kalulika envoya une lourde frappe sur le gardien (qui fut dérangé dans sa sieste pour la première fois de la rencontre, à la 90ème) et Rivituso reprit un corner de la tête, sans toutefois cadrer son essai.

Après 93 minutes, l'arbitre mit un terme à cette triste rencontre qui consacra la seule équipe qui se créa une occasion… Pour le reste, Sterrebeek fit preuve d'une bonne organisation, même si elle ne fut jamais bousculée par des Molenbeekois timorés. Que dire du comportement de nos joueurs ? Contrairement à certains, je n'ose croire qu'ils n'étaient pas motivés. Je pense que l'ambiance, plutôt que de les transcender, les a anesthésiés. Où était l'état d'esprit d'Asse, de Virton ou de Waterloo ? Kempeneer, si fort en gueule à Châtelet après la boulette de Zahui, nous précipita vers la défaite, mais personne ne sembla capable de secouer le cocotier hormis peut-être un Nollevaux courageux et combattif, mais esseulé. De Pever, qui m'avait donné l'impression de guider ses équipiers vers la victoire à Waterloo, me sembla un petit peu moins inspiré. Dans un match pareil, l'apport offensif des backs fut inexistant. Je sais qu'il y a trois mois, nos joueurs n'avaient encore jamais joué ensemble et qu'une équipe se construit grâce aux automatismes, qu'on a beaucoup de circonstances atténuantes qui peuvent expliquer certaines carences (les conditions d'entraînement difficiles, les matches remis, les blessures et le fait, ne l'oublions pas, que nous ne sommes qu'en promotion), mais quand je vois l'équipe alignée, je ne suis pas sûr qu'on mette tous les arguments de notre côté pour avoir des automatismes. Sur sept rencontres de championnat, nous en sommes à quatre axes défensifs différents : De Troetsel a connu avec Rivituso un quatrième partenaire différent après Michel, Serville et Zahui. Sur les flancs offensifs, à gauche, Vazquez Ponte est le sixième joueur différent à être aligné après Marino (deux fois), M'Bo, Vanderhaegen, De Pever et Black. Peut-on avoir des automatismes en changeant chaque semaine de joueur ? Bossio peut-il s'habituer chaque semaine à un partenaire différent devant lui ? Je ne le pense pas. Cela dit, au risque de me contredire, la stabilité n'est pas toujours un gage de succès. De l'autre côté, sur le flanc droit, cela fait sept matches qu'on aligne le même joueur : Diansangu. Qu'apporte-t-il à l'équipe ? A part un florilège de contrôles ratés, de mauvaises passes et un jeu de position catastrophique, je ne vois pas trop… Au centre de l'entrejeu, on a nos patrons : Nollevaux, De Pever et Serville (quand il est là) savent aller au charbon, mais il leur manque ce petit quelque chose qui peut mettre un attaquant sur orbite. Pour cela, le retour de Chirishungu devrait nous faire du bien. Makengo, qui revient de blessure, pourrait aussi, je pense nous apporter quelque chose. Idem pour Kalulika qui est toutefois irrégulier. Enfin, devant, je trouve que Koulibaly, dans un rôle très ingrat, isolé sur une île, s'est bien bougé. Le jour où on aura quelqu'un d'inspiré pour le lancer dans des bonnes conditions, il fera mal. Le retour d'Omwuekelu fera également du bien à l'équipe, je pense.

Bref, c'est très déçu que j'ai assisté à l'après-match. Quand les joueurs sont venus nous saluer, je trouve qu'ils ont reçu une ovation qu'ils ne méritaient pas. Il peut arriver qu'on joue un mauvais match, il peut arriver qu'on perde, mais là, je n'ai pas toujours eu l'impression que nos joueurs (dans leur majorité) faisaient ce qu'on attend d'eux : mouiller le maillot et être dignes de notre bel écusson. Avant ce match, on craignait que nos colocataires ne nous empêchent de jouer, mais là, nos joueurs n'ont pas eu besoin de sabotage pour ne pas jouer. Quand nous chantions dans notre tribune après le match, j'avais l'impression de voir des joueurs impressionnés par notre ferveur, là où dans un club normal, ce sont les joueurs qui doivent impressionner les supporters ! Ce moment de zwanze fut beau, mais fut terni par cette défaite sans gloire. Cela dit, plus qu'une déception personnelle (quand on est supporter du RWDM depuis 1990, on est immunisé contre la défaite), il y a quelqu'un pour qui j'étais très déçu, c'est Thierry Dailly. Quand on sait que c'est lui qui a engagé ces joueurs et que c'est lui qui a mis les petits plats dans les grands pour organiser cette magnifique fête, je trouve qu'il a été très mal récompensé de ses nombreux efforts. Plus qu'un très chouette RWDM Village ou une magnifique ambiance de feu, certains supporters occasionnels auraient peut-être préféré voir une démonstration de foot. Peut-être que là, on a perdu des supporters. Cela dit, plutôt que de râler contre nos joueurs, je voudrais terminer par une note positive en tirant (encore) mon chapeau à notre manager et en le remerciant d'avoir refait du Stade Edmond Machtens le Temple du RWDM. C'est finalement de ça dont on se souviendra, ce samedi 17 octobre.

(Texte de Michaël Martorell & Photos de Michel Oosters)