RC COUILLET FLEURUS - RWDM

2 - 2

(8) Sa 24/10/2015 / RC COUILLET FLEURUS - RWDM 2-2.

Kempeneer, El Ouahidi, De Troetsel, Rivituso, Bossio, Serville (67' Haidara), Nollevaux, Makengo (46' Diansangu), Koulibaly, Kalulika (81' Witpas), Onwuekelu.

CJ : -. / Arbitre : Mary. / Capt : Nollevaux. / Assistance : 300. / Classement : 11ème.

40' Utshinga (1-0), 47' Diansangu (1-1), 51' Onwuekelu (1-2), 68' Nart (2-2).

Dernier volet de notre triptyque Carolo avec ce déplacement au RCCF, un club hybride qui signifie " Racing Charleroi Couillet Fleurus " et qui a au cours de sa récente histoire évolué à La Louvière, Heppignies et au stade de l'Olympic. Mais aujourd'hui, retour aux sources car le club rejoue à Couillet, sous le matricule pour le moins ancien, en l'occurrence le 94. Couillet, parlons-en… Car aujourd'hui je commencerai cette review par l'extra-sportif, par ce qui s'est passé autour du terrain et dans les gradins… Tout commença pour le mieux, avec l'arrivée dans cette banlieue de Charleroi, de prime abord plutôt agréable si l'on compare aux alentours délabrés et à vrai dire assez cafardeux du stade de l'Olympic. Mais parfois, il ne faut pas se fier aux premières impressions… L'avant-match se déroula au café " Le Villers ", situé à quelques encablures du stade du Fiestaux, l'antre de l'équipe locale. Tout de suite, on se rendit compte que nous allions être bien moins nombreux que les autres fois en déplacement. Le jour inhabituel, un samedi après-midi, devait y être probablement pour quelque chose. Il est en effet plutôt rare en Belgique.

Arrivé au stade, assez particulier, avec une vieille tribune assise et derrière un but, ce qui semble être une vieille école, avec des lavabos hors d'usage donnant dans le stade. Spécial… Et le match débuta… Dans le stade, maximum 300 personnes garnissaient les tribunes et gradins, dont peut-être une grosse cinquantaine de locaux… Tout se passait bien en dehors du terrain, la buvette était à portée de main et le match, sans être grandiose, était acharné et indécis. Tout d'un coup, au beau milieu de la seconde mi-temps, je vis surgir (le terme n'est pas trop fort), une cohorte d'une quarantaine de robocops, habillés de pied en cap de leur sinistre attirail, se ruer vers la gauche de notre emplacement situé derrière un but. Tout y était, les casques, les boucliers, les matraques, sans oublier les cagoules de rigueur. Que pouvait-il bien se passer ? M'étais-je, sans me rendre compte et l'abus de houblon aidant, fait télétransporter dans un autre stade ? Un match de D1 entre ennemis jurés ? Ou bien avais-je été plongé plus de 24 heures plus tard dans la faille spacio-temporelle vers un autre stade Carolo, le Mambour pour ne pas le citer, et étais-je soudainement à Charleroi-Standard ? Non, c'était peu probable car autour de mois, le décor n'avait pas changé, j'étais toujours entouré des mêmes personnes, le stade désuet était identique et il n'y avait toujours qu'une assistance modeste, certes plus importante qu'un match lambda de promotion, mais aux antipodes de celle d'un " vrai " match à risques…

Non, décidément, personnellement je ne comprenais rien à ce soudain déploiement de force, mené par un chef local de la police d'une arrogance et d'une estime de soi qui semblaient sans borne. Déjà avant le match, ce personnage probablement imbu de sa fonction m'avait cherché des noises lorsque je faisais, seul et sans écharpe du club, des photos du stade alors quasi vide, avec l'accord des gens du club local. Et bien sûr, derrière cette armée ridicule dans cet endroit, quelques figures bien connues, derrière le gros de la troupe, dont certain(s) arborai(en)t un petit rictus de satisfaction à peine voilé…

Alors quoi ? Renseignement pris, un baraki local (je précise immédiatement que tous les Carolos ne sont pas des barakis, avant que l'on ne m'accuse de vouloir généraliser - pas mon genre lol), probablement courroucé par notre présence, essayait de frapper des supporters molenbeekois par-dessus le mur de son jardin, mitoyen à celui du stade… à l'aide d'une pelle !!! Pourquoi, je n'en sais trop rien… D'autre part, quelques racailles locales venues en droite ligne de leurs tristes masures jouxtant ce même stade, jouaient à leur jeu favori : la provoc basique saupoudrée d'insultes tout autant primaires qu'eux -mêmes.

Bien évidemment, les robocops n'étant pas là pour perdre leur temps et sous le commandement peu avisé de leur chef de pacotille n'en firent ni une ni deux et déployèrent leur arsenal contre nous… Ben voyons… Cela fait donc la deuxième fois que nous subissons le même sort lors d'une visite à Charleroi et alentours (n'ayant pu me rendre à Châtelet, je ne sais pas si c'était pareil là-bas). Après l'accueil et le traitement scandaleux subis lors de notre visite à l'Olympic il y a quelques semaines, rebelote ! Bien évidemment il ne peut s'agir d'une quelconque coïncidence. Pourquoi accueillir le public Molenbeekois réputé festif (cfr Waterloo) et simplement content d'être là pour enfin pouvoir soutenir son équipe après 13 ans d'abstinence ? Personnellement il y en a MARRE de chez MARRE de ce traitement de " faveur ". La grosse question que je me pose (ou pas), c'est qui est derrière cela ? Est-ce propre à Charleroi ? Nous ne tarderons pas en recevoir la réponse. Ce sera le 15 novembre lors de notre prochain déplacement à Rebecq, où selon les divers échos recueillis à gauche et à droite, d'une part le club local voudrait mettre tout en œuvre pour que tout se passe dans un esprit festif mais, d'une autre, le roitelet local (le bourgmestre donc) aurait déjà commencé à y mettre son grain de sel. Wait and see mais je crains déjà le même de cinéma grotesque. Précisons qu'à Duffel plus tôt dans la saison, il ne fut pas question de ce genre de pitrerie de la part de la maréchaussée, qui serait plus utile à d'autres tâches que ça. Donc je me pose toujours certaines questions…

Je terminerai ce long passage extra-sportif en soulignant l'honnêteté du manager général du RCCF, Mr Boccuzzi, qui déclara dans la presse locale que la responsabilité des supporters du RWDM n'était nullement en cause. Car bien sûr pour la plupart des journalistes, tombant dans la facilité et les clichés, tout est toujours de la faute des supporters molenbeekois… Bon, à part cela, il y a avait un match aussi ! Après la triste prestation de notre équipe la semaine précédente au Machtens, qui avait presque réussi à gâcher la fête, nos joueurs nous devaient une sacrée revanche. Après un piètre 0 sur 9, il était de plus en plus clair que le top 3 devenait une improbable utopie. Quoi qu'au vu des résultats enregistrés dans la série ces dernières semaines, il semble que tout le monde est capable de battre tout le monde, pour preuve les défaites consécutives de Duffel, une équipe qui avait semblé être un rouleau compresseur lors de notre visite là-bas, ainsi que cela de l'Olympic ce week-end. Espérons que la sauce prenne rapidement, tout est encore possible.

Une chose est certaine, le fighting spirit et la solidarité présents dans l'équipe lors des matches de coupe à Asse (que je regrette déjà avec une certaine nostalgie), ne semblent plus être présents au sein de l'équipe. Ces sont ces éléments qui nous permirent de passer plusieurs tours. Ce match contre le RCCF allait être un nouveau test, face à une équipe occupant une flatteuse troisième place. Et la première mi-temps ne fut guère rassurante… Privé de De Pever suspendu mais avec le retour de Serville, notre équipe fut dominée, sans être enfoncée, par les locaux. A part un superbe retourné de Kalulika stoppé par le gardien local, Bourdon (tiens, il n'a pas joué en D1 celui-là ?) et repris à côté pas Koulibaly, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et ce qui devait arriver arriva, quelques instants après cette occasion 3 étoiles, les Rhinos (car il parait que c'est le surnom de l'équipe locale) ouvrirent la marque peu avant la pause, d'un superbe tir dans la lucarne de Kempeneer, qui ne pouvait rien faire sur ce coup-là.

Se dirigeait-on vers une quatrième défaite consécutive ? Non, car heureusement notre équipe revint sur le terrain animé d'un tout autre état d'esprit. Après seulement une minute, Diansangu, entré au jeu, rétablit l'égalité au terme d'un beau mouvement collectif (je l'ai vu sur les images le lundi suivant car j'étais en grande discussion à la buvette avec Daan De Pever à qui je me plaignais du jeu de l'équipe - je ne changerai donc jamais…). Et quelques minutes plus tard, Onyeka, de retour de blessure, fit 1-2 ! La victoire, ô combien importante, nous tendait les bras. Eh bien non, car à partir de ce moment-là, l'équipe sembla retomber dans ses travers et peu après l'heure de jeu, les Carolos égalisèrent sur une action confuse. Confuse, la fin de la partie le fut tout autant, surtout à cause des " événements " se déroulant hors du terrain et je dois bien avouer que je ne fus plus guère attentif au jeu… Le match se solda donc sur un 2-2, score somme toute logique. Un bon ou un mauvais point, je ne saurais le dire mais le principal c'est que l'hémorragie semble être endiguée.

Maintenant se profilent 3 matches au Machtens, où il s'agira ni plus ni moins de faire un indispensable 9 sur 9. Premier chapitre, ce samedi face aux voisins proches du FC Ganshoren, pour un match en retard, un vrai derby Bruxellois face à un club ami mais qui ne viendra pas pour faire de cadeaux. En parant de derby, ou plutôt pseudo-derby, soulignons la banderole affichée par les supporters de l'Union lors de leur visite de vendredi passé face au club parasitant le Machtens et que je ne nommerai pas : " CECI N'EST PAS NOTRE DERBY " . Merci Messieurs, Dieu sait si nous n'avons pas toujours été d'accord mais ceci était tout à votre honneur. Messieurs les joueurs, à vous de jouer et faites-nous vibrer pour la première fois au Machtens comme vous avez su si bien le faire à Asse ! RWDM ÜBER ALLES !

(Texte & Photos de Stéphane "Zizou" Lievens)